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Benoit Willot

Ancien conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne)

58 ans, chargé de mission dans un organisme d'emploi et de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

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29 septembre 2007 6 29 /09 /septembre /2007 23:00
La situation d’une partie des familles sans-papiers de Joinville-le-Pont s’est aggravée depuis la seconde partie du mois de septembre. Pourtant jusqu’ici, des solutions humaines avaient pu être trouvées pour une demi-douzaine de familles, et plusieurs d’entre elles avaient bon espoir, au cours de l’été, quant à l’aboutissement de leurs démarches.
Mais, mi-septembre, le préfet du Val de Marne, Bernard Tomasini, a été convoqué – avec 10 autres collègues – pour se voir intimer l’ordre par Brice Hortefeux, le ministre de l’immigration et de l’identité nationale, de respecter son objectif d’expulsion, qu’il a chiffré selon l’AFP, « de l'ordre de 400 à 650 », sans donner le nombre de reconduites effectuées. Mais selon les rumeurs, il serait loin de ce chiffre.
Le 18 septembre, Bernard Tomasini a expliqué, lors d'un point de presse, que « 185 étrangers en situation irrégulière, interpellés dans le Val-de-Marne, ont dû être remis en liberté au cours des huit premiers mois de l'année, faute de place en centre de rétention administrative (CRA) ».
S’étant fait taper sur les doigts, le préfet a manifestement donné des consignes à ses services. Plus question d’accepter aujourd’hui ce qui avait été accepté hier, et tant pis pour la logique ou la simple humanité.
La conséquence à Joinville, c’est l’arrestation, le 27 septembre, d’un sans papier, père d’un enfant français ; pourtant, l’arrêté d’expulsion pris à son encontre n’est plus applicable. Il sera d'ailleurs relâché le lendemain.

La semaine précédente, deux autres familles ont reçu des « obligations à quitter le territoire français » accompagnant le refus de leurs demandes de régularisation.
L’une des familles avait pourtant prouvé sa présence en France depuis plus de 8 ans, sa forte insertion ; ses deux enfants (scolarisés à l’école maternelle Jougla, à Polangis) sont nés en France, sans parler du troisième à venir. Une autre famille est également victime de l’arbitraire : le frère de la demandeuse a obtenu, au printemps des papiers justifiés parce qu’il n’a plus de liens familiaux au pays. Mais elle, mère d’un garçon en CM2 à l’école primaire Eugène Voisin, qui n’a pas plus de famille là-bas et montrait les mêmes preuves d’insertion, s’est vu refuser ses papiers.
Le collectif joinvillais du réseau éducation sans frontières, a décidé de lancer une campagne pour que les enfants puissent poursuivre leur scolarité et garder leurs parents auprès d’eux.

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