Lundi 29 octobre 2007
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Le projet de Schéma directeur de la région Île de France, censé définir le projet de développement de la région parisienne pour les prochaines années, a été adopté par le conseil
régional le 15 février 2007. Il est maintenant soumis à une enquête publique, qui se tient du 15 octobre au 8 décembre 2007.
Les dossiers de consultation et registre d’enquête sont mis à disposition du public dans 187, dont seulement 16 dans le Val de Marne, mais la commune de Joinville-le-Pont n’en fait
pas partie.
À proximité de Joinville, on peut se rendre à la sous-préfecture de Nogent sur Marne, à la préfecture de Créteil ou dans les mairies de Champigny sur Marne, Saint Maur des Fossés
et Maisons-Alfort. Voir les adresses et les horaires de tous les
points de consultation. Malheureusement, il faut noter qu’on ne peut faire les remarques par voie électronique.
Vous trouverez ci-joint les remarques que j’ai faites sur le SDRIF et qui correspondent aux positions que nous avons prises ces dernières années sur l’économie, le logement, les
transports en commun, l’autoroute et les voies cyclables.
Voici donc les remarques que j’ai transmises dans le cadre de l’enquête
Sur l’économie, le SDRIF propose de « structurer l’espace francilien » en donnant « une assise territoriale large aux polarités ou filières
d’excellence ».
Mes remarques : « L’existence de filières autour de l’image (cinéma, audiovisuel, jeux vidée, formation) et de l’eau (production, traitement, distribution et services,
tourisme) dans l’Est parisien constituent des atouts significatifs pour le développement de la région et pour sa sécurité environnementale. La consolidation des activités et l’animation
territoriale pour l’émergence de nouveaux projets économiques dans ces deux secteurs doivent être prises en compte dans les politiques régionales.
« L’appui à ces activités contribuerait de manière notable au rééquilibrage économique en faveur de l’Est francilien. »
Pour le logement, le SDRIF projette de « rééquilibrer la géographie du logement pour réduire les inégalités territoriales » et veut pour cela
« mobiliser tous les territoires en faveur du parc social ». Le SDRIF veut porter à 60.000 le nombre de logements sociaux construits chaque année contre 40.800 entre 1999 et 2005. Il
entend viser « 30 % de logements sociaux dans le parc total. »
Mes remarques : « Pour atteindre des objectifs aussi ambitieux, une politique extrêmement volontariste devrait être engagée sans tarder avec des mesures efficaces à
l’encontre des élus n’acceptant pas de s’inscrire dans cette démarche, faute de quoi le déséquilibre risque de se creuser à nouveau au détriment des communes vertueuses.
« L’absence d’actions précises pour arriver au résultat affiché risquerait de ruiner la crédibilité de l’ensemble des objectifs du SDRIF.
« Pour nombre de communes des Bords de Marne, comme Saint Maur des Fossés, Le Perreux, Ormesson ou Nogent sur Marne, les règles fixées par la loi SRU ne sont pas atteintes.
Les rares projets de construction de logements sociaux dans ces communes ne permettent absolument pas d’envisager que le ratio de 20% de logements sociaux puisse être obtenu dans un avenir
prévisible, sauf à changer radicalement les politiques locales. »
En matière de transports collectifs, le SDRIF entend qu’ils soient « plus performants et mieux maillés au niveau régional, plus présents et structurés au
niveau local ». Il évoque le « prolongement du TCSP Trans-Val-de-Marne (TVM) à l’est jusqu’à Noisy-le-Grand (phase 1) complété par une branche reliant Val de Fontenay (phase 2), tracé à
préciser. »
Mes remarques : « Le projet actuel, tel qu’il a été pris en compte par le STIF, est la création d’une nouvelle ligne Est-TVM et non plus la prolongation de la ligne TVM.
La réalisation de la phase 1 de cette ligne, accumule des délais invraisemblablement longs malgré la modestie des aménagements envisagés.
« La mise en œuvre des projets d’infrastructures (celui-ci comme sans doute bien d’autres) impose d’avoir une maîtrise d’ouvrage capable d’assurer dans un temps raisonnable le
passage de la phase de concertation (sur une durée maîtrisée) à la réalisation effective. »
Au sujet des infrastructures routières, le SDRIF se fixe l’objectif de « préserver le fonctionnement des réseaux routiers complétés ». Il stipule que
« Les opérations suivantes, demandées par l’État pour le réseau structurant d’autoroutes et de voiries rapides reçoivent l’accord de la Région : le tronc commun autoroutier
A4-A86… »
Mes remarques : « Il importe de veiller à ce que les aménagements soient réalisés conformément aux conclusions qui sont sorties du débat public organisé du 6 novembre au
20 décembre 2006 et dont les conclusions ont été remises le 17 janvier 2007. Les préconisations portent sur l’importance de mettre en œuvre très rapidement des solutions efficaces contre les
pollutions (eau, bruit, atmosphère et paysage) sans élargissement des ouvrages existants.
« Les populations riveraines des ouvrages actuelles sont victimes d’une pluralité de nuisances, depuis de nombreuses années, et le fonctionnement actuel du tronc commun
contrevient, sur plusieurs points importants aux lois sur l’eau, l’air et le bruit. »
Enfin, concernant les voies cyclables, le SDRIF considère qu’il faut « améliorer les conditions d’utilisation des modes doux, marche et vélo ». Pour
cela, il présente « la création d’un réseau régional structurant et maillé d’itinéraires cyclables. »
Mes remarques : « La plupart des réseaux existants actuellement dans les communes des Bords de Marne ont une conception locale et ne sont articulés entre eux que de
manière très partielle ; ils ont de plus principalement une vocation de loisirs. La cohérence des voies et le développement de l’utilisation du vélo pour des usages professionnels, scolaires
ou pour les démarches de la vie quotidienne impliquent des aménagements et une signalétique particulière, avec une autorité supra-communale. »
Mireille Ferri, vice-présidente du conseil régional (Les
Verts) en charge du projet de SDRIF
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