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Joinville-le-Pont au jour le jour

Joinville-le-Pont au jour le jour

La vie locale sur les bords de Marne


Non au délogement des familles hébergées à l'hôtel à Joinville

Publié par Benoit Willot sur 15 Décembre 2005, 07:00am

Catégories : #mal-logés

Le Collectif de soutien aux familles hébergées à l’hôtel (ex)-Campanile de Joinville a tenu, le 13 décembre, une réunion en présence de 25 adultes, dont une douzaine de résidents.

Un appel a été diffusé dans la journée, s’opposant au délogement forcé des familles. Selon le collectif, une « mauvaise entente » entre l’hôtel, le SAMU social et un tour-opérateur qui sert d’intermédiaire serait à l’origine de la situation actuelle. S’estimant lésé, l’hôtel ne veut plus héberger une partie des familles, tandis que le tour-opérateur leur propose des hébergements lointains – ce qui pose problème aux familles ayant des enfants scolarisés à Joinville. Si aucune solution n’est trouvée, les familles devront partir les 15 ou 16 décembre.

Le collectif demande que les services sociaux et les responsables de l’hôtel règlent la situation dans l’intérêt des familles.

Le collectif est soutenu notamment par le réseau éducation sans frontières (qui en assure l'animation), par le syndicat Sud éducation, l’association de parents d’élèves FCPE de Joinville, la fédération des associations franco-africaines (FNAFA) et des militants socialistes.

Un débat a été organisé sur le sujet, à ma demande, lors du conseil municipal du 13 décembre. J’ai demandé à la mairie d’aider à trouver une solution et d’assurer l’accueil de tous les enfants dans les cantines des écoles.

L’hôtel qui va bientôt modifier son enseigne (de Campanile, il va devenir Hipotel) a changé deux fois de propriétaires en trois mois. Depuis près de deux ans, il a décidé de loger des sans domiciles envoyés par les services sociaux. Ce n’est pas une preuve d’altruisme, mais un raisonnement commercial car la rémunération versée par les services sociaux peut être substantielle. Ce qui n’était qu’une petite partie de l’activité autrefois est devenu au contraire dominant aujourd’hui. En effet, 72 chambres sur 112 sont louées à des ressortissants de l’aide sociale à l’enfance, du SAMU social et de la coordination d’aide aux familles demandeuses d’asile.

Au total, 143 personnes, dont 45 enfants étaient installées fin septembre selon les chiffres donnés par les responsables de l’hôtel à cette date. Une dizaine d’enfants étaient scolarisés à Joinville et autant dans d’autres communes.

À noter que jamais – selon le maire – la ville n’a été ni informée ni, à fortiori, consultée sur l’implantation de ce foyer d’hébergement sauvage. Mais c’est bien elle qui assure une part substantielle du coût social de ces hébergements. Les hébergés représentent maintenant près de 1% de la population municipale.

On doit aussi s’étonner de voir que certaines familles peuvent vivre ainsi d’hôtel en hôtel, pendant plusieurs années. Les dépenses sont énormes, la situation des familles est bien sûr fort médiocre : ne serait pas plus normal et moins cher de produire des habitations adaptées à ces familles ?

Le réseau éducation sans frontières

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