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Joinville-le-Pont au jour le jour

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La vie locale sur les bords de Marne


Logement : le SDRIF densifie, les PLU dédensifient

Publié par Benoit Willot sur 23 Décembre 2007, 00:08am

Catégories : #logement

J’ai déjà précédemment évoqué les rencontres de l’Actep (l’Association des collectivités territoriales de l’Est parisien) le 29 novembre 2007 à Montreuil à propos des problèmes de transport et de l’emploi. L’Actep regroupe 21 communes (dont Joinville) et les deux départements 93 et 94.
Les discussions autour du logement ont eu une certaine qualité, malgré le caractère limité des propositions.
Lionel Rabilloud, consultant de la coopérative Acadie, a décrit dans sa présentation l’accroissement du dynamisme démographique de l’est parisien. Il a situé la demande non satisfaite de logements locatifs sociaux sur le territoire de l’Actep à 23 000.
Selon l’expert, on assiste à une baisse tendancielle de la primo-accession aidée dans la construction neuve. La baisse de la construction neuve est plus forte sur le territoire de l’Actep. Il remarque que 20% des acquéreurs viennent de Paris, et bien plus encore dans certaines communes comme à Joinville où cette part atteint un tiers. Enfin, Lionel Rabilloud calcule que les besoins de construction se situent entre 3 300 et 4 000 logements par an contre un rythme actuel de 2 300 à 2 400. Il voit deux possibilités d’y arriver : affecter plus de terrains à l’habitat, ou renforcer la densité des parcelles construites.
Dominique Adenot, maire (Pcf) de Champigny sur Marne, a témoigné que le logement est « la première question posée au maire dès qu'il sort dans la rue ». Dans sa ville, les relogements liés au programme de renouvellement urbains (Anru) augmentent la demande de 20%. Mais Dominique Adenot remarque que, si un logement social coûte à une ville 36 000 €, un logement privé pèse sur ses finances à hauteur de 41 000 € du fait notamment des dégrèvements. L’élu des Bords de Marne s’est opposé à la vente aux locataires d’une partie du parc Hlm, estimant que c'est la meilleure part qui partirait. Pour le maire de Champigny, c’est dans le secteur diffus qu’il y a un potentiel. Le parc pavillonnaire peut se densifier, mais les équipements doivent suivre.
Maire (Nouveau Centre, majorité présidentielle) de Vincennes, Laurent Lafon a témoigné que sa commune « est la ville la plus dense de France », bien que la qualité de vie y soit, selon lui, bonne.
Pierre Pommelet, Délégué interministériel pour développer l’offre de logements (DIDOL) a mis en lumière une tension entre deux sources de règles d’urbanisme : schéma directeur de la région Île de France (SDRIF) est « densificateur », tandis que les plans locaux d’urbanisme (Plu) sont « dé-densificateurs ». L’ancien directeur de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) a suggéré de « donner une tolérance 20% sur les normes Plu » avec un minimum de 50m2 ; selon lui, cette mesure se serait montrée très efficace en Irlande.
Le directeur de l’Office public d’aménagement et de construction (Opac) du Val-de-Marne, Stéphane Dambrine, s’est lui aussi inquiété de l’écart entre les Plu et les objectifs du Sdrif. L'Actep devrait produire 4.500 logements, sinon l'objectif régional ne sera pas atteint. Pour lui, il faut « contraindre les Plu » pour répondre à une demande très sociale plus forte, qui fait face à une production inadaptée. Enfin, il s’est dit inquiet du danger de la mise en œuvre de la loi sur le droit au logement opposable (Dalo) car, d’après son point de vue, on logera les personnes s’en réclamant dans le parc existant.
Quant à François Bonnet, président directeur général du groupe immobilier privé Nexity Apollonia, il a considéré que « la densité n'est vivable que s'il y aussi les transports, les équipements et les loisirs ». Pour lui, il faut faire des petits collectifs ayant des caractéristiques de maisons. Le promoteur a insisté sur les limites de l'accession à la propriété neuve, remarquant que « la pire crainte des élus, c'est la copropriété dégradée. »
Dambrine-S-Opac-94.jpg Stéphane Dambrine, directeur de l'Opac du Val-de-Marne,
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