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Joinville-le-Pont au jour le jour

Joinville-le-Pont au jour le jour

La vie locale sur les bords de Marne


L’audiovisuel joinvillais sous la houlette de Tarak Ben Amar

Publié par Benoit Willot sur 28 Décembre 2007, 00:04am

Catégories : #cinéma et jeux vidéo

Tarak Ben Ammar, 58 ans, apparenté à l’ancien président tunisien Habib Bourguiba, est propriétaire de studios de cinéma en Tunisie. Il possède en Italie un bouquet chaînes de télévision numériques ainsi qu’un réseau de distribution, Eagle pictures. Cette année, il a également pris des intérêts en Espagne et en Grande-Bretagne.
En France, Tarak Ben Ammar est propriétaire de Quinta productions, une société qui contrôle notamment LTC (laboratoires), Duran Duboi (post-production, effets spéciaux dont en particulier les Auditoriums de Joinville) et Scanlab, SIS, Ciné-Stéréo et Acousti.
En décembre 2007, Tarak Ben Ammar a acheté les 57% du capital qu’il ne possédait pas encore des laboratoires de développement de films Eclair. Il pose ainsi les jalons d’un réseau de distribution cinématographique paneuropéen. Eclair contrôle, outre ses propres laboratoires d’Épinay (Seine Saint Denis), les laboratoires GTC de Joinville-le-Pont.
Avec cette opération, l’homme d’affaires franco-tunisien devient le propriétaire de tous les laboratoires cinématographiques français: Eclair, LTC, GTC et LNF ont réalisé un chiffre d'affaires de 160 millions d'euros en 2006 avec un effectif de 820 salariés.
Par contre, Tarak Ben Ammar a exclu de la reprise Teletota, spécialisé dans la post-production pour la télévision, qui faisait partie d'Eclair et restera propriété du holding ETMF2.
Selon Tarak Ben Ammar, cité par l'AFP, le rapprochement permettra à des entreprises « bénéficiaires pour la première fois cette année », de mieux négocier avec leur fournisseurs, Kodak ou Fuji, le prix de la pellicule représentant « 50% de leurs coûts. »
Le 19 décembre, la ministre française de la Culture, Christine Albanel, s'est émue de cette « opération de concentration » tandis que les trois organisations françaises d'auteurs, réalisateurs et producteurs de cinéma, l'ARP, la SACD et la SRF, se sont inquiétées des éventuelles conséquences sociales de l'opération.
Rejetant ces inquiétudes, Tarak Ben Ammar a déclaré à l'AFP : "Je suis un homme de cinéma, pas un banquier ni un spéculateur, je gère ces sociétés en bon père de famille" .
Dans une déclaration au Film Français (20/12/2007), Tarak Ben Amar précise que Quinta « n'entend pas démanteler Eclair et qu'aucune conséquence sociale n'est prévue à ce jour. »
Il y a trois ans, Tarak Ben Amar déclarait au même magazine (14/05/2004) « je n’ai jamais approché GTC, qui est lesté d’un problème foncier très complexe. De plus, je ne suis pas sûr qu’il y ait en France la place pour trois grands laboratoires. »
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