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Joinville-le-Pont au jour le jour

Joinville-le-Pont au jour le jour

La vie locale sur les bords de Marne


Un Joinvillais victime du froid

Publié par Benoit Willot sur 25 Janvier 2006, 07:00am

Catégories : #mal-logés

La première victime en France depuis les fortes chutes de température des derniers jours se prénommerait Henri. Il est décédé dans la nuit de lundi à mardi à Joinville-le-Pont. Suivi par le Samu social depuis une dizaine d'années, il n'avait plus sollicité ses services depuis novembre 2004, et avait depuis lors refusé toute prise en charge.

Âgé d'environ 55 ans, les secours n'ont pas réussi à réanimer. D'après la préfecture, il a été victime d'un arrêt cardiaque à cause du froid.

Catherine Vautrin, la ministre déléguée à la Cohésion sociale, a annoncé ce matin que 42 départements ont déclenché le "plan grand froid" - niveau 2 du plan national hiver - destiné à venir en aide aux personnes sans domicile fixe. Ce dispositif est mis en place lorsque la température devient négative le jour et descend au-dessous de -5°C la nuit. Il prévoit l'ouverture de 5340 places d'hébergement supplémentaires, le renforcement du centre téléphonique d'urgence (115), des rondes de surveillance et des équipes de secours supplémentaires.

 Le froid, ennemi des SDF

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AUBRY Pierre 26/01/2006 18:22

Monsieur WILLOT,



Quel dommage de n¹avoir pas appelé les services de la ville dont vous êtes conseiller municipal, avant de rédiger votre article intitulé " un Joinvillais victime du froid ". Cela vous aurait évité de diffuser des informations erronées (il est vrai que ce n¹est pas la première fois sur votre blog).



Donc, si cela vous intéresse, l¹homme qui se prénommait Henri n¹est pas mort de froid. Il n¹est pas, comme vous le dites avec emphase, " la première victime en France depuis les fortes chutes de température ".

Sa mort, le 24 janvier à 01 h 10, est survenue dans des circonstances qui ont donné lieu à une enquête de police. Conformément aux procédures en pareil cas, le maire-adjoint d¹astreinte s¹est rendu sur place. L¹autopsie a établi qu¹il était décédé des suites de maladie (et non d¹un arrêt cardiaque dû au froid).



Ces faits étant établis, il est vrai qu¹Henri est mort dans la rue, parce qu¹il avait choisi de vivre dans la rue, et qu¹il y vivait depuis 25 ans. Arrivé à Joinville il y a 8 ans, il n¹était plus reparti.

Ce " Sans Domicile Fixe ", ce " sans abri ", était établi sous le pont de l¹autoroute et partageait cet espace avec d¹autres qui, comme lui, refusent les structures d¹hébergement.



Etait-il pour autant un laissé pour compte ? un marginal abandonné à son sort? Non.

Il venait régulièrement en Mairie pour bénéficier des prestations du CCAS (Centre Communal d¹Action Sociale). La dernière fois, c¹était le 19 janvier (à l¹occasion du recensement des sans abri) et le 20 janvier (pour recevoir des tickets alimentaires).

Au nombre de sept (six désormais), les sans abri qui vivent sur le territoire de Joinville sont connus des agents du CCAS. Ils sont reçus tous les 15 jours. On leur propose l¹aide alimentaire (sous forme de tickets service), on évoque leur état de santé, et leurs besoins en matière de douche et d¹hygiène.



L¹action du CCAS de Joinville-le-Pont s¹inscrit dans un réseau de partenariats :

> Avec diverses associations (Entraide et Partage, Emmaus, le Secours Catholique, le Foyer Joly) qui proposent aux sans abri divers services : domiciliation, envoi de courrier, information.

> Avec le Samu Social - Croix Rouge qui effectue des tournées quotidiennes pour aller au contact de nos sans-abri. Ces " maraudes " sont doublées (matin et nuit) quand le niveau 2 du plan grand froid est activé.

> Et, depuis novembre 2005, avec la Protection Civile qui intervient pour des tournées nocturnes, ponctuellement sur appel du CCAS (ou quotidiennement en cas de niveau 2).



Le CCAS gère également la structure d¹hébergement des sans abri située avenue Gallieni. Ouverte de novembre à mars, elle fonctionne avec des bénévoles de la Croix Rouge et un veilleur de nuit et peut accueillir sept personnes.



Malheureusement, certains font le choix de rester dans la rue. C¹était le cas d¹Henri, décédé à Joinville le 24 janvier, des suites de maladie.

Il est alors procédé à une recherche pour identifier sa famille. Si l¹on ne peut la retrouver, la dépouille mortelle est conduite par les Pompes Funèbres jusqu¹au Cimetière Intercommunal de Valenton et le corps est inhumé dans le Carré des Indigents.



Permettez-moi de penser que cet homme méritait mieux qu¹une diffusion erronée des circonstances de sa mort sur la toile mondiale.

Par ailleurs, et dans la mesure où quelqu¹un pourrait effectivement mourir de froid à Joinville comme partout ailleurs, j¹aurais aimé qu¹en qualité de conseiller municipal vous relayiez l¹action du CCAS en matière de suivi des Sans Domicile Fixe.





Pierre AUBRY

Maire de Joinville-le-Pont

Conseiller général du Val-de-Marne

debaecker 25/01/2006 12:23

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je trouve qu'il est interessant, j'imagine le boulot...bravo
estelle debaecker

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