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Benoit Willot

Ancien conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne)

58 ans, chargé de mission dans un organisme d'emploi et de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 19:35

Morte à 100 ans le 9 avril 2008, Germaine Tillion était une voisine, résidente de Saint Mandé (Val de Marne). Elle était née en Ardèche, à Allègre, en 1907.

Après ses études, elle devient ethnologue et partit à 27 ans, dans le massif des Aurès (Algérie) pour mener des observations sur la population berbère.

De retour en France en 1940, Germaine Tillion réside à Saint Maur des Fossés. Elle fonde le réseau de résistance du Musée de l'Homme dont elle prendra la direction en 1941 et 1942 après les arrestations de Boris Vildé, Anatole Lewitsky et de Paul Hauet.

Elle est dénoncée par l'abbé de la paroisse de La Varenne, Robert Alesch, qui avait infiltré son réseau. Germaine Tillion est déportée en 1943 au camp de Ravensbrück ; sa mère, l’écrivain Émilie Tillion, déportée en 1944, y mourra en 1945. Germain Tillion écrit une opérette « Le Verfügbar aux Enfers » où elle mêle humour, témoignage sur la vie du camp et airs populaires.

Après guerre, Germaine Tillon enquête sur les crimes de guerre des Allemands puis sur les camps soviétiques. Elle enseigne dans des prisons françaises puis devient directrice de l'école pratique des hautes études. Germaine Tillion retourne en Algérie en 1954 pour une mission d'observation, et y fonde des centres sociaux.

En 1999, Germaine Tillion devient Grand-croix de la légion d'honneur. Elle s’était engagée dans de nombreux combats humanitaires et, en 2004, elle intervenait encore contre la guerre en Irak.

Elle a souvent témoigné auprès de jeunes ou d’associations humanitaires, comme la Ligue des droits de l’Homme à Saint Maur. Une école de Saint Mandé porte le nom de la fille et de la mère, Émilie et Germaine Tillion.

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Published by Benoit Willot - dans histoire
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commentaires

MOULRON ETIENNE 21/04/2008 11:41

La Maison du Rire et de l’Humour,  à Cluny,
 
a appris avec grande émotion et beaucoup de tristesse, ce 19 avril, l’envol de Germaine TILLION vers un monde assurément meilleur que celui où, sa vie durant, elle  s’est battue contre la bêtise et la bassesse  dont les hommes sont capables.
 
Elle souhaite lui rendre hommage pour tous ses fraternels et si courageux combats en faveur de la dignité et la liberté de l’être humain, en particulier par son admirable capacité à la pratique partagée de
 
« L’HUMOUR DE RESISTANCE »
 
que son Opérette bouffe, écrite à Ravensbrück :
« LE VERFÜGBAR AUX ENFERS»
symbolise avec grande force
 
Il  s’agit d’un des textes les plus singuliers parmi ceux qui proviennent des camps nazis de la mort.
 
Déportée au camp de Ravensbrück en octobre 1943 avec sa mère qui y sera gazée, Germaine Tillion choisit d'aider ses camarades en les entraînant dans la création d'une oeuvre: Cachée au fond d'une caisse d'emballage, elle rédige une "opérette-revue" consacrée à la vie au camp - comédie loufoque et en même temps analyse lucide de l'univers concentrationnaire.
Faire mieux comprendre à ses compagnes d'infortune la situation dans laquelle elles se trouvent tout en les faisant rire, tel est le but que se donne - et qu'atteint - cette oeuvre insolite : voir son propre malheur à distance permet de mieux lui résister.
De « l’anus du monde », Germaine TILLON en reviendra «par hasard et par colère», mais aussi parce qu'elle est parvenue à en  rire et à en faire rire.
 
A 20 ans de distance, deux êtres, à l’histoire et au vécu, certes totalement différents, mais dont les combats s’inspiraient, sans doute, aux mêmes sources, nous ont quittés.
 
Le sens de l’humour authentique et celui, aigu, d’une  dérision fraternelle les portaient.
 
Salut à toi,  Germaine TILLION, Salut à toi, Pierre DESPROGES,
 
Puissent vos témoignages nous inspirer sagesse et esprit fraternel mâtinés d’humour.
 
 «A force de jouer la comédie, on s’imagine que la vie est une farce. C’est vrai. Mais il faut y croire. Il faut y croire.»  
 
                                                                            Farid CHOPEL, un bel humoriste qui, lui aussi, s'en allé ce week end les rejoindre
 
Etienne MOULRON
La Maison du Rire et de l’Humour
71250 CLUNY
 
http://lamaisondurire.orange.monsite.fr
 
emoulron@orange.fr

moustique 21/04/2008 10:18

Des vies aussi engagées que celle de Germaine Tillion devraient pouvoir faire méditer quelques-uns qui ne se complaisent que dans les attques stériles. Le premier commentaire est à cet égard affligeant.

Benoit Willot 21/04/2008 11:01


La vie de Germaine Tillion est bien au dessus des polémiques locales.


Lydia Coucoureux 20/04/2008 23:10

Merci Benoit de rappeler cette grande figure. J'ignorais qu'elle habitait si près de chez nous. J'ai lu "le harem et les cousins" il y a de nombreuses années, cela m'a ouvert des pans de compréhension sur l'évolution humaine. Je vais le relire, et le recommander à mes garçons.et merci aussi de toutes ces infos que je reçois si régulièrement...AmitiésLydia

Benoit Willot 21/04/2008 10:57


Germaine Tillion avait travaillé en Algérie dans les Aurès, et notamment à Guelma, ville victime des bombardementss de mai 1945, liée à Joinville par une association amicale.


Joinvillais bien sûr 20/04/2008 21:17

Le pont "Germaine Tillon", c'est pas mal non plus ? Vou pourriez le proposer au Maire ?

Benoit Willot 21/04/2008 10:44


Que la ville de Joinville rende hommage à une résistante du Val de Marne, déportée avec sa maire à cause d'un collaborateur du Val de Marne, ce serait justice. Rappelons d'ailleurs les célébrations
des victimes de la déportation, dimanche 27 avril.


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