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Joinville-le-Pont au jour le jour

Joinville-le-Pont au jour le jour

La vie locale sur les bords de Marne


1929 : annexion du Bois de Vincennes

Publié par Benoit Willot sur 22 Novembre 2009, 00:09am

Catégories : #histoire

Le Bois de Vincennes (Vilcena) était autrefois partie du territoire des communes voisines. Le bois, giboyeux, servait aussi de réserve à combustible pour les villageois avoisinants sous l’ancien régime. Avec la révolution, il est classé bien national en 1791, ce qui permet de le protéger des pillards.

Mais il est rapidement transformé en zone militaire arsenal dans le château, cartoucherie, Fort-Neuf, redoutes de Gravelle et de la Faisanderie, champ de manœuvre, centre de pyrotechnie et quartier Carnot… Sans oublier l’école de gymnastique, établissement militaire qui sera connue comme le Bataillon de Joinville avant de céder la place à l’INSEP.

Sous le Second Empire, le bois de Vincennes est réhabilité ; en contrepartie, il est concédé en propriété en 1860 par Napoléon III à la Ville de Paris, devenant ainsi, avec 995 hectares, le plus grand espace vert de la capitale. Une tempête en 1908 provoque d’importants dégâts. Mais le bois sert aussi de cadre pour des manifestations prestigieuses : Jeux olympiques, expositions coloniales…

La première guerre mondiale reverra le retour de la vocation militaire du bois, qui sert de dépôt de munitions et de matériels, accueillant également l’hôpital militaire canadien.

Un décret, paru il y a 80 ans, le 18 avril 1929 confirme le transfert en annexant le bois à la ville de Paris.

Pour la commune, de Joinville-le-Pont, les terrains du Bois de Vincennes représentaient une part importante de son territoire puisqu’ils couvraient 101 hectares sur 332 au total. Sans être déserts, ils étaient peu peuplés ; cependant, l’Insee recensait 73 habitants dans la partie joinvillaise du Bois en 1926, alors que la ville comptait au total 11 800 résidents.

Les équipements du Bois de Vincennes sur le territoire communal de Joinville étaient également importants : la ferme de la Faisanderie, la redoute de Gravelle, le champ de courses de l’hippodrome de Vincennes, l’école de gymnastique…

Le rattachement du Bois à Paris ampute Joinville pratiquement d’un tiers de son espace antérieur. Ce qui ne sera pas sans poser des problèmes pratiques ; ainsi, quand la commune veut, après la seconde guerre mondiale, se doter d’un stade, elle doit négocier avec la ville de Paris pour qu’une partie de son ancien territoire lui soit à nouveau proposé, mais en location cette fois.

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manuel 22/11/2009 09:26


Il est tout à fait exact que la ville de Paris a, au long de son histoire bâti son expansion en annexant des territoires voisins.
Depuis 2002, consciente de sa dette elle ne l'a pas caché :
- en 2003, elle a signé avec les communes mitoyennes la Charte d'Aménagement du Bois de
Vincennes. 
-  en 2006, elle a organisé au Pavillon de l'Arsenal l'exposition Paris en Ile de France qui a présenté sans tabous les apports bénéfiques et les dégradations dont Paris était l'origine en dehors de ses frontières communales.

Il reste à espérer que la construction de paris Métropole permette à ses adhérents de valoriser leur bien commun en oubliant les taches de l'histoire. 

PS : j'habite le 12e arrondissement de Paris, sur un territoire amputé en 1860 à la commune de Saint-Mandé. 


Benoit Willot 22/11/2009 15:00


L'attitude de la ville de Paris est effectivement positive. On remarque que la ville est sans doute le premeir propriétaire foncier de Joinville, directement ou au travers de ses
établissements publics: usine Eau de Paris, immeubles de l'Oph (ex-Opac), terrain du boulevard des Alliés...
Il faut donc renforcer les liens.


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