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Joinville-le-Pont au jour le jour

Joinville-le-Pont au jour le jour

La vie locale sur les bords de Marne


1983 : dans l’opposition

Publié par Benoit Willot sur 30 Juillet 2010, 23:02pm

Catégories : #Histoire politique de Joinville

Après avoir perdu la mairie en mars 1983, la gauche poursuit une activité militante à Joinville-le-Pont. Les socialistes tentent de se remettre des divisions qui les avaient frappé lors du scrutin : l’ancien maire-adjoint, Raymond Irigoyen, cesse toute activité militante dans la commune tandis que les deux conseillers municipaux, Jean-Marc Levetti et Henri Doideau sont les représentants officiels des socialistes dans l’assemblée.

L’organe officiel Joinville socialiste est publié à un rythme jamais atteint. Après les trois bulletins « spécial municipales » évoqués dans l’article précédent, quatre autres publications vont voir le jour.

Le numéro daté de juin 83 est consacré à l’élection des représentants des locataires u conseil d’administration de l’Office public d’Hlm. C’est la première fois qu’un tel scrutin a lieu. Deux listes se présentent, celle des amicales de locataires de la Confédération nationale du logement (CNL) et celle de la Confédération syndicale du cadre de vie. La liste de la CNL, qui comprend des militants communistes, obtiendra les trois sièges en jeu.

Le bulletin Joinville socialiste suivant, daté de juin-juillet 1983, est consacré à la position nouvelle des socialistes. Intitulé « Ensemble, nous serons plus fort », il revendique, au niveau national comme local, ce que la gauche a réalisé.

À Joinville, le bilan est le suivant : réhabilitation de la cité Égalité, construction de logements avenue Gallieni, rénovation des écoles, construction du gymnase Émile Lecuirot, création d’un restaurant pour les foyers de personnes âgées rue Jean Jaurès. Curieusement, les actions culturelles, pourtant largement mises en avant précédemment, ne sont pas citées ici.

Le même bulletin insiste sur le caractère prioritaire du projet de zone d’aménagement concerté (Zac) dans le quartier des Canadiens et sur la nécessité de l’ouverture d’une école maternelle dans le quartier de Palissy.

Le numéro suivant de Joinville socialiste (octobre-novembre 1983) est le premier à attaquer frontalement la nouvelle municipalité de droite sous la mention : « la nouvelle équipe est au travail ». Il est orné de la première caricature de l’ancien maire adjoint, le sculpteur Jean-Louis Pariselle, qui illustrera la plupart des journaux suivants. Le thème principal est l’arrêt de l’opération de constructions de 47 logements sociaux avenue Gallieni. Le journal titre « La grande braderie de Joinville a commencé ». L’immeuble en construction, dont le chantier a été arrêté au cours de l’été, est promis à une vente en l’état à la société OCIL. En fait, l’opération sera annulée quelques mois plus tard, puis l’immeuble cédé à un autre organisme.

Le dernier numéro de l’année de Joinville socialiste, en novembre, est un gros dossier sur le même sujet. Il s’interroge, après l’affaire Gallieni, sur les menaces pesant sur l’avenir de l’OPHLM. Il dénonce la responsabilité de M. Aubry dans le « processus de liquidation. »

Une des administratrices de l’Office d’Hlm, Geneviève Garcia, souligne le caractère exemplaire de l’opération, qui a été conçue d’une manière particulièrement originale puisque les futurs locataires ont été associés à l’architecte Patrick Berger pour concevoir les plans de l’immeuble.

Joinville socialiste (13)

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