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Joinville-le-Pont au jour le jour

Joinville-le-Pont au jour le jour

La vie locale sur les bords de Marne


1984 : le logement et le pont

Publié par Benoit Willot sur 3 Août 2010, 23:09pm

Catégories : #Histoire politique de Joinville

Si en 1983, Joinville socialiste était d’une qualité technique médiocre, il n’en est plus de même à partir de 1984. La publication jouit alors du soutien de Laurent Cathala, élu en 1981 de la 1ère circonscription du Val de Marne et donc député de Joinville-le-Pont. Sur huit pages bicolores, avec des photos et des dessins soignés, une mise en page aérée, la publication a belle allure. Aux articles politiques et d’actualité locale s’ajoutent également quelques documents qui élargissent l’horizon, notamment en matière culturelle. Un magnifique dessin du sculpteur Jean-Louis Pariselle orne la Une.

Le premier numéro de la nouvelle formule est daté de mars 1984. Intitulé « Joinville-sous-le-Pont », s’inquiète de ce que l’on abandonne « tout projet de réalisation de logements à des prix abordables ». De ce fait, se loger à Joinville est présenté comme « une gageure ». L’attente pour un logement social est alors de 5 à 6 ans. Les socialistes regrettent également l’arrêt des projets de réhabilitation d’immeubles Hlm (Leclerc, Rond Point / Wilson). Un point est fait également sur le procès, intenté par les locataires désignés de l’immeuble de l’avenue Gallieni, dont le destin était alors menacé, l’OPHLM ayant décidé de vendre le bâtiment en construction. Une association est constituée, avec l’appui d’organisations de consommateurs, qui attaque la décision de la société municipale de logement social

Le bulletin conteste le projet de mise en place d’un stationnement payant dans la commune, confié à une société prestataire : « en privatisant tous les services municipaux, on paiera peut-être moins d’impôts locaux, mais on paiera deux fois plus cher pour avoir les mêmes services. »

En matière d’emploi, Joinville socialiste critique « l’inactivité municipale », estimant même que la ville donne le « mauvais exemple » : « la fermeture du cinéma et du centre culturel [Jaques Prévert] (…) a provoqué le licenciement de tout le personnel. »

La fermeture de cet équipement fait l’objet d’un autre papier : « M. Aubry fait son cinéma, mais il ferme le dernier cinéma de Joinville ». À ce moment, Joinville accueille encore les studios de télévision et de cinéma de la SFP, et deux usines fonctionnent (Tirage 16 et GTC). L’article reproche à la municipalité d’être « spectatrice » de la réflexion sur l’avenir des studios dans la commune, le propriétaire souhaitant réaliser son bien tandis que la SFP n’est pas acheteuse. Une proposition est faite : réaliser dans la commune un festival du sport filmé.

Le journal se consacre aussi à quelques thèmes politiques nationaux : les droits nouveaux des travailleurs (lois Auroux), le devenir de l’industrie française, le bilan de la session parlementaire. Une interview du chanteur Renaud, reprise d’un autre journal socialiste, occupe la dernière page.

Joinville socialiste (14)

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