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Joinville-le-Pont au jour le jour

Joinville-le-Pont au jour le jour

La vie locale sur les bords de Marne


1985 : du cheval et des Canadiens

Publié par Benoit Willot sur 18 Août 2010, 23:01pm

Catégories : #Histoire politique de Joinville

Il y a sans doute un numéro de Joinville socialiste daté de septembre ou octobre 1985 (n° 6), mais je n’en dispose pas. La quatrième publication de l’année est consacrée en grande partie au lancement de la rénovation du quartier des Canadiens.

Cette partie de Joinville-le-Pont, limitrophe de Saint Maurice et du Bois de Vincennes (Paris) vit alors encore du cheval, avec des écuries et des bâtiments liés au champ de course de Vincennes, tout proche. Il tient son nom de l’hôpital construit, pendant la première guerre mondiale, par les troupes canadiennes pour soigner leurs blessés.

L’approche des socialistes est balancée : il n’y a pas d’opposition au principe même de l’aménagement, d’ailleurs déjà débattu dans la municipalité de gauche. Mais il y a beaucoup d’interrogations. Les quatre pages font une large place à l’explication. Le leitmotiv des opposants au maire est qu’il s’agit d’une « opération risquée », sur le plan technique, mais également financier. Regrettant la fin d’un symbole historique, le journal se demande « faut-il vraiment tout démolir ? » Se félicitant qu’une concertation ait été engagée, les socialistes regrettent qu’elle soit bien trop limitée.

Feuilleton le plus régulier du journal socialiste : la situation de l’industrie du cinéma. Après 50 licenciements en 1981 et autant en 1984, la société de tirage de film GTC a déposé son bilan le 30 octobre 1985. Celle qui est alors la principale unité industrielle de Joinville est une nouvelle fois menacée. À l’époque, Joinville compte 453 salariés dans les différentes entreprises de cinéma (post-production et studios). Elles représentent le quart de la taxe professionnelle locale.

Le bulletin évoque de nouveaux remous au sein de la majorité municipale. Pierre Grattery, maire adjoint est débarqué, sans ménagement, de sa fonction de président de l’office municipal de Hlm. On lui reproche, in petto, une gestion catastrophique de cet établissement qui loge près du tiers des Joinvillais.

Enfin, une page est consacrée à « un exilé soviétique qui croit encore en la gauche » : Piotr Eguidès, né en 1917 en Ukraine, ancien président de kolkhoze, qui vit alors à Créteil. Il avait participé, en 1978, à la constitution d’un syndicat libre, le SMOT. Il voit un espoir dans l’arrivée de Gorbatchev au pouvoir, qui vient de promettre de libérer le dissident Andreï Sakharov.

Joinville socialiste (18)

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