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Joinville-le-Pont au jour le jour

Joinville-le-Pont au jour le jour

La vie locale sur les bords de Marne


Le gérant s'engage à maintenir sur place les familles hébergées de l'hôtel Hipotel jusqu'à la fin de l?année scolaire

Publié par Benoit Willot sur 26 Février 2006, 07:00am

Catégories : #mal-logés

Le collectif des familles de l'hôtel Hipotel (ex-Campanile) de Joinville le Pont s'est réuni samedi 25 février 2006, en présence de 12 familles et de personnes venues les soutenir. Elles ont pu témoigner de la difficulté de leur situation, mais en même temps du confort (relatif) que représente leur hébergement à Joinville dans un parcours souvent tourmenté. Une réfugiée politique, en attente de ses papiers depuis 18 mois, a ainsi raconté son histoire. Depuis plus de 3 ans, elle a voyagé dans 18 hôtels de la région parisienne ; elle a rejoint Joinville en octobre 2005, où son mari est décédé un mois plus tard. Le stress aurait été pour beaucoup dans l'aggravation de son état de santé. Les deux enfants sont inscrits à l'école à Joinville, le troisième établissement qu'ils fréquentent depuis la rentrée. L' aîné à de bons résultats, mais son maître note « un comportement inquiet ». La mère espère qu'ils pourront poursuivre leur scolarité jusqu'à la fin de l'année.

Le collectif a décidé de manifester une nouvelle fois, lundi 27 février à 14h, devant le Samu social de Paris, pour convaincre l'organisme humanitaire de ne pas déplacer les familles dont les enfants sont scolarisés.

Une délégation du collectif a ensuite rencontré le gérant de l'hôtel, M. Wu. Ce dernier a expliqué le différent commercial qui l'oppose au Samu social, lequel gère la situation d?une vingtaine de familles. Contrairement à l'Aide sociale à l'enfance du département du Val de Marne, le Samu social refuse d'acquitter le prix fixé par l'hôtel (17 euros par personne et par jour) et s'en tient au tarif antérieur, 16 euros par jour, somme qu'il paie avec des délais dépassant 3 mois. Or le gérant constate que le Samu paie des sommes bien supérieures pour des établissements parisiens, qui n'offrent pas du tout le même confort ni des services comparables. Ils s'estime donc discriminé.

 

 

 À Joinville en effet, les chambres disposent de salles de bains et toilettes individuelles ; de plus, une cuisine et une vaste salle à manger collective ont été mis à disposition des familles. Le secteur social de l'hôtel accueille 129 résidents, dans 70 chambres, soit les deux-tiers de la capacité.  

Le gérant a signalé que, si le Samu social de Paris accepte ses conditions, les familles resteront en place, sinon, elles seront remplacées par d'autres personnes, relevant de l'aide sociale à l'enfance. Cependant, M. Wu s'est déclaré disposé à conservé, même en l'absence d'accord, les parents d'enfants scolarisés sur place jusqu'à la fin de l'année scolaire.

 Le Samu social de Paris est un groupement d'intérêt public, associant l'Etat et la Ville de Paris, avec l'Assistance Publique et de grandes entreprises ou associations. Il est notamment financé par le mécénat de sociétés.

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