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Benoit Willot

Ancien conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne)

58 ans, chargé de mission dans un organisme d'emploi et de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

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24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 23:02

Né en 1895, Lieutenant des Forces françaises de l’intérieur (FFI), activiste des Francs tireurs et partisans français (FTPF), membre du Front National (mouvement de Résistance pendant la seconde guerre mondiale), Joseph Belbéoch a été tué au combat sur le pont de Joinville le 25 août 1944.

Joseph Belbéoch est un ancien combattant de la Grande guerre. Son fils, également résistant, Roger Belbéoch, témoigne : « De la boucherie de 1914-1918, il est revenu viscéralement opposé à la guerre et au fascisme. J’avais treize ans, en 1934, lorsque les ligues fascistes et de La Rocque voulaient renverser la République. Le 6 février, j’étais avec lui, rue de Rivoli, déjà dans la bagarre. Alors quand les heures sombres sont venues, l’engagement dans la résistance, c’était naturel. »

Membre du groupe Marcel Palaud des FTPF de Saint-Maurice, « il était breton, communiste et... redoutable combattant », écrit son fils, décoré de la médaille des Justes pour ses actions en faveur des Juifs pendant la guerre. Le groupe comprend également Robert Deloche, futur maire de Joinville-le-Pont.

Le 25 août 1944, les troupes de Leclerc rentrent dans Paris, et obtiennent la reddition des forces allemandes. Dans l’est parisien, les FFI ont pris position sur le pont Joinville, pour empêcher la retraite des troupes allemandes. Ils sont attaqués dans la matinée par les militaires qui tentent de quitter la capitale. L’après-midi, plusieurs centaines de soldats allemands et des chars viennent participer aux combats, tandis que les FFI ont du mal à obtenir munitions et renforts. « En fait environ 500 soldats allemands ont attaqué les barricades pour s'emparer du Pont de Joinville et ainsi ménager un axe de sortie vers l'Est aux troupes qui fuyaient Paris. La population de Joinville qui avait érigé ces barricades participa aux combats, ce qui explique l'âge de certaines victimes, en ravitaillant les combattants en munitions. L'affrontement durera toute l'après midi. »

Certains allemands, installés dans la gare du Chemin de fer de la Bastille à Joinville-le-Pont, occuperont les lieux jusque dans la matinée du 26 août. La bataille fait 19 morts parmi les combattants de la Résistance et les civils.

Le carrefour situé à l’entrée du pont de Joinville porte le nom de Joseph Belbéoch et une plaque à son nom est apposée dans les deux mairies de Joinville et de Saint Maurice (où il résidait). Il repose au carré militaire du cimetière de Joinville-le-Pont.

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Published by Benoit Willot - dans histoire
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Vincent Charlot 25/08/2008 05:28

Merci de ce témoignage sur ceux qui se battirent pour notre liberté.

Benoit Willot 25/08/2008 21:09


C'est un combat très actuel ; il faut lire le passionnant livre du fils de Joseph, Roger Belbéoch : Je n’ai fait que mon devoir. 1940-1944 : un juste dans les rangs de la police,
éditions Robert Laffont, Paris, 2006.
Roger Belbéoch, grand résistant, est aujourd'hui un témoin indispensable.


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