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Joinville-le-Pont au jour le jour

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La vie locale sur les bords de Marne


Débat à Nogent le 24 avril : Après la crise du CPE, quelle place pour les jeunes ?

Publié par Benoit Willot sur 21 Avril 2006, 23:00pm

Catégories : #rencontres et débats

Lundi 24 avril à 20h30, le Forum politique nogentais organise un débat à la maison des assocations de Nogent, Salle Damotte (5 bis, rue Anquetil, plan ci-joint). 

L’invité est Marc-Olivier Padis, est co-auteur de Jeunesse, le devoir d'avenir (rapport de la commission Charvet ). Ancien élève de l'École normale supérieure et agrégé de lettres modernes, il enseigne la littérature à l'université de Caen. Il est rédacteur en chef de la revue Esprit

Lors d’une conférence à Toulon, le 5 avril 2005, sur les nouvelles formes d'engagement des jeunes, il s’interrogeait sur le précédent grand mouvement de la jeunesse, en 1986. Voici le compte rendu qu’en fait la librairie Gaïa  : 

« 1986 est le début d'un cycle de mouvements lycéens sur l'école et l'université. C'est une mobilisation très forte contre le projet Fillon qui sera modifié avant d'être retiré. Il y a une très forte capacité de mobilisation et, simultanément, une méfiance vis à vis de la politique.

« 48 % des jeunes ont participé à des manifestations de rues mais il y a une invisibilité de ces évènements... Elle est représentative d'une dégradation des jeunes dans la société.

« Pour mieux comprendre la société française, il faut tenir compte de trois effets : l'effet de période : on vit des expériences politiques en fonction de la période où elles se passent ; l'effet d'âge : quand on a 18 ans, on n'a pas la même expérience qu'à 50 ; l'effet générationnel : est-ce qu'on a vécu un évènement fédérateur ?

« Le message qui passe est une grande demande pour une participation "standard" à la vie active. Le calendrier de nos vies a changé : la jeunesse s'est allongée, la massification scolaire, l'accès aux études supérieures, l'installation d'un chômage de masse, la précarité du travail avec un étirement des transitions. On se marie et on a des enfants plus tard.

« Le militant politique a disparu. On voit apparaître un militant distancié, méfiant vis à vis des manipulations, moins idéaliste, où le monde associatif correspondrait mieux à des jeunes. Mais les engagements associatifs peuvent-ils suppléer les syndicats et les partis ? Les syndicats ne doivent-ils pas changer leur offre ? Pourquoi le mouvement syndical étudiant n'a-t-il pas suivi la croissance du nombre d'étudiant ? »

Le site Animafac diffuse également un entretien avec lui, daté de novembre 2004.

 

 Marc-Olivier Padis, rédacteur en chef d'Esprit

 

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