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Joinville-le-Pont au jour le jour

Joinville-le-Pont au jour le jour

La vie locale sur les bords de Marne


Faut-il abattre des arbres pour avoir le droit d’acheter un livre ?

Publié par Benoit Willot sur 27 Avril 2006, 20:48pm

Catégories : #environnement

Le conseil municipal du 30 mars a accepté, manifestement sans enthousiasme même dans les rangs de droite, d’amputer une grande part de la place de la mairie pour y installer un bâtiment provisoire de type Algéco. Un société créée pour l’occasion y exploitera une maison de la presse, avec un rayon papeterie et des livres, notamment scolaires.

L’hôtel de ville n’est pas tout à fait une merveille architectural, on le sait. Et la place elle-même est guère plaisante – elle porte discrètement, le nom de Georges Defert, du nom du maire divers droite qui rasa l’ancienne mairie.

Mais pour installer le magasin, il faudra faire quelques travaux, et tout d’abord supprimer deux arbres – dont un bel arbre de Judée – et supprimer plusieurs jardinières. Les services municipaux garantissent que la construction sera « de qualité », que l’Algéco en question ne ressemblera en rien aux anciens baraquements, que tout ceci sera provisoire, précaire, révocable… Cependant, il faut constater que l’entrepreneur dispose d’un bail qui l’autorise à rester sur place pendant 7 ans.

Je suis évidemment très favorable au retour d’une maison de la presse sur le quartier des hauts de Joinville. Mais malgré tout, il y avait d’autres alternatives à la dénaturation du seul espace un peu aéré dans le périmètre : on pouvait, par exemple, aménager des espaces commerciaux sur le site de l’ancienne gendarmerie, qui est inoccupé depuis des années et pour lequel il n’y a aucun projet à court terme. Ou réutiliser certains des nombreux locaux désaffectés, en l’attente de jours meilleurs.

Bref, il n’était nullement nécessaire de couper deux arbres et d’occuper le parvis de la mairie. C ’est pourquoi, malgré mon envie d’appuyer le projet économique, je me suis opposé à la solution choisie par le maire et son adjoint aux affaires économiques, Olivier Aubry.

 Les arbres menacés par le projet

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Olivier Aubry 28/04/2006 13:54

UNE « LIBRAIRIE – PAPETERIE – PRESSE » DANS
 

 LES HAUTS DE JOINVILLE…
 

IL ETAIT TEMPS !
 

___________________________
 


 


 

Depuis plus de deux ans la librairie-presse-papeterie rue de Paris a cessé son activité. La Ville a toujours voulu le maintien de ces trois activités. Les NMPP allaient nous imposer un kiosque, c’est-à-dire la fin de la papeterie-librairie et fournitures scolaires dans les Hauts de Joinville.
 


 

Ainsi, aucune solution n’aboutissant, constatant la très grande attente de la population et la nécessité d’implanter des activités motrices, la Municipalité a décidé de prendre une initiative novatrice : la mise à disposition précaire et provisoire de son Domaine Public, en signant une convention avec la SARL « L’ANTRE DE PAGES », qui prend à sa charge le coût des travaux préparatoires et de remise en état du parvis.
 


 

Cette convention est une convention d’occupation précaire et non un bail puisqu’il ne peut y avoir de bail sur le Domaine Public.
 


 

Cette occupation du Domaine Public se situe dans la perspective de l’aménagement des Hauts de Joinville où le commerce de proximité sera à la base de l’animation.
 


 

S’agissant de l’emplacement, les services municipaux avait recensé huit sites parmi lesquels certains ne pouvaient recevoir l’agrément des NMPP, certains situés côté pair de la rue de Paris étaient appelés – quelles que soient les hypothèses d’aménagement des « Hauts de Joinville » retenues – à connaître des travaux à court terme, d’autres étaient concernés par la présence des carrières, d’autres avaient fait l’objet d’un arrêté de péril, etc… Ce sont tous ces paramètres qui ont conduit à ce choix, le seul réaliste.
 


 

Concernant la solution de l’ex-gendarmerie, compte tenu du coût des investissements, des procédures nécessaires à la réhabilitation et de la difficulté de l’aménager et de la rendre accessible aux personnes handicapées – pour une durée « provisoire » - nous n’aurions pu atteindre nos objectifs d’efficacité .
 


 

Nous sommes bien sûr très attachés aux arbres et végétaux.
 


 

Le Cyrsis situé en bordure de la rue de Paris, âgé d’une soixantaine d’années, a fait l’objet d’une analyse phytosanitaire qui a conclu à sa condamnation à court terme. Sa transplantation provisoire a donc dû être malheureusement écartée.
 


 

Concernant les autres arbres, ceux-ci seront, lorsque cela sera possible, transplantés dans d’autres lieux de la Ville.
 


 

En résumé, l’implantation d’une maison de la presse, en outre créatrice d’emplois, est significative de la volonté d’agir pour le développement du commerce à Joinville.
 


 


 
Olivier AUBRY
 

Maire-Adjoint
 

                  Délégué « Activités économiques/Emploi »

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