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Joinville-le-Pont au jour le jour

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La vie locale sur les bords de Marne


Nouvelles grèves de la faim au centre de rétention du Bois de Vincennes

Publié par Benoit Willot sur 25 Avril 2006, 23:00pm

Catégories : #international

Le centre de rétention de Vincennes ne se trouve pas à Vincennes, mais dans le bois du même nom c’est à dire sur le territoire de Paris. Il est installé précisément sur la redoute de Gravelle, c’est à dire une ancienne parcelle du territoire joinvillais, annexée à Paris au début du siècle. Le site accueille l’ école de police et un centre pour les sans papiers en attente de décision sur leur sort.

En signe de protestation contre leurs conditions de détention, 14 personnes sont en grève de la faim depuis le 18 avril. Les quelques 136 personnes enregistrées au centre de rétention de Vincennes qui avaient entamé un jeûne ce jour-là, selon la Cimade (service oecuménique d'entraide) – une des rares associations à pouvoir les secourir. Ce mouvement « est assez impressionnant, c’est assez rare qu’ils soient aussi nombreux », a ajouté l’association humanitaire.

Trois sénateurs socialistes David Assouline et Roger Madec (Paris) ainsi que Serge Lagauche (Val de Marne) leur ont rendu visite vendredi 21 avril. David Assouline considère « qu’il faut prendre cette grève comme un avertissement ».

Les sénateurs ont relevé une amélioration visible des conditions d'accueil depuis un an, mais ont également ressenti « une forte tension » et de « la colère ».

Les détenus qui viennent majoritairement d’Algérie, du Mali, de Chine, de Roumanie et de Turquie.

Déjà, en novembre 2005, 26 sans papiers avaient conduit une grève de la faim dans le même centre. Dans une lettre, ils dénonçaient le fait que « les autorités françaises ont profité de cette situation (la révolte des jeunes dans les quartiers populaires) pour mener une vague d’arrestations contre les sans papiers ». Refusant d’être « traités comme de vulgaires bandits » et les « boucs émissaires d’une politique discriminatoire », les 26 réclament leur « libération, l’annulation des arrêtés de reconduite aux frontières et la régularisation ». Leur point commun était d’avoir été arrêtés lors de contrôles dans le cadre de l’état d’urgence.

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