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Benoit Willot

Ancien conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne)

58 ans, chargé de mission dans un organisme d'emploi et de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 23:04

Voves est une commune française de la Beauce, entre Chartres et Orléans. Elle est située dans le département d'Eure-et-Loir, en région Centre Val de Loire.

Un camp avait été aménagé dans la ville en 1939 pour accueillir un centre d'instruction de la DCA (défense contre avions) de l’armée française. Après la défaite de juin 1940, il est utilisé par l'armée allemande jusque 1941 pour le regroupement de prisonniers de guerre français.

Le 5 janvier 1942, il est restitué à l'administration française du régime de Vichy qui y transfère des militants communistes de la région parisienne internés au camp d'Aincourt, dans l'actuel département du Val-d'Oise, depuis octobre 1940. D’autres prisonniers politiques venant de Gaillon, dans l'Eure ou de Châteaubriant, en Loire-Atlantique sy ajoutent en avril et mai. Plus tard, arriveront encore des prisonniers des camps de Rouillé, dans la Vienne, d'Ecrouves, en Meurthe-et-Moselle ou de Pithiviers, dans le Loiret

La grande majorité des internés est constituée de politiques, principalement des militants et sympathisants communistes. Les autorités françaises procèdent à des prélèvements d'otages au profit des allemands et à des transferts d'internés vers les camps de concentration d'Auschwitz et de Mauthausen.

Mais il y eut également dans l’histoire du camp des moments héroïques, avec la Résistance interne qui crée une véritable université et organise des représentations théâtrales et des compétitions sportives.

Plusieurs évasions spectaculaires vont également marquer la vie du camp. Pourtant, le site de Voves, un plat pays éloigné des agglomérations, ne se prête guère aux évasions, mais 82 internés vont retrouver le chemin de la liberté au cours de vingt tentatives réussies, selon l’Amicale de Châteaubriant.

Le 11 juin 1942, Abel Demory s’enfuit de l’hôpital de Chartres.

La seconde tentative, le 18 juillet 1942, entraîne 4 personnes : Lucien Brun, Emile Dessuie, Charles Siquoir et Robert Deloche. Ce dernier est conseiller municipal communiste de Joinville-le-Pont, déchu de son mandat, puis interné à cause de son engagement.

Les quatre militants réussissent à s’enfuir, cachés dans une remorque de madriers chargée au camp. Elle sera livrée chez un marchand de bois de Voves, d’où ils arrivent à partir pour rejoindre la clandestinité.

La dernière évasion sera dans la nuit du 5 au 6 mai 1944, où 42 internés s'évadent par un tunnel de 148 mètres de long, creusé à partir de la baraque des douches et qui descend à deux mètres de profondeur pour passer sous la clôture du camp. Un détachement de SS prend alors le contrôle du camp et, le 9 mai, la totalité des internés est transférée à Compiègne, puis, quelques semaines plus tard, dans le camp de concentration de Neuengamme, près de Hambourg. Il n'y aura que peu de survivants…

Le site du camp de Voves est aujourd'hui un lieu de mémoire, entretenu par un Comité du souvenir. Il regroupe une baraque musée, un Mémorial, un wagon du type de ceux ayant servi à la déportation des internés, divers souvenirs du camp et un arboretum.

Robert Deloche aurait 100 ans cette année. Ouvrier fourreur, né en 1909 et mort en 1988, fut militant communiste en France et en Algérie. il fut libèrera l’hôtel de ville de Joinville-le-Pont les armes à la main en août 1944 à la tête d’un détachement de la Résistance. Il devient maire et conseiller général de Joinville-le-Pont.

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Published by Benoit Willot - dans histoire
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