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Joinville-le-Pont au jour le jour

Joinville-le-Pont au jour le jour

La vie locale sur les bords de Marne


Mai 1945 à Joinville le Pont

Publié par Benoit Willot sur 7 Mai 2009, 23:03pm

Catégories : #histoire

C’est le 20 août 1944 que le comité de Libération de Joinville-le-Pont qui oeuvrait dans l'ombre depuis longtemps sort de la clandestinité et occupe la mairie. Le 22 les FFI, les FTP et les cheminots résistants dressent des barricades sur le pont et rue Chapsal, à l'entrée de la commune. Le 25 août, alors que Paris a déjà « brisé ses chaînes », une violente bataille s'engage à Joinville. Elle fera 19 morts dans les rangs français.

Le comité chasse l’ancien maire, Léon Lesestre (élu en 1935), et ses adjoints de la municipalité nommée par le régime de Vichy en 1942 ; ils sont internés pendant quelques mois. Avec à sa tête le résistant et un militant communiste Robert Deloche (1909-1988), le comité prend possession de la mairie. Le 13 octobre 1944, une « délégation spéciale » est mise en place officiellement pour remplacer.

Les premières élections démocratiques d’après-guerre ont lieu alors que l’Europe est toujours en guerre et que certaines parties de la France sont toujours occupées. Mais c’est la première fois que le suffrage est vraiment universel, puisque les femmes peuvent voter et se faire élire.

On vote à Joinville comme dans la majeure partie du pays le 29 avril 1945. Il y aura 6 621 votants sur 7 811 inscrits (84,7%). Les élus recueillent entre 3786 (58,7%) et 4202 suffrages (65,2%) sur les 6 447 votes exprimés.

Les 27 élus sont, pour 12 d’entre eux, issus du Comité local de Libération ; 5 viennent du Comité joinvillais de la renaissance française (dont 4 sont aussi membres du Comité local de Libération). Sept autres étaient membres de la délégation spéciale sans siéger dans les deux autres instances, et les 7 derniers sont des nouveaux venus.

Le nouveau conseil intègre des élus de différentes tendances : le maire, Deloche, est communiste. Ses adjoints sont radicaux (Drevet), socialiste (Berthet), responsable d’association d’anciens combattants (Blocher), etc.

Pour la première fois, 4 femmes sont élues, dont Amélie Trayaud, qui succèdera en 1953 brièvement à Robert Deloche. Le nouveau conseil célèbre, le 8 mai 1945, la fin des hostilités.

1945. Le ministre communiste Charles Tillon et le colonel Henri Rol-Tanguy inaugurent la plaque du pont de Joinville à la mémoire des héros de la Résistance.

 

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