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Joinville-le-Pont au jour le jour

Joinville-le-Pont au jour le jour

La vie locale sur les bords de Marne


La rage

Publié par Benoit Willot sur 4 Juin 2009, 23:02pm

Catégories : #mal-logés

Après une visite de la commission communale de sécurité, le 14 novembre 2008, le maire, Olivier Dosne (Ump) décidait de fermer définitivement le centre d’hébergement d’urgence de Joinville-le-Pont (CHU) qui devait normalement ouvrir le 15 novembre pour toute la période hivernale. Les huit lits qui pouvaient être proposés chaque nuit aux sans abris ont donc été supprimés.

Comme toutes les villes, Joinville devrait pourtant disposer d’une place d’hébergement pour 2000 habitants en vertu de la loi Solidarité et renouvellement urbain.

Lors du conseil municipal du 9 décembre 2008, le maire avait indiqué que la commission de sécurité « aurait révélé de graves dangers » et que « pour des raisons de sécurité », il aurait donc décidé de tout arrêter.

Depuis, j’ai pu lire le compte-rendu de ladite commission. Et qu’y lit-on ? La commission a constaté que le registre de sécurité existait, qu’une vérification des installations électriques avait été effectuée par un organisme agréé et que, après avoir fait procéder à des essais de sécurité « le résultat de ces essais s’est révélé satisfaisant. »

Par contre, la commission constate que l’établissement « n’a jamais fait l’objet d’un dossier d’aménagement permettant de déterminer son classement ». Elle « demande à l’exploitant [la mairie de Joinville] de transmettre un dossier d’aménagement ou de régularisation en Préfecture afin de déterminer son classement. »

La commission ne réclame aucune intervention particulière, ne signale aucun danger et n’exige en aucun cas la fermeture. Elle ne demande même pas la suspension de l’exploitation. La seule chose qu’elle réclame, c’est la régularisation d’un dossier lié au statut d’établissement recevant du public.

Quand on veut fermer son centre d’hébergement, on prétend qu’il a des problèmes de sécurité…

Ceux qui, tout l’hiver, on constaté le nombre de personnes dormant dans la rue à Joinville comme ailleurs en région parisienne seront comme moi scandalisés de savoir que, chaque nuit, huit d’entre eux auraient pu dormir au chaud – si on avait simplement gardé ce qui existait, et appliqué la loi.

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