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Benoit Willot

Ancien conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne)

58 ans, chargé de mission dans un organisme d'emploi et de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 23:05

L’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Île de France a publié une étude sur les polices municipales en Île de France, datée d’avril 2009.

On compte, en 2009, 377 polices municipales en Île de France. Si elles représentent un tiers des communes de la région, il faut souligner que ces dernières représentent 75 % de la population francilienne.

La proportion est moindre dans le Val de Marne, qui dispose pourtant de 31 polices, car deux grandes communes, Champigny et Créteil, n’en ont pas mis en place. Par contre, toutes les communes riveraines du Bois de Vincennes, parmi d’autres, ont créé une telle force de sécurité locale.

La Police municipale de Joinville-le-Pont a été quant à elle créée en 1984. Le poste est situé au 4 bis, avenue du président Wilson. Elle compte 13 policiers. S’y ajoutent 7 agents de surveillance de la voie publique (ASVP) qui sont chargés de la surveillance du stationnement en zone bleue, sur le parking du RER, du bon respect du stationnement alterné et de la traversée aux points école. Le service compte donc 20 personnes, placées sous la responsabilité directe du maire.

L’étude de l’IAURIF montre que les polices représentent « un coût financier important pour les communes ». L’organisme régional d’études constate que les communes dotées d’une police municipale disposent, en très grande majorité, d’un potentiel fiscal par habitant se situant dans la moyenne haute des communes franciliennes. Le coût moyen d’une police municipale est chiffré à 26 euros par an par habitant.

Les polices municipales s’étoffent et se diversifient. Aux côtés des policiers municipaux, on y trouve une kyrielle d’autres agents, comme les ASVP à Joinville. Traditionnellement centrées sur un travail polyvalent de médiation et de surveillance des espaces publics, les polices municipales tendent à consacrer une part importante de leur travail à des missions de contrôle.

Cette tendance fait que, selon l’IAURIF, « le modèle d’une police de relation, d’une police proche de la population, sur lequel s’appuyait les policiers municipaux pour légitimer leur spécificité par rapport aux forces de sécurité de l’État, se fissure. »

L’étude pointe également un phénomène qui affecte les polices municipales dans la région francilienne : « le nomadisme des policiers municipaux ». La demande des communes en agents étant plus forte que l’offre, les conditions de salaire et d’équipement étant très variables selon les communes, les policiers municipaux font carrière en changeant régulièrement d’une police municipale à l’autre.

Le développement des polices municipales pose également la question de leur identité : seront-elles des polices de relation avec le public, des polices préventives axées sur la résolution de problèmes ? Ou deviendront-elles des polices d’intervention à dominante répressive ?

Pour l’IAURIF, « de la clarification à cette question (…) l’identité même des polices municipales, leur capacité à s’imposer comme une « troisième force de police », c’est-à-dire comme une force complémentaire à la police et à la gendarmerie nationale, parce que différente dans ses modes d’action et ses missions, et non comme une force subalterne. »

C’est très largement le débat qui a été conduit à Joinville lors du conseil municipal en avril 2009. Les élus de gauche y ont défendu la position d’une police en contact avec le public, se limitant à des missions locales ; la majorité a préféré lui assigner des missions de surveillance pour le compte de la police nationale, ouvrant la voie à son armement.

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Published by Benoit Willot - dans sécurité et justice
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