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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 /11 /2009 00:05

Robert Deloche est né le 20 novembre 1909 à Lyon (Rhône). Il aurait donc eu 100 ans.

Ouvrier fourreur, il travaille en 1928 comme commis de bibliothèque au bureau d'édition de du quotidien communiste l'Humanité, puis, en 1929, au service de propagande du Parti communiste. Il effectue son service militaire de 1929 à 1932, où il obtient le grade de brigadier de spahis. Il habite jusqu'en octobre 1935 à Saint-Maur-des-Fossés et milite au rayon Parti communiste français. Sans emploi en 1932, il crée le Comité des chômeurs de Champigny-sur-Marne puis trouve à nouveau un emploi de fourreur, mais le perd pour avoir pris part à une grève. En février 1933, il est élu trésorier adjoint du syndicat unitaire des ouvriers fourreurs en confection de la Seine. Il était membre du Comité de Saint-Maur de lutte contre la guerre et le fascisme.

En 1935, Robert Deloche s’installe à Joinville-le-Pont où il dirige la liste communiste aux élections municipales des 5 et 12 mai 1935. Sa liste bénéficie au second tour du désistement des socialistes ; elle a deux élus, dont lui-même.

Il se présente aux élections législatives du 26 avril 1936 dans la 3ème circonscription (Champigny) et recueille au premier tour 19,1 % des suffrages. Au second tour, il se retire en faveur du socialiste SFIO Gaston Allemane qui est élu contre Jean Goy, député Républicain sortant.

Robert Deloche qui était secrétaire adjoint de la section coloniale du Parti communiste français en octobre 1936, rejoint en 1937 le bureau du Parti communiste algérien. Il revient en France en 1938.

Mobilisé le 27 août 1939 avec le grade de brigadier, il rejoint l’Angleterre où il est démobilisé le 28 juillet 1940 ; il revient ensuite, clandestinement, en France à la demande du Pcf. Le conseil de préfecture l'a déchu de son mandat de conseiller municipal le 9 février 1940 pour appartenance au Parti communiste.

La police l'arrête le 4 août 1941 aux Établissements Chenard et Walker de Gennevilliers où il travaillait. Il est interné au centre de Châteaubriant (Loire-Inférieure) puis, à la suite d'une tentative d'évasion, est transféré à celui de Voves (Eure-et-Loir). Il s'en enfuit dans la nuit du 18 au 19 juillet 1942 et devient clandestin ; c’est la dernière évasion du camp. À la Libération, il est commandant des FTP (Francs-tireurs et partisans) et responsable de la région Paris-Est.

 

Robert Deloche est désigné comme président de la délégation spéciale de Joinville-le-Pont et fait ainsi fonction de maire à partir de l'automne 1944. Il est élu conseiller municipal en avril 1945 avec 9 communistes et apparentés, 3 syndicalistes de la CGT, 11 socialistes et 4 modérés (personnalités de droite). Il devient officiellement maire le 26 octobre 1945.

Lors des premières élections municipales après l’adoption de la constitution de la quatrième République, la composition du conseil municipal est plus partagée : la droite a obtenu 13 sièges, la liste d’union entre les communistes et les radicaux 13 également et la SFIO (socialistes), un. Ce sera donc le socialiste Léon Berthet qui fera pencher la balance : Robert Deloche est réélu.

En 1945, Robert Deloche devient conseiller général de la Seine (le département du Val de Marne est créé en 1967), élu du canton de Saint-Maur-des-Fossés auquel Joinville est rattaché.

En tant que maire, Robert Deloche s’attache notamment à la construction du stade de Joinville-le-Pont, avenue des Canadiens. Il s’efforce également de défendre l’industrie du cinéma, alors extrêmement importante dans la ville. Il crée le centre municipal de santé en février 1949 et développe une importante action sociale, avec notamment les centres de vacances du château de Brézé et de Montalivet.

En novembre 1951, Robert Deloche démissionne du conseil général pour « raisons de santé ». En décembre 1952, il est exclu du Pcf pour « suffisance fractionnelle » et pour avoir fait montre « d'un train de vie au-dessus de ses moyens ». En janvier 1953, il démissionne du conseil municipal de Joinville et est brièvement remplacé par la seule femme maire de Joinville-le-Pont, une autre communiste et résistante, doyenne des conseillers municipaux, Amélie Trayaud. Lors des élections d’avril 1953, Georges Defert (droite) devient maire.

Robert Deloche repart en Algérie et devient en 1962 membre du cabinet du ministre de l'Agriculture du premier gouvernement de l'Algérie indépendante. Il reste dans le pays jusqu'en 1971. Il prend sa retraite dans le midi de la France et meurt le 12 mai 1988 à Antibes (Alpes-Maritimes).

Son fils, Guy Deloche, est conseiller municipal de Saint-Maur-des-Fossés depuis 1995 (Pcf).

Le 25 août 1944, il libère, les armes à la main à la tête du comité de libération de Joinville, l’hôtel de ville de Joinville-le-Pont et en chasse le maire Léon Lesestre et ses adjoints, qui seront internés pour faits de collaboration.
Par Benoit Willot - Publié dans : Histoire politique de Joinville - Communauté : Joinville-le-Pont - Ecrire un commentaire
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Benoit Willot

Conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne) liste Joinville en mouvement

53 ans, chargé de mission dans un organisme de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

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L'Enquête d’utilité publique sur la modification du plan local d’urbanisme afin de l’adapter au projet de Zone d’aménagement concerté des Hauts de Joinville a eu lieu du 19 octobre au 19 décembre 2009. 
Le rapport du commissaire enqêteur devrait être remis fin février 2010.


Une nouvellec enquête d’utilité publique sur une autre modification du plan local d’urbanisme a lieu du 15 février au 16 mars 2010. Elle concerne principalement les terrains de l'actuel parking du RER mais aussi d'autres zones de Joinville comme la zone cinématographique Charles Pathé. 

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