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Joinville-le-Pont au jour le jour

Joinville-le-Pont au jour le jour

La vie locale sur les bords de Marne


200h de silence (moins 2 minutes)

Publié par Benoit Willot sur 26 Septembre 2009, 08:00am

Catégories : #sans papiers

Le Collectif saint-maurien de lutte contre la misère et l’exclusion organisait le 25 septembre 2009, à Saint-Maur un cercle de silence. L’objectif est de protester « contre la violence faite aux sans papiers ».

Lancé par des organismes chrétiens, le mouvement était soutenu par la Ligue des droits de l’Homme, RESF (Réseau éducation sans frontières), des militants d’Amnesty International et des mouvements syndicaux ou politiques.

Parmi les plus de deux cents manifestants, on remarquait quelques Joinvillais notamment des militants de RESF. Pendant une heure complète, ils sont restés silencieux, en plusieurs cercles concentriques autour d’une petite lanterne.

Une des pancartes racontait l’histoire (triste et vraie) de Madeleine et Basile qui s’aimaient à Champigny (voir ci-dessous).

Pendant quelques dizaines de secondes, le regroupement a été troublé par une contre-manifestation d’une vingtaine de militants d’extrême droite, dernière une banderole du Renouveau français qui hurlaient « la France aux français » et jetaient des rouleaux de papier hygiénique… Cette organisation est dirigée par Louis Lefranc, ancien cadre des terroristes de l’OAS à la fin de la guerre d’Algérie.

Chaque mois, dans toute la France, environ 10 000 personnes manifestent sans bruit de manière non violente.

 Un cercle de silence sera organisé chaque quatrième vendredi du mois, sur le parvis de la gare RER de Saint-Maur Créteil de 18h30 à 19h30. Le prochain aura lieu le 23 octobre 2009.

Depuis Joinville, la gare Saint-Maur Créteil est accessible en RER et par les bus 111 et 112.

Madeleine et Basile s'aimaient

Le petit journal de la grande actualité du droit, Gilles Devers (1/11/2007)

« Basile Moumegni Dessom, camerounais, est arrivé en France en octobre 2002, âgé de 38 ans. Très vite, il a trouvé du travail, comme employé dans une société de sécurité et de gardiennage. En 2003, il a rencontré Madeleine, et tous deux sont devenus amoureux. Ils se sont installés à Champigny-sur-Marne, et en février 2004, se sont mariés. Après de nombreuses missions d'intérim, Basile a obtenu un CDI en avril 2007.

« Le bonheur des jeunes mariés a vite été assombri. Sept mois après leur union, Madeleine a appris qu'elle avait un cancer. Basile se rappelle : « Elle était très forte. Elle ne voulait pas nous mêler à ses douleurs, sa fille aînée et moi. » Le mercredi, c'est le jour des séances de chimiothérapie. Madeleine a vite été trop affaiblie pour y aller seule, et Basile obtint de son employeur des autorisations d'absences. L'employeur confirme, et le cancérologue tout autant : « Basile était présent les mercredis depuis 2004. »

« A la maison, la vie n'était pas simple, mais Basile faisait tout ce qu'il pouvait pour apporter confort et réconfort. La propriétaire de l'appartement, qui est aussi une voisine, se souvient : « Il a été dévoué jusqu'au bout. Quand elle était très très affaiblie, il la changeait jusqu'à trois fois par jour, s'occupant du linge... Nous connaissions sa femme, Madeleine, depuis près de trois ans quand elle nous a annoncé son remariage avec Basile. Elle a été transformée ! Il était extrêmement gentil avec elle... »

« La maladie a été la plus forte : le 22 août 2007, Madeleine a succombé au cancer.

« Huit jours plus tard, Basile devait se rendre à la sous-préfecture de Nogent-sur-Marne pour demander le renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Un titre qu'il détenait du fait de son mariage avec une Française, mais dont il devait logiquement demander le renouvellement deux mois avant son expiration.

« Le 7 septembre, c'est avec un courrier de la sous-préfecture de Nogent-sur-Marne, la terrible déconvenue. Parce qu'il est veuf et « ne peut démontrer que la communauté de vie entre son épouse et lui-même demeure », son renouvellement de titre de séjour « vie privée et familiale » ne sera pas possible. La lettre précise qu'il a « obligation à quitter le territoire dans un délai d'un mois ».

« Ecoutons Basile « C'est une double peine, dit-il, ému. C'est toujours comme si elle était là ; je suis dans la même maison, avec tous les souvenirs qui m'entourent... Ce qui me choque aujourd'hui, c'est que l'on remet en cause ce mariage. Heureusement que j'ai mon travail auquel je peux m'accrocher ».

« Son avocate a saisi le tribunal administratif de Melun. »

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ram 30/09/2009 17:28


trés touchant ce qui leur arrive.Meme de loin je sens que vous ,défensseurs de l'humanité arriveront à les convaincre car malgré cette changement brusque de la france vous asspirez encore la vraie
démocratie sur laquelle cette république a été batie.


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