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Benoit Willot

Ancien conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne)

58 ans, chargé de mission dans un organisme d'emploi et de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 00:08

La ville de Joinville-le-pont a été choisie durant la première guerre mondiale comme lieu d'emplacement d’un hôpital militaire canadien (un autre a fonctionné à Saint-Cloud, dans les Hauts de Seine). Installé en 1915, sous la forme d'un campement, il a poursuivi sa mission au delà de la fin de la guerre jusqu'en 1919.

L'établissement a porté le nom d’hôpital général n° 6, puis a été fréquemment désigné sous le nom d'hôpital de l'Université Laval, car les médecins-militaires venaient de cet établissement de la ville de Québec. Il avait d’abord été établi à Troyes, en Champagne, avant d’être construit en dur à Joinville en 1918.

Leur présence à Joinville-le-Pont a également permis de sauver la population de la commune de l'épidémie de grippe espagnole qui ravagea la France en 1918-1919 et qui fut la plus meurtrière des grippes de l’époque moderne.

Une avenue, à la limite de Paris, Joinville-le-Pont et Saint Maurice porte le nom d’avenue des Canadiens ; c’est également le nom du quartier de Joinville, qui faisait face à l’hôpital. Dans ce quartier, un square est baptisé du nom de la province francophone, le Québec.

Un livre de Michel Litalien, Dans la tourmente, raconte l’histoire de cet établissement.

Une infirmière témoigne également de ce qu’était l’hôpital canadien. Alice Isaacson est née en Irlande le 2 octobre 1874. Elle a reçu sa formation en soins infirmiers à Cedar Rapids (Iowa, États-Unis). Elle rejoint le Corps médical de l’armée royale canadienne en août 1916. À partir de septembre 1916, elle a travaillé en Angleterre et en France pour l'Hôpital général canadien no 2 ; elle vivra avec soulagement son transfert, fin 1917, au Tréport (Somme).

Elle tient un journal, où elle évoque notamment son séjour à Joinville-le-Pont (elle séjourne à La Faisanderie, aujourd’hui dans le Bois de Vincennes, mais dépendant alors de Joinville).

Elle raconte ainsi la fin de la guerre : « Aujourd'hui, à 11 h, les canons ont annoncé la signature de l'armistice avec l'Allemagne! La guerre est finis [en français dans le texte]! Tous les soldats sont fous de joie! Comme ils se sont réjouis dans la salle commune de l'hôpital lorsque les canons se sont mis à proclamer la paix! » (Journal d'Alice Isaacson, 11 novembre 1918).

Elle raconte ensuite les célébrations et l'allégresse des gens. Elle remarque l’intérêt particulier que porte la population aux troupes américaines : « C'est difficile à croire, mais Paris semble avoir oublié que les soldats britanniques se sont battus et ont sacrifié des vies pour la France pendant quatre longues années, et même plus. Aujourd'hui, seuls les soldats américains, qui sont intervenus récemment, sont acclamés et fêtés. Comment peuvent-ils oublier si rapidement? Les drapeaux américains flottent aux côtés du drapeau tricolore de la France, mais le bon vieux Union Jack n'est que rarement de la partie! » (Journal d'Alice Isaacson, 13 novembre 1918).

Un intéressant album photo, constitué par Alice Isaacson a été mis en ligne par un service d’archives québécois.

  • Michel Litalien : Dans la tourmente : Deux hôpitaux militaires canadiens-français dans la France en guerre (1915-1919), Athéna éditions, 2005)
  • Voir l’album photo d’Alice Isaacson, infirmière à l’hôpital canadien n° 6

 Une salle de l'hôpital canadien de Joinville

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Published by Benoit Willot - dans histoire
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