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Joinville-le-Pont au jour le jour

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La vie locale sur les bords de Marne


15 septembre 1958 : un militaire tué à Joinville le Pont pendant la « bataille de France » de la guerre d’Algérie

Publié par Benoit Willot sur 14 Septembre 2006, 23:00pm

Catégories : #histoire

Le 22 août 1958 se tient à Sceaux, dans la banlieue sud de Paris, la direction du FLN en France décide d’ouvrir le second front de la guerre d ’indépendance pour soulager l’Armée de libération nationale (ALN) qui marque le pas dans les maquis d’Algérie, après 4 années de luttes. Le quotidien Al Watan retrace l’histoire de ces évènements. 

La nuit du 25 août 1958 ouvre un mois d’une véritable guerre clandestine sur le sol français. Commissariats, postes de police et casernes attaqués, dépôts de carburants incendiés, voies ferrées sabotées, objectifs économiques atteints, policiers et militaires abattus, raffineries en flammes et quartiers entiers évacués… tout cela en une seule nuit. Lyon, Marseille, la Normandie sont visés. 

Dans la seule région parisienne, les commandos du FLN passent à l’attaque à 2h 5, contre l’annexe de la préfecture de police , 66, boulevard de l’Hôpital à Paris. Sur 4 policiers de garde, 3 sont tués, le quatrième grièvement atteint. Le commissariat du XIIIe arrondissement est arrosé de rafales de mitraillette. Quai de la Gare, un dépôt d’essence est touché. La cartoucherie de Vincennes est attaquée : un policier tué, plusieurs blessés et du côté du FLN deux tués et huit blessés.

Des dépôts de pétrole à Gennevilliers et à Vitry sont incendiés. Toujours à Vitry est attaquée une usine de montage de camions militaires. Sont aussi visés, mais sans succès, un hangar à l’aéroport du Bourget et une usine à Villejuif.

Un couvre-feu pour les Nord-Africains est instauré dès le 27 août dans le département de la Seine (qui couvre alors la première couronne de banlieue). Tout « basané » devient suspect et les Algériens emplissent les hôpitaux désaffectés, comme Beaujon, ou les casernes spécialement aménagées pour eux. A Paris, accrochage, dans la nuit du 27 au 28 août avec un groupe de policiers dont 3 sont sérieusement blessés place Denfert-Rochereau et un autre à la station de métro Bonne-Nouvelle.

Le 15 septembre 1958, jour de l’attentat à Paris contre le gouverneur Jacques Soustelle (UNR gaulliste, ancien résistant), les cars de police sont systématiquement mitraillés, rue Rivoli, dans le XVe arrondissement, à Vanves, à Issy-les-Moulineaux et à Boulogne-Billancourt. Un militaire est tué et deux autres blessés, rue Jean-Mermoz, à Joinville-le-Pont. Le 21 septembre, le mitraillage des voitures de police se poursuit à Villejuif, à l’Haÿ-les-Roses, à Aubervilliers. Tandis que les «  groupes de choc  » attaquent le commissariat d’Aulnay-sous-bois, où un inspecteur est blessé, l’OS fait sauter des usines de caoutchouc de Kléber-Colombes et sabote le relais de télévision du Havre. Deux femmes tentent le sabotage du poste émetteur clandestin de la DST, installé au troisième étage de la Tour Eiffel. L ’engin est découvert avant qu’il n’explose. Entre le 21 août et le 27 septembre, fin de la campagne, 56 sabotages ont été dénombrés et 242 attaques contre 181 objectifs. Les opérations ont fait 188 blessés et 82 morts. 

Le 28 septembre, le référendum voulu par le général de Gaulle donnait 98% de Oui en faveur de la constitution de la cinquième République.

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