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Benoit Willot

Ancien conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne)

58 ans, chargé de mission dans un organisme d'emploi et de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

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21 décembre 2006 4 21 /12 /décembre /2006 00:26

La réunion de clôture de la concertation préalable autour de l’aménagement du tronc commun aux autoroutes A4 et A86 s’est tenue à la préfecture de Créteil, le 20 décembre 2006.

Il y avait environ 60 participants, dont les représentants des associations de riverains et de défense de l ’environnement.

Un sujet a fait l’unanimité, c’est la conduite de la concertation par Jean-Pierre Tiffon, mandaté par la Commission nationale du débat public, et la qualité des réponses fournies par les services de l’équipement.

Il y a eu 650 participants aux différentes rencontres, soit 470 aux 5 réunions locales, 55 aux 2 ateliers thématiques, 60 pour les 2 visites de terrain, et autant pour la rencontre de clôture. 22.000 visites ont été enregistrées sur le site Internet, où 57 messages ont été postés et 7 contributions déposées. Par ailleurs, les remarques des habitants ont rempli 65 pages des registres placés dans les différentes mairies.

La synthèse des échanges ayant précédé la réunion de clôture a montré l’opportunité du projet, le traitement du tronc commun étant unanimement souhaité, avec une exigence d’urgence.

Il n’y a pas eu de pas de contribution d’associations ou d’élus en faveur du scénario A (l’élargissement de l’autoroute), même si de très rares individus ont souhaité sa mise en œuvre pour améliorer la circulation.

Pour le bruit, un consensus s’est dégagé pour demander que les protections permettent d’abaisser les nuisances subies par les riverains à 60 décibels de jour et 55 de nuit (valeurs moyennes), ce qui est la simple application des normes pour les nouveaux équipements.

Autre consensus, sur les opérations d’assainissement des eaux de ruissellement. Par contre, il semble que le projet n’ait guère d’influence sur la lutte contre la pollution aérienne, ce que beaucoup ont regretté.

Les circulations douces, c’est à dire les voies cyclables et passages piétons, ont fait l’objet de longs débats, avant qu’une solution de compromis ne se dessine. Plutôt que d’accoler une passerelle aux viaducs autoroutiers, il vaudrait mieux la faire de manière indépendante.

La question des travaux est apparue comme une des nuisances les plus redoutées, et l’emprise des chantiers a suscité bien des inquiétudes.

Enfin, le financement reste bien incertain. On attend une décision sur le partenariat public-privé prévu, et on n'a pas entendu la région, pourtant supposée être le premier contributeur.

Le débat a permis de reprendre des positions souvent exprimées, mais aussi d’avancer quelques propositions nouvelles, montrant de réelles avancées.

Je ne livre ici bien sûr que les points les plus saillants de mon point de vue, sachant que le site de la concertation donne le compte rendu intégral.

Gérard Rougé (ASEP, Polangis) considère qu'il faut que l'Etat remette en état les terrains qu'il occupe où qui serviront aux chantiers.

Edwige Padeieff (Verts, Créteil) a réclamé la suppression de la 5ème voie actuelle et souhait la construction de 2 passerelles entre Polangis et Nogent d’une part, Palissy et las Hauts de Joinville de l’autre.

Georges Nérin (divers droite, Joinville) a estimé qu’il s’agissait de « la concertation préalable la plus réussie » à laquelle il ait participé. Il a donné lecture du communiqué du comité de défense des riverains et des associations, d’ailleurs repris intégralement dans un vœu du conseil municipal de Joinville du 19 décembre.

Isabelle Rebeix (Joinville Rive Droite) a dit « oui à un scénario B amendé ». Elle réclame la réhabilitation du quai de la Marne, une voie nouvelle au nord du viaduc, le traitement des eaux au sud. Elle veut aussi qu'une collaboration continue au-delà de l’actuel processus.

Le président de l’Association du Coteau de Nogent, Marc Arazi a relevé que la position commune des associations des 3 villes les plus concernées a été validée par 102 des 103 votants lors de l’assemblée générale de l’association le 1er décembre.

Il faut prolonger les protections phoniques du viaduc jusqu’au parc du Tremblay a réclamé Marie Kennedy, maire-adjointe de Champigny et conseillère générale (Pcf).

Michel Laval (Joinville écologie) a estimé qu’on était proche d’une solution pragmatique.

Sabine Euverte (présidente de la nouvelle association Joinvillage) estime qu’il faut reconsidérer les voies de chantier envisagées en fonction des nouveaux besoins pour des travaux bien moindres que ce qui était prévu. Enfin, elle a présenté un plan d'un parcours reliant le Bois de Vincennes et le Tremblay, via Nogent et Polangis, par le square d’Yverdon à Nogent et une passerelle a construire sur la Marne. Le maire de Nogent, Jacques Martin (Ump) a rappelé que c’était là le passage de l’ancien passeur.

Quant à moi, Benoit Willot , je me suis prononcé contre les aménagements complémentaires qui contribuaient à élargir les voies et à donner un caractère « routier » au projet, alors qu’il fallait qu’il apparaisse comme environnemental. Je me suis également interrogé sur la compatibilité avec le plan de prévention du risque d’inondation (PPRI) des piliers prévus en Marne.

Le président des riverains du ru de Polangis (ASA) Xavier Moufflard a revendiqué le curage de ce canal.

Stéphane Chaulieu (maire-adjoint de Maisons Alfort) a insisté sur la réduction du bruit sur l’ensemble du tronçon.

Jacques Martin , qui est aussi conseiller général de Nogent, a souhait qu’on fasse appel à des architectes pour ne pas avoir un « boudin vert » trop laid dans nos villes. Il a également souhaité la réouverture de la bretelle qui, autrefois, permettait d’accéder à l’autoroute A4 en direction de l’Est à proximité du carrefour de Beauté, c’est à dire aux limites de Nogent, Joinville et Paris.

Marie-Anne Montchamp (députée, Ump) a rappelé avoir œuvré pour que cette concertation soit engagée.

Concluant la journée, Francis Rol-Tanguy (Directeur régional de l’équipement) a annoncé une réunion avec les maires fin janvier / début février pour une décision espérée du ministre en février. Il a indiqué qu’il « n'élimine pas le scénario A »; c'est-à-dire l’élargissement, mais il traduira le point de vue des riverains.

Reconnaissant qu’il avait sous-estimé, la gêne des travaux, il indique qu’il cherche un compromis pour éviter de trop grandes nuisances. Pour lui, les circulations douces ne sont pas de la responsabilité de l ’État ; son rôle dans l’aménagement d’une passerelle comme dans celle des terrains aujourd’hui délaissés ne serait donc que de répondre aux demandes des collectivités locales, sans être maître d'ouvrage. Un point de vue qui sera contesté.

Francis Rol-Tanguy, qui fut directeur de cabinet de Jean-Claude Gayssot, ministre de l’équipement, du Transport et du Logement (Pcf), a décidé de garder le site Internet de la concertation « jusqu’à la fin des travaux ». Il a estimé qu’un projet était « à portée de main »; pour des équipements phoniques n’impliquant pas de constructions lourdes mais suffisamment efficaces pour atteindre l’objectif recherché.

Francis Rol-Tanguy, Directeur régional de l’équipement d'Île de France

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Published by Benoit Willot - dans autoroute
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