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Joinville-le-Pont au jour le jour

Joinville-le-Pont au jour le jour

La vie locale sur les bords de Marne


SDF dans le Bois de Vincennes

Publié par Benoit Willot sur 13 Mars 2007, 00:00am

Catégories : #mal-logés

Angélique Négroni raconte dans le quotidien Le Figaro (1/02/2007) comment environ deux cents autres sans-domiciles fixes (SDF), il vit dans un des bois entourant Paris. 

« Pour se loger, certains ont choisi des tentes - souvent regroupées dans un même lieu, parfois disséminées -, d'autres ont monté des cabanons de fortune coiffés d'une bâche de plastique en guise de toit. D'autres encore se sont construits, avec une stupéfiante habileté, de véritables petits chalets, comme celui de ce vieux couple polonais, perché en haut d'une butte et coincé entre deux bretelles d'autoroute, près de Joinville-le-Pont. Devant cette datcha de bric et de broc, un petit potager soigneusement entretenu permet d'avoir en été des fruits et des légumes. »

Stephen, 39 ans, illustre « le parcours d'un homme ordinaire qui, avant de perdre son emploi, gagnait bien sa vie ». Il est à la rue depuis neuf ans.

En 1990, Stephen était propriétaire d'un appartement à Nogent-sur-Marne. Il avait femme, voiture, moto et bon salaire en tant que photograveur dans la publicité. Il part ensuite ouvrir une sandwicherie sur l’île de La Réunion augmente ses revenus mais se sépare de sa femme. Revenu à Paris, «tout s'enclenche mal » : missions intérimaires, CDD, expulsion, alcool puis la rue. C ’est à dire, « la boisson mais aussi le vol et la violence entre sans-abri ».

Il trouve le baraquement du Bois de Vincennes « une pièce insalubre d'un baraquement situé dans le bois de Vincennes qui borde les immeubles cossus de Nogent-sur-Marne ». Il y vit depuis six ans avec d'autres SDF. « Il y a Valérie, « la parano qui cherche sans cesse la bagarre ». Il y avait « son copain », mais parti depuis peu car « il était trop malade pour rester ici ». »

Une unité d'assistance aux personnes sans abri de la ville de Paris - un service créé depuis quatre ans – a pu le contacter il y a quelques mois. Grâce à eux, Stephen a retrouvé un travail en novembre 2006. Agent de surveillance, il gagne 1 000 euros par mois. Son objectif : quitter son baraquement et trouver un vrai logement.

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