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Benoit Willot

Ancien conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne)

58 ans, chargé de mission dans un organisme d'emploi et de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 18:37

Roger Belbéoch, qui fut maire-adjoint de Joinville-le-Pont dans la municipalité de gauche conduite par Guy Gibout (1977 – 1983) est aussi une figure historique du Val de Marne.

Après avoir tenté vainement de passer en Angleterre dès l’armistice de juin 1940, Roger Belbéoch rejoint la Résistance. C ’est à la demande de Robert Deloche (futur maire communiste de Joinville le Pont à la Libération) qu’il va s’engager dans la police, malgré son peu de goût pour ces activités. 

En 1942, Roger Belbéoch occupe un poste stratégique au commissariat du XIIème arrondissement de Paris : employé aux écritures, il fournit des faux papiers d’identité, des certificats de travail et d’hébergement. Il convainc ses supérieurs de libérer une femme juive, puis son mari. Le soir, il prévient ceux qui sont recherchés et ceux qui risquent d’être perquisitionnés. Il travaille ensuite au commissariat de Nogent-sur-Marne.

Dénoncé par un collègue, il est aussitôt livré au service des Affaires juives, quai des Orfèvres. On l’interroge, on le tabasse, il reste muet. On le torture, il refuse d’avouer. Une intervention de la Résistance lui permet d’échapper aux forces d’occupation, le temps de se remettre d’un traumatisme crânien et il reprend ses activités au péril de sa vie.

Roger Belbéoch raconte dans un livre, Je n'ai fait que mon devoir, comment son père communiste lui a appris à combattre toutes formes de discrimination, comment l’appel du 18 Juin l’a mobilisé, lui et ses camarades.

Roger Belbéoch répète qu’il n’est « pas un héros ». Il raconte cette peur qui l’étreignait souvent et lui trempait les mains. Il évoque sa fiancée de l’époque, Claudine Kaufmann. Le 16 juillet 1942, le jour de la rafle du Vél’d’Hiv, des policiers français, appliquant les ordres assassins du régime de Vichy, sont venus la chercher avec sa famille. Comme 13 152 autres juifs de Paris et de sa région, Claudine fut livrée à l’occupant nazi et déportée. Il ne l’a plus jamais revue.

Roger Belbéoch a été reconnu comme un Juste parmi les Nations, titre attribué par le musée-mémorial de Yad-Vashem à Jérusalem (Israël).

Roger est le fils de Joseph Belbéoch, ancien combattant de 1914-1918, tombé au combat, à la Libération, le 25 août 1944, sous les balles allemandes sur le pont de Joinville le Pont. Le carrefour qui marque l’entrée du pont de Joinville, côté rive droite, porte son nom.

Roger Belbéoch signe son livre dans la librairie de la place de la mairie, samedi 17 février à 10h.

Je n’ai fait que mon devoir. 1940-1944 : un juste dans les rangs de la police, Roger Belbéoch, éditions Robert Laffont, 2007.

 

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Published by Benoit Willot - dans histoire
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