Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Joinville-le-Pont au jour le jour

Joinville-le-Pont au jour le jour

La vie locale sur les bords de Marne


Le coût de la campagne électorale pour l’élection législative partielle de 2005

Publié par Benoit Willot sur 13 Mai 2007, 23:00pm

Catégories : #Législatives

L’élection législative partielle de septembre et octobre 2005 avait été provoquée par la démission du député en fonction, Olivier Dosne (Ump), suppléant de Marie-Anne Montchamp (Ump), qui, ayant perdu son poste de ministre, souhaitait siéger à nouveau à l’Assemblée nationale. Le scrutin avait été marqué par une très forte abstention, puisqu’il n’y avait eu que 24,3% de votants au premier tour et 23,9% au second. 

Le Journal officiel vient de publier (27/04/2007) les comptes des candidats. Rappelons que, selon la loi, tous les candidats sont tenus de faire régler leurs dépenses par un mandataire ou une association de financement ; ils ne doivent pas dépasser un plafond, fixé en 2005 à 57.156 €. Les candidats sont obligés de déposer un compte de campagne établi par un comptable. 

Ceux qui obtiennent plus de 5% des suffrages exprimés peuvent prétendre au remboursement de leurs frais, à hauteur, au maximum, de la moitié du plafond (28.578 €). 

De fait, les candidats seront restés en deçà de ce chiffre.

Marie-Anne Montchamp (Ump), qui a été élue, a obtenu 12 502 suffrages (cumul des deux tours). Elle aura eu le plus gros budget, avec 36 816 € de dépenses, soit 2,94 € par suffrage exprimé ; son remboursement s’est élevé à 23 721 €. C’est parmi les candidats ayant dépassé les 5% la seule à avoir obtenu une aide de sa formation politique (10.000 €). 

Nadine Bogossian (Ps), présente également au second tour a reçu 7 241 voix (cumul des deux tours). Elle affiche le troisième budget, avec 15 285 € de dépenses (totalement remboursées), soit 2,11 € par suffrage exprimé. 

Le second budget a été celui de la candidate du Pcf, Geneviève Vidy (12,5% des suffrages au premier tour) qui a dépensé 18 222 €, soit 11,36 € par suffrage exprimé. Elle a été remboursée de 17 878 €. 

Séverine de Compreignac (Udf, 10,9%) a déclaré des dépenses de 14 752 € et a obtenu de l’État un remboursement de 11 742 €. Le coût par suffrage exprimé se monte à 10,54 €. 

La plus économe a été la candidate des Verts, Annie Lahmer (8,6%) ; son compte (intégralement remboursé) s’élève à 2 092 €, c’est-à-dire 1,90 € par suffrage exprimé. 

Du côté du Front national, Sylvie Letellier (7,6%) annonce des dépenses de 7 986 € (intégralement remboursées), ce qui représente 8,20 € par suffrage exprimé. 

Deux candidats n’ont pas atteint le seuil de 5% : Gilles Inacio (MRC, 1,4%), affiche des dépenses de 3 371 € (18,68 €  par suffrage exprimé) qui ont été supportées par son parti. 

Enfin, Philippe Valette (divers droite, qui assurait vouloir se présenter à l’élection présidentielle) s’était contenté de 65 voix, soit 0,5%. Il n’a déclaré aucune dépense… 

Le coût total de la campagne aura été de 98 524 €, soit 1,83 € par électeur inscrit. Les recettes inscrites se sont montées à 103 174 €, dont 78 704 €.

Les 103 152 € de recettes mobilisées pour ce scrutin auront été apportées à 76,3% par le remboursement par l’État des avances faites par les candidats (78 704 €), à 13% par des apports de partis (13 371 €), à 6,3% par des dons de personnes physiques (6 550 €) et à 4,3% par des apports non remboursés de candidats (4 473 €).  

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents