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Benoit Willot

Ancien conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne)

58 ans, chargé de mission dans un organisme d'emploi et de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 21:04

Le stade Charléty à Paris est une vaste enceinte ; elle a pu accueillir, le 1er mai, plus de 40.000 personnes venues écouter Ségolène Royal, mais aussi profiter des très nombreux artistes qui avaient tenu à la soutenir : Benabar, Cali, Michel Delpech, Disiz la Peste, Dyonisos, Leny Escudero, Rachida Khalil, Indochine, Kery James, Juliette, Yvan Le Bolloch, Mafia Kafri, Mokobe, Sanseverino, Georges Moustaki, Yannick Noah, Renaud, Olivia Ruiz, Seyfu, Tetes Raides, Tiken Jah Fakoly, Grand corps malade… 

Mais il y avait un nombre bien plus grand de prétendants. Plus d’une heure avant le début de la réunion, les portes du stade étaient déjà fermées. Et, non compris ceux qui avaient rebroussé chemin, ils étaient plus de 20.000 à écouter de l’extérieur la musique et les interventions de la candidate à la présidence de la République.

Parmi ceux qui restaient devant la porte, mais avaient tenu à montrer leur enthousiasme, une délégation du Val de Marne.

Ci dossous le résumé du meetin par "20 minutes"

20h06 : Ségolène Royal demande aux électeurs d'avoir «l'audace» de porter une femme «à la tête de la France présidente». Après près d'une heure, son discours s'achève. Place à son hymne «Tous unis pour porter l'espérance, tous unis pour faire gagner la France, Ségolène tu peux compter sur nous, l'avenir sera au rendez-vous». Ségolène Royal salue la foule auprès des people comme Jacques Higelin ou Michel Boujenah.

20h04 :
Ségolène Royal déclare qu'elle soumettra, si elle est élue, un référendum sur les institutions «dès septembre». Au programme : un Parlement plus fort, un président de la République qui rend des comptes devant les députés, l'instauration de jurys citoyens, l'interdiction du cumul des mandats...

19h56 :
Ségolène Royal cite les syndicalistes Bernard Thibault (CGT) et François Chérèque (CFDT) qui, selon elle, s'opposent à la candidature de Nicolas Sarkozy. Elle appelle de ses Voeux une «République positive, du respect, rassemblée, qui donne à chacun un véritable désir d'avenirs». Elle regrette le mot «Karcher», ovationné selon elle par la droite lors du meeting de Bercy.

19h54 :
Continuant sa comparaison avec Mai 68 et la contre-manifestation sur les Champs-Elysées de l'époque, Ségolène Royal lance : «le Palais Omnisports de Bercy, ce n'est pas les Champs-Elysées. Doc Gynéco, ce n'est pas André Malraux. François Mauriac, ce n'est pas Bernard Tapie. Monsieur Sarkozy, ce n'est pas le général de Gaulle».

19h46 :
Ségolène Royal attaque Nicolas Sarkozy sur mai 68. «Quelle mouche l'a piqué?, se demande-t-elle. Mai 68, c'était il y a 40 ans!». Selon elle, Nicolas Sarkozy «veut un nouveau mai 68 pour y mettre de l'ordre». «Je veux la paix civile pour mon pays», se démarque-t-elle.

19h45 :
«Je rassemblerai les énergies d'où qu'elles viennent», explique Ségolène Royal qui veut rassembler largement. L'extrême gauche : «Nos vies valent mieux que leurs profits». Les altermondialistes : «Un autre monde est possible». Les centristes : «Rien ne se fera sans le goût de la démocratie, d'une Europe qui fonctionne et d'un Etat impartial».

19h35 :
La candidate socialiste s'en prend à la droite qui stigmatise, selon elle, les plus pauvres. Les abus liés aux aides sociales «n'ont rien à voir avec la fraude fiscale des plus riches», attaque-t-elle. Elle critique également les parachutes dorés des grands patrons, «contraires à la valeur travail».

19h25 :
Ségolène Royal fait un petit cours d'histoire et rappelle l'origine du 1er mai, une journée qui a «un sens historique pour tous les travailleurs et les travailleuses du monde entier». «L'Histoire n'est pas une bande-dessinée», martèle-t-elle.
Selon elle, ce sont les mêmes qui pensaient que les mineurs étaient des paresseux qui voulaient se lever tard au début du siècle et ceux qui pensaient que les congés payés allaient ruiner la France en 1936.

19h20 :
Ségolène Royal rend hommage au Français retenu otage en Afghanistan ainsi qu'à Ingrid Bétancourt. Elle invite les spectateurs «à écrire une nouvelle page de l'Histoire de France» en votant pour elle.

19h10 :
: Ségolène Royal commence son discours : «Je vous salue, peuple de France, peuple libre, peuple fier». «J'ai pris beaucoup de coups mais j'ai reçu aussi tellement de bonheur partagé comme ce soir», affirme-t-elle avant de se livrer à des «confidences»«j'ai tenu grâce à vous». «Car comment se fait-il qu'une petite fille de Lorraine, née à Dakar d'un père militaire, grandie dans un village des Vosges, quatrième d'une famille de 8 enfants, qui a eu le bonheur de suivre une réussite scolaire, comment se fait-il que je me trouve là ce soir devant vous?», s'interroge-t-elle, pas très modeste. «J'ai trébuché, je me suis relevée (...). Mon courage, c'est vous, c'est pour vous car mon projet, c'est vous», lance-t-elle enfin.

19h01 :
Ségolène Royal arrive dans le stade. Vêtue de rouge et de blanc, elle salue la foule qu'elle traverse.

19h :
Les organisateurs annoncent qu'en plus des 40.000 spectateurs dans le stade, 20.000 personnes sont présentes autour. Un total donc de 60.000 sympathisants.

18h45 :
Cali chante avec Mathias Malzieu «C'est quand le bonheur». Ils pogotent et roulent sur scène. Cali chante ensuite le «temps des cerises». Un peu avant, les «Têtes Raides» ont chanté «L'Iditenté», enregistré sur leur album avec Noir Désir.

18h30 :
DSK est arrivé dans les tribunes VIP, entouré d'un grand nombre de ténors du PS. Comme un Premier ministre. Il lance aux journalistes : «Sarkozy est favori dans les sondages aujourd'hui mais nous aurons l'avantage le jour du vote!».
Vincent Peillon explique que la campagne de Ségolène Royal se construit en trois temps : le concert de Charléty, le débat de mercredi et le dernier meeting jeudi à Lille. Charléty, «c'est la séquence énergie», selon le député européen.

18h25 :
Le comédien Jean-Pierre Darroussin appelle les ouvriers et les employés de France à ne «pas se tirer une balle dans le pied». «Allez Ségolène!», crie-t-il, repris par la foule.

18h15 :
Damien Saez chante. Avis aux amateurs.

17h55 :
Michel Delpech chante «Wight is Wight» en hommage à mai 1968. Une période décidément très présente dans les derniers jours de la campagne.

17h45 :
40.000 personnes sont dans le stade. Même les journalistes accrédités ne peuvent plus entrer. Emmanuel Béart et l'écrivain Nancy Huston sont de la partie. Le footballeur Vikash Dhorasoo s'explique sur sa participation : «C'est la première fois que je m'engage dans une campagne. J'ai eu envie de venir parce que je crois en Ségolène Royal. Elle est à gauche. Elle porte les valeurs de gauche, la solidarité et l'entraide. Sarkozy, lui, c'est la loi du plus fort, le libéralisme, pas de partage». Michel Rocard pense, lui, qu'on «peut gagner, j'attends la victoire».
Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, s'exclame : «On est tous dépassés par l'enthousiasme pour Ségolène Royal aujourd'hui».

17h15 :
Robert Hue, à côté de Michel Rocard, évoque la «bourgeoisie de l'argent» qui «n'a pas changé» et cite notamment son ralliement à Adolphe Thiers contre la Commune de Paris. «Et c'est pour ça qu'il faut voter Ségolène Royal», conclut l'ancien leader communiste.
Le footballeur Vikash Dhorasoo est également présent.

16h45 :
Le stade est plein. Les sympathisants qui arrivent se font refouler à l'entrée. Certains regrettent qu'aucun écran géant n'a été installé comme dimanche à Bercy pour Nicolas Sarkozy : ils ne pourront donc pas suivre le meeting.

16h40 :
Des people se font repérer dans les tribunes : le comédien Philippe Torreton, l'ex-agent Dominique Besnehard, la comédienne Danièle Evenou mais également le président de l'association Emmaüs, Martin Hirsch. Geveniève de Fontenay, également présente, parle d'un «grand moment». «La France est signe de Ségolène Royal, juge l'âme des Miss France. Côté esthétique, elle n'a rien à craindre. Elle gagne sans problèmes contre Nicolas Sarkozy».

16h15 :
Les organisateurs annoncent la présence de 30.000 personnes et précisent en attendre 40.000. David Assouline confie à 20 Minutes ne pas croire que Nicolas Sarkozy a pu réunir plus de 25.000 personnes à Bercy mercredi.
Yvan Le Bolloch prend le micro et salue le stade «où résonnent les clameurs de mai 68, n'en déplaise à certains». L'acteur salue la France «solidaire et métissée» et présente «une jeune artiste, Ségolène Royal, dont le dernier single s'appelle Désirs d'Avenir».
Dans la foule, des drapeaux tricolores côtoient des bannières anti-guerre marquées des quatre lettres «PACE» alors que certains sympathisants jonglent et font du break dance.
Thomas Hollande, le fils de François Hollande et de Ségolène Royal, serre des mains dans la foule. Comme un vrai politique. Sa mère est annoncée vers 17h30-18h.

15h45
: Beaucoup de personnes affluent vers le stade Charléty (Paris, XIIIème arr.) au deux tiers plein. Les rues avoisinantes sont bloquées et le parc Montsouris, à proximité, est rempli de militants ségolistes. Dans les gradins ou allongés sur la pelouse, les spectateurs écoutent le groupe «Gold» interpréter «Un peu plus près des étoiles» dont l’un des couplets se transforme, pour l’occasion, en «Ségolène brille encore». Sapho, elle, récite un poème d’Aragon. Alors que la candidate socialiste n’est pas encore arrivée, certains ténors du parti se promènent au milieu de la foule dont les couleurs dominantes sont le rouge, le violet et le bleu : Jean-Christophe Cambadélis, David Assouline, Patrick Bloche mais aussi Christiane Taubira accompagné de Dominique Sopo de SOS-Racisme.
Entre les chansons, des militants prennent la parole. Ainsi Anaïs, 17 ans, dit «vouloir le changement» alors que Hamid, la quarantaine, qui a voté Bayrou au premier tour, veut voter «contre Sarkozy». Un nom qui provoque des huées dans l’ensemble du stade.

Alexandre Sulzer avec Bastien Bonnefous au stade Charléty


20Minutes.fr, éditions du 01/05/2007

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Published by Benoit Willot - dans Présidentielle
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