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Joinville-le-Pont au jour le jour

Joinville-le-Pont au jour le jour

La vie locale sur les bords de Marne


D’autres Joinville (4) : nous croisons quelques petits rorquals

Publié par Benoit Willot sur 15 Août 2007, 23:00pm

Catégories : #international

L’île de Joinville en Antarctique est décidément très fréquentée. De fin novembre 2006 à février 2007, le Polarstern, navire de recherche de l'Alfred Wegener Institute, part pour expédition montée par le Census of Antarctic Marine Life (CAML). Une équipe internationale de biologistes veut visiter la zone navigable créée par le récent effondrement de deux icebergs géants, Larsen A et B.  

Educapoles, le site Internet éducatif de la Fondation polaire internationale, suit la mission.

En plus de sa mission de liaison avec les médias internationaux, Gauthier veut permettre aux jeunes de suivre cette expédition au travers de nouvelles régulièrement publiées sur EducaPoles. Des interviews de scientifiques présents à bord seront également publiées sur SciencePoles. Des vidéos sont également disponibles sur le site de la Cousteau Society. 

Voici le récit du passage passage du Polarstern sur l'île de Joinville en janvier 2007.

« Nuit du 6 au 7 janvier: fin d'une belle journée, marquée par le dernier chalut à poissons de la campagne halieutique, au nord de la Péninsule, contenant notamment quelques grandes ophiures aux bras interminables (étoiles de mer à bras grêles et mobiles). Nous pouvons enfin mettre le cap sur l'île de Joinville et les îlots qui l'entourent et nous engager dans l'Antarctic Sound, la passe qui la sépare de la Péninsule.

« Nous sommes toujours escortés de damiers du Cap, et croisons quelques petits rorquals, tout en doublant la station argentine d'Esperanza. Vers 5 heures du matin, entre icebergs et glaciers, et dans une lumière magnifique, nous laissons derrière nous les îles Rosamel, puis Paulet. Temps d'aller se coucher.

« Nuit du 7 au 8 janvier: nous approchons de notre première zone d'étude, la grande baie créée par la disparition de l'ice-shelf de Larsen A, une des premières "victimes" antarctiques des changements climatiques dus aux activités humaines. La lumière est encore plus pure que la veille, entre nuances de rose et de bleu. En descendant au sud, nous avons retrouvé la banquise fragmentée. Celle-ci se densifie à vue d'œil, et il devient parfois difficile de distinguer les épais fragments de banquise pluri-annuelle des plus petits icebergs.

« Ambiance inoubliable sur la passerelle où règnent les douces intonations celtiques de Loreena McKennit. Igor, l'officier de quart d'origine russe, slalome du mieux qu'il peut avec un bateau de plus de 100 m, tout en se délectant comme tout le monde du paysage. Mais vers 3 heures du matin, le bateau ricoche brièvement entre deux petits icebergs. Cette fois c'est trop, et après une seconde tentative sous la lune montante, le capitaine décide de tourner les talons, et de repartir vers la haute mer pour rejoindre notre seconde et plus importante zone de recherche : Larsen B. »

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