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Joinville-le-Pont au jour le jour

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La vie locale sur les bords de Marne


Deux témoignages sur les services de l’emploi privés

Publié par Benoit Willot sur 29 Juillet 2007, 23:00pm

Catégories : #Emploi

Suite à mon article du 22/06/2007 (Services de l’emploi privés dans le Val de Marne) concernant le service de retour à l'emploi confié par l’Assédic de l’Est parisien à la société britannique A4E, un demandeur d’emploi m’envoie son témoignage. Je le complète par celui d’un second utilisateur de services privés, celui-là à Paris.

E. est actuellement au chômage :  « ayant reçu la proposition par l'ANPE de bénéficier d'un accompagnement par A4E (proposition déjà forcée, puisque sans alternative Anpe, mais soumise de façon très diplomatique et cordiale), je me suis rendu au rendez-vous

« A ma grande surprise, nous avons d'abord eu droit à une réunion d'information globale (une dizaine de personne), entretenue par le directeur communication (ex commercial) dont les propos me semblaient rassurant et attirant quand à leurs méthodes.

« De plus, il nous annonça que nous pouvions accepter ou refuser de signer le contrat qui allait nous lier, et que dans le cas d'un refus nous serions sur l'Anpe.

« Suite à cette réunion, un entretien individuel avec notre futur conseiller interlocuteur personnel se présentait.

« Je m'empressai donc de lui exposer mon projet professionnel, puisque ma motivation n'avait été nullement atteinte par les dires de cet expert en communication. Suite à une remarquable concentration d'écoute de sa part, j'entendis, ensuite, comme un fort décalage dans les actions qu'il me proposait de mettre en route pour moi... Fort de mes convictions et des probabilités de réussite de mon projet longuement examinées avec mon ancienne conseillère Anpe, j'insistai et lui demande ouvertement, cette fois, ce qu'il peut faire pour moi. A ma grande surprise et compte-tenu qu'une infime partie de mon projet nécessite une formation extérieure, sa réponse fut "rien" [à cause du] manque de moyens de financement pour des formations externes à leur structure.

« Désabusé, mais retrouvant de sa part une écoute plus concrète, nous convenions "ensemble" qu'il avait pour moi aucun intérêt à faire parti d'A4E. Il me demanda de signer un contrat justificatif de refus. Méfiant, je lui demandai s'il n’y avait pas de risque de suspension d'indemnités Assédic, puisqu'il m'apparaissait, à cet instant, compréhensif de ma situation justifiée. Il me dit que non en se permettant même d'appuyer sa réponse par l'argument flou mais haut en couleur "ça n'a aucune incidence" !...

« Aujourd'hui, un mois après, et sans nouvelle de mon interlocutrice Anpe qui m'avait toujours soutenue dans mes actions et démarches, et qui m'avait signalé "son plaisir d'avoir à faire à quelqu'un de motivé et construit dans ses objectifs", je reçois cette lettre des Assédic dont je vous laisse apprécier le contenu...:

Monsieur,

 

 

Inscrit comme demandeur d'emploi, vous êtes indemnisé par nos services.

 

 

Lors de votre entretien avec l'ANPE, il vous a été proposé de bénéficier d'un accompagnement personnalisé avec la société A 4E.

 

 

Vous avez refusé cette aide pour convenance personnelle.

 

 

A ce jour, nous constatons que vous êtes toujours à la recherche d'un emploi.

 

 

Nous souhaitons faire un point d'étape sur votre situation, et vous convions à prendre rendez-vous avec A4E au numéro suivant : 00 00 00 00 00

 

 

Restant à votre disposition, nous vous prions d'agréer, Monsieur, l'expression de nos salutations distinguées. »

 

 

Second exemple. Il s’agit de M., ancien professionnel de la communication dans le secteur du spectacle, Rmiste et âgé de plus de 50 ans. Son conseiller Anpe l’oriente vers une autre société privée pour une prestation classique, baptisée Objectif emploi.

Il s’agit d’Altedia, une filiale de la « Business Line Human Capital Solutions » du groupe franco-suisse de travail temporaire Adecco.

Mais ladite société estime, après entretien, que le cas de M. est sans doute trop difficile – en tout cas pour la rémunération versée à ladite société. Son conseiller lui indique que l’entreprise voudrait renégocier son contrat pour avoir une convention particulière concernant les personnes de plus de 50 ans.

En attendant l’issue de ces discussions de marchands de tapis , M. est sans soutien, alors qu’il vit une situation très difficile, rencontrant de nombreuses difficultés cumulées.

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