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Benoit Willot

Ancien conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne)

58 ans, chargé de mission dans un organisme d'emploi et de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 00:07

Né le 26 février 1886 à Paris, André Blocher était instituteur et ancien combattant. Il était militant au parti socialiste SFIO, qui avait pour secrétaire général Ludovic-Oscar Frossard depuis 1918. Les tensions nées de la Première guerre mondiale et de la révolution russe de 1917 étaient fortes, et elles allaient aboutir en 1920 à la scission entre les socialistes et les communistes.

Mais en 1919, les deux branches du mouvement ouvrier français sont encore unies. À Joinville-le-Pont c’est André Blocher qui est tête de liste socialiste pour le scrutin municipal de 1919. Le vote aurait dû avoir lieu en 1916, mais avait été reporté à cause du conflit. Il est marqué par un évènement dramatique, puisque le maire sortant, Achille Mermet meurt entre les deux tours.

Les candidats socialistes recueillent un peu plus de 30% des votes du premier tour le 30 novembre, avec en moyenne 500 voix sur 1 660 suffrages exprimés. Ils améliorent leur score au second tour le 7 décembre, avec 34,3% (502 voix en moyenne sur 1 462 suffrages). La liste d’André Blocher n’obtient cependant pas de siège.

Après la partition de l’ancienne SFIO en deux formations, André Blocher semble privilégier son activité dans les organisations d’anciens combattants sur l’engagement politique. Il exerce des responsabilités à l’Association républicaine des anciens combattants (ARAC).

C’est sous cette étiquette qu’il se présentera, au second tour des élections municipales de 1935. Au premier tour, une liste socialiste SFIO dirigée par Robert Derivière obtient une moyenne de 374 voix, sur 3 046 suffrages exprimés (12,3%), tandis que la liste communiste de Robert Deloche (futur maire de Joinville le Pont) recueille 690 voix de moyenne (22,7%). Les deux responsables cèdent la tête de liste à André Blocher, sans parti, président de l’ARAC. Il a parmi ses colistiers 16 communistes et 10 socialistes. Sa liste obtient 1 152 en moyenne soit 49,3% des voix, tandis que la liste de droite de Léon Lesestre est créditée en moyenne de 1 187 voix (50,7%). Deux élus de gauche entrent au conseil municipal, Robert Deloche et Paul Rouhaud (tous deux PCF) mais André Blocher n’est pas élu. La liste Lesestre remporte les 25 autres sièges.

À la Libération, en 1944, André Blocher est membre du Comité local de Libération en tant que secrétaire de l’ARAC. Il est également membre du Comité joinvillais de la renaissance française. Il est élu pour la première fois conseiller municipal le 29 avril 1945, toujours sous l’étiquette de l’ARAC. Robert Deloche est alors élu maire.

André Blocher est réélu conseiller municipal le 19 octobre 1947, sur la liste d’union entre les communistes et les radicaux, conduite par Robert Deloche, qui a 13 élus sur 27. Il est une nouvelle fois réélu conseiller municipal le 26 avril 1953 et siège alors dans l’opposition au maire de droite, Georges Defert. Pendant ces mandats, André Blocher est étiquette comme un indépendant de gauche.

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