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Benoit Willot

Ancien conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne)

58 ans, chargé de mission dans un organisme d'emploi et de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 17:18

Les premières études sur le bruit engendré par l’autoroute qui traverse la Marne entre Nogent et Joinville en viaduc datent de juin 1977 ; elles ont été financées par l’Association pour la sauvegarde de l’environnement de Polangis (ASEP), et montraient, déjà, que le tronçon provoquait un bruit considérable, dans un secteur encore très tranquille l’année passée, puisque l’autoroute de l’Est venait d’être inaugurée. Le préfet, saisi par les élus des Bords de Marne, lançait lui-même à la fin de la même année ses propres études pour constater la même chose : l’A4 est bruyante.
Et depuis 35 ans, de nouvelles études se succèdent, régulièrement. Toutes ont les mêmes conclusions : çà fait un sacré bruit, ces autoroutes ! Entre-temps, l’A86 s’est en effet ajoutée à l’A4 sur un tronc commun entre le tunnel de Nogent et le viaduc de Saint-Maurice.
Il y a eu les études liées aux deux enquêtes d’utilité publique, non mises en œuvre, et puis celles pour la grande concertation de 2006. Elles concluaient : « Pendant la période de jour (6h-22h), des niveaux de bruit supérieurs à 60 dB(A) se trouvent en façade des habitations directement exposées et situées à moins de 250 m de l’axe du tronc commun A4-A86. En certains points, la gêne sonore est même supérieure à 65 dB(A). » Depuis, les mini-protections anti-bruit en place se détériorent de plus en plus : ébréchées, taggées, cassées et jamais réparées ; elles étaient très peu efficaces, mais elles sont en train de disparaître.
La fameuse concertation s’est terminée début 2007 par un consensus entre les services de l’État, les collectivités territoriales et les associations, sur le scénario le moins cher, préconisant le traitement des pollutions de l’eau, la protection contre le bruit, la diminution de la gêne lumineuse et l’aménagement des terrains expropriés et inutilisés depuis.
Et depuis, plus rien… Si ce n’est, à intervalle régulier, de nouvelles vagues promesses : ainsi, le 27 septembre 2007, Jean-Louis Borloo, alors ministre, annonce qu’il se prononcera « prochainement » sur le dossier. Le 12 décembre de la même année, c’est le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui indique que « ces projets [l’aménagement du tronc commun et le métro Orbival] bénéficieront d’une ambition et d’une priorité nouvelles. » 
Aussi, quand les députés-maires de Maisons-Alfort et de Joinville-le-Pont, Michel Herbillon et Olivier Dosne (tous deux Ump) ont été voir le 13 décembre dernier la ministre de l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, on était un peu sceptique. Mais tout de même, on espérait un petit quelque chose en se disant que l’État allait bien finir par respecter sa parole.
La ministre s’est effectivement engagée « sur la conduite d'une nouvelle campagne de mesures acoustiques ». Et sur quoi déboucheraient ces études ? Sur des travaux ? Vous n’y êtes pas : « Les résultats de ces études permettront de réexaminer le caractère prioritaire du traitement phonique sur le tronc commun A4/A86. »
C’était prioritaire en 1977, en 1985, en 1998, en 2006… et çà pourrait le redevenir, peut-être, en 2012. Le quotidien régional Le Parisien rendait compte de la réponse de la ministre dans un article le 12 janvier (à retrouver ci-joint). Il relevait une « incrédulité dans les rangs des associations ». Ainsi, Michel Riousset, vice-président du Comité de défense de l'environnement du tronc commun A4-A86, « Il n'y a rien de concret, pas de décret, pas de déclaration d'utilité publique, on ne parle pas également d'argent ! On va une énième fois réaliser des mesures de bruit alors qu'il y en a déjà eu plein. » Revenant au fond du sujet, le président de l’ASEP rappelait : « L'État s'était engagé à installer des écrans antibruit, a supprimer tous les rejets des eaux polluées de l'autoroute qui se déversent dans la Marne... Depuis, rien n'a bougé. C’est scandaleux !»
Pour réagir à ces annonces, les sept associations de Joinville, Nogent et Champigny et les autres membres du Comité (dont moi-même) ont fait paraître une publicité dans le même journal le lendemain souhaitant une « bonne année aux responsables d’un État qui ne respecte pas ses engagements » et émettant le vœu qu’en 2012, il en soit autrement.
 

 

2012 01 comite A4 pub

 

Le Comité de défense de l’environnement du tronc commun A4 - A86, relancé en septembre 2009, regroupe des associations de défense de l’environnement des communes riveraines : l’Association pour la sauvegarde de l’environnement de Polangis, l’Association des Nogentais (Nogent sur Marne), le Groupement de riverains du Quartier du Tremblay (Champigny), Joinville Rive Droite, Joinville écologie, l’Association syndicale autorisée des riverains du canal de Polangis (ASA) et le Comité de l’île Fanac. Il comprend également des membres individuels et des élus. Il est présidé par Pierre Aubry, ancien député-maire de Joinville.

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Published by Benoit Willot - dans autoroute
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