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Benoit Willot

Ancien conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne)

58 ans, chargé de mission dans un organisme d'emploi et de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

Joinville-le-Pont au jour le jour est compatible avec tous les téléphones portables permettant un accès à internet :

6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 21:23

 

Lors du conseil municipal du 8 février 2011, je demandais au député-maire de Joinville-le-Pont, Olivier Dosne (Ump) de m’indiquer « quel est le montant de l’amende que doit payer Joinville en application des dispositions de la loi pour ne pas respecter ses obligations légales ? » En effet, en application de la loi du 25 mars 2009 de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion, la commune de Joinville est tenue de disposer au minimum d’une place d’hébergement par tranche de 1 000 habitants, soit 18 places. Or, depuis la fermeture du centre d’hébergement d’urgence de l’avenue Gallieni, Joinville n’en a plus du tout.

Le maire me répondait sèchement : « une fois de plus, vous faites erreur sur ce sujet, et entretenez une polémique stérile ». Puis il continuait : « Le Préfet, qui a salué notre travail, ne nous a notifié aucune amende pour le moment. »

Toute la subtilité de la phrase était dans « pour le moment ». En effet, moins de deux mois plus tard, le budget de Joinville-le-Pont pour l’année 2011 (voté le 5 avril) incluait une ligne curieuse, qui ne faisait l’objet d’aucun commentaire ni explication : « 6557 – Contribution à la politique de l’habitat : 16 000 €. »

Le maire a dû reconnaître, à ma demande, qu’il s’agissait bien de la fameuse amende. Il a démenti m’avoir trompé, en assurant que ladite amende n’était pas « notifiée », mais qu’il prévoyait quand même d’avoir à la payer…

La prévision est d’ailleurs sous-estimée : l’amende devrait, en effet se monter à 18 fois le potentiel fiscal par habitant (fixé à 1 080 €) soit 19 440 €.

En refusant d’assumer ses responsabilités légales en matière d’hébergement, Joinville va donc devoir consacrer une somme non négligeable – à l’instar de villes comme Nogent (maire, Jacques Martin, Ump) ou Saint Maur (député-maire Henri Plagnol, Ump), qui préfèrent payer des amendes plutôt que de construire des logements sociaux.

Les trois élus Ump, dont la mésentente est notoire, savent au moins se retrouver sur des choix essentiels : le refus de l’application des lois sociales.

Chu_2009--6-.JPG L’ancien centre d’hébergement d’urgence de l’avenue Gallieni, inoccupé depuis 2008.

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Published by Benoit Willot - dans mal-logés
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commentaires

Cinpisink 03/05/2011 00:04



Bah, ça fait moins de 2 roros par Joinvillais. pas de quoi pleurer.



Laurent FEIGENBAUM 07/04/2011 14:58



En effet pour aller au fond des chose il faudrait connaitre le coût de la mise au norme de ce bâtiment aisni que celui de son usage au moins saisonnier pour comparer avec le probable
mal-fondé de la décision miunicipale.



joinvillais en colère 07/04/2011 14:27



 


Le pharmacien député-maire conseiller général est encore une fois pris en flagrant délit de dissimulation d'informations sur le budget de la ville.


Il espérait bien que personne ne s'en rendrait compte et pensait ainsi pouvoir rigoler de la farce faite à ses opposants . C'est bien conforme à ses agissements habituels, prise de décisions dans
l'opacité la plus totale et tours de passe passe dans les écritures comptables.


L'opposition se doit d'être vigilante tant nous avons à faire à une majorité municipale fourbe et calculatrice.


Quel gâchis, non seulement le choix de la fermeture de la structure d'accueil des SDF en 2008 laisse dormir les malheureux dans la rue chaque hiver, mais en plus les Joinvillais paieront avec
leurs impôts l'amende qui ne tardera pas à être infligée à la ville comme le prévoit la loi SRU. Avec cet argent on aurait pu rénover l'ancienne structure avenue Galliéni, mais non, le Maire
préfère jeter


19 000 Euros au caniveau. Gère-t-il la pharmacie avec autant d'approximation et de désinvolture ? J'en doute un peu.


 



Laurent FEIGENBAUM 06/04/2011 22:54



Salauds de Pauvres (second Degré)  ! On doit payer pour les héberger et ensuite même si on refuse de les héberger. Peut-être plus encore ? De quoi être dégoûté de tant d'Abnégation au
Service d'une Municipalité. Et impossible de tromper la Vigilance des ELus d'Opposition sur le Sujet, surtout celle de l'un d'entre Eux apparemment, ..... Coquin de Sort .....



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