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Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 23:19

C’est en 1976 que quatre aumôniers de prison, protestants et catholiques, fondent l’Association réflexion action prison et justice (Arapej Île-de-France). Ils se disaient « effarés par la détresse matérielle et morale des sortants de prison. »
Aujourd’hui, l’association gère une vingtaine d’établissements dans six départements d’Île de France. Elle emploie de travailleurs sociaux et mobilise des bénévoles pour permettre à ceux qui ont payé leur dette à la société d’avoir une chance de s’en sortir.
L’Arapej est présidée par une magistrate, Irène Carbonnier, avocat général à la Cour d’appel d’Agen et membre du Comité national de lutte contre la violence à l'école. En 1998, en tant qu’assesseur du président de la cour d'appel de Bordeaux Jean-Louis Castagnède, elle avait contribué à juger l’ancien préfet collaborateur Maurice Papon. Irène Carbonnier considère que la lutte pour contre la récidive « nécessite des politiques publiques réelles et efficaces d'aménagement et de suivi de la peine. »
En 2010, l’Arapej a accueilli près de 12 000 personnes en leur offrant un hébergement, des formations, des emplois d’insertion, un accompagnement social ou des conseils juridiques. La croissance de son activité est continue ; la politique pénale, toujours plus répressive, fait que plus de gens rentrent et donc sortent un jour de prison. Mais, au-delà des libérés d’établissements pénitentiaires, l’association s’adresse à « toutes personnes en détresse sociale. »
Dans le Val de Marne, l’association dispose de logements à Créteil, Vitry et Choisy. Elle mène des actions de formation et notamment des chantiers d’insertion dans les métiers du bâtiment. L’ensemble de l’activité bénéficie d’un subventionnement des pouvoirs publics, notamment de l’État, au titre de ses missions sociales qui visent à éviter que les gens accueillis retournent à la rue, en leur proposant un accompagnement social et professionnel.
Pour faire face à l’augmentation continue des besoins, l’Arapej du Val de Marne a dû libérer un des logements qu’elle utilisait pour ses bureaux. Elle s’est installée mi-novembre dans les anciens locaux de la Croix-Rouge, rue de l’Eglise à Joinville le Pont.
Une dizaine de salariés, essentiellement des travailleurs sociaux, se sont installés dans des locaux qui conservent ainsi leur vocation en direction des personnes en difficulté.
L'association a pour but la réinsertion des sortants de prison, je suis actuellement au service juridique qui est à la fois un service ressources pour la direction et un service public pour les personnes incarcérées et leur famille (droit pénal, droit social).
Souhaitons que cette nouvelle association joinvillaise puisse trouver tout l’appui dont elle a besoin pour exercer son activité particulièrement complexe et nécessaire.

 

Par Benoit Willot - Publié dans : vie sociale - Communauté : Val de Marne - Ecrire un commentaire
Voir les 5 commentaires
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Commentaires

M. Willot; la Mairie est-elle au courant de cette implantation associative en plein centre ville et face à un lycée professionnel qui accueille de nombreux jeunes ???? ......Je doute que les joinvillais soient d'accord !

Commentaire n°1 posté par Majorité silencieuse le 28/12/2011 à 21h42

Dans un pays libre, les gens qui ne sont pas soumis à une contrainte particulière ont droit de s'installer ou de voyager où ils veulent. Que la mairie soit, ou non, d'accord. Ce n'est évidemment pas le cas dans les dictatures.

Réponse de Benoit Willot le 05/01/2012 à 00h19

Bonjour Monsieur,

Arapej organisera dans ces bureaux un service d'accueil de personnes bénéficiant d'un aménagement de peine, points d'accès au droit, accueil de personnes toxicomanes et atteintes de pathologies graves, chantiers d'insertion, etc.

Il semblerait que l'abréviation "etc" cache le terme de délinquant sexuel. Je m'étonne qu'Arapej et vous-même puissiez vous féliciter de s'installer à quelques mètres d'un établissement scolaire ou des adolescents pourraient devenir des proies faciles et accessibles à ces personnes. Il est un souvenir douloureux et hélas encore bien présent ; la mort d'Agnès Marin survenue au collège Cévenol du Chambon-sur-Lignon.

Plusieurs questions :

Avez-vous alerté les établissements scolaires voisins sur l'arrivée possible de délinquants sexuels dans leur périmètre ?

Avez-vous alerté la police municipale et la mairie des risques encourus par la population ?

Avez-vous prévenu les associations de parents d'élèves ?

Je suis tout de même étonné que vous mettiez en avant votre contribution à cette association en omettant de dire une partie des risques graves encourus par la population.

Tout cela me laisse perplexe......

Claude Chambon

Commentaire n°2 posté par chambon le 03/01/2012 à 10h01

Quels sont les "risques encourus par la population"? Le risque le plus grave, c'est de laisser des gens sortir de prison sans leur proposer quoi que ce soit: un hébergement, une formation, une perspective de travail, des soins... C'est alors la quasi-certitude d'une récidive. Des associations comme Arapej contribuent justement à réduire fortement ce risque; c'est d'ailleurs pour cela qu'elles sont soutenues par les pouvoirs publics.

Réponse de Benoit Willot le 05/01/2012 à 00h23

Bonjour Monsieur

Je suis étonné que les commentaires restent sans réponse de votre part. Commencez-vous à prendre conscience des risques auxquels vous exposer nos jeunes ?

Claude Chambon

Commentaire n°3 posté par claude chambon le 04/01/2012 à 15h36

Il est étonnant de dire que, moi, j'exposerai "nos" jeunes à des risques.

Réponse de Benoit Willot le 05/01/2012 à 00h17

Le risque est réel :

Celui d'offrir à des délinquants sexuels, des proies innocentes et non alertées sur les risques encourus dans leur environnement proche.
Si un malheur comme celui de la pauvre Agnès se reproduit chez nous que direz-vous aux parents ?
Que les délinquants sexuels ont le droit de se déplacer et côtoyer des possibles victimes.
Au nom du droit, c'est pour la bonne cause !


Assumerez-vous vos responsabilités et vos commentaires le jour où une enfant sera la victime ?
Comment expliquerez-vous que les droits des délinquants passent au-dessus de la protection de la population et de son information ?
Comment justifierez-vous le fait d'avoir poussé l'installation d'Arapej si près d'un établissement scolaire, au nom de votre amitié avec son responsable ?
Pourquoi avez-vous modifié votre texte original en enlevant la partie où vous expliquiez que vous intervenez en qualité de juriste ?

Je confirme : vous exposez nos jeunes


Cordialement
Claude Chambon

Commentaire n°4 posté par Claude Chambon le 09/01/2012 à 09h55

Les personnes sorties de prison après avoir purgé leurs peines ne sont pas des délinquants. Je ne comprends rien sur les allusions à un original modifié, à ma pseudo-quallité de juriste ou à des prétendues amités avec je ne sais qui.

Je n'ai jamais "poussé l'installation" d'Arapej (que je ne connaissais pas avant leur installation à Joinville. Mais j'ai de l'adminiration pour les travailleurs sociaux et bénévoles qui font un travail si ingrat, si décrié, mais en même temps si utile pour la protection de tous et la réinsertion de ceux qui ont payé leur dette envers la société.

Réponse de Benoit Willot le 09/01/2012 à 23h50

"De toutes les passions, la peur est celle qui affaiblit le plus le jugement"

Cardinal (Jean-François de Gondi) de Retz 1613 - 1679

 

 


Commentaire n°5 posté par Michel Garenne le 13/01/2012 à 21h38

Benoit Willot

Conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne) liste Joinville en mouvement

55 ans, chargé de mission dans un organisme d'emploi et de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

Joinville-le-Pont au jour le jour est compatible avec tous les téléphones portables permettant un accès à internet :

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Conseil municipal de Joinville-le-Pont
Dates prévisionnelles, sous réserve de modification

Mardi 7 février 2012, 20h30

Mardi 27 mars

Mardi 22 mai

Mardi 26 juin

 

Les élus de gauche de Joinville :
Benoit Willot, Marc VerstraeteMarie-France Astégiani-Merrain, Yves Tamet, André Maizener

 

Le site de la liste Joinville en mouvement

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L’avis publié le 6 mars 2010 par le commissaire enquêteur sur la création de la zone d’aménagement concerté (Zac) des Hauts de Joinville et la modification du plan local d’urbanisme (PLU) liée à cette opération est devenu défavorable avec le refus, par la majorité municipale, d’accéder aux réserves obligatoires formulées dans ce document.

L’enquête d’utilité publique la modification du plan local d’urbanisme concernant plusieurs zones d’activités tertiaires a lieu du 15 février au 15 avril 2010. Elle a porté principalement sur l’augmentation de la possibilité de construire sur l’actuel parking de la gare RER. Mais elle concernait aussi d'autres zones de Joinville comme la zone cinématographique Charles Pathé, le terrain de l'usine Eaux de Paris et la rue des Platanes.

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