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Benoit Willot

Ancien conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne)

58 ans, chargé de mission dans un organisme d'emploi et de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 00:04

Tribune libre des élus de la liste Joinville en mouvement dans le magazine de Joinville-le-Pont, décembre 2009.

Retrouvez ici les précédentes tribunes libres.

Le 13 octobre 2009 le conseil municipal a approuvé la mise en place de la « vidéo–protection » sur notre commune. Seuls les élus de notre groupe ont voté contre, ce vote mérite une explication.

Juridiquement la vidéo-protection n’existe pas, seule la vidéosurveillance fait l’objet d’un cadre légal (loi du 10/01/1995, loi du 06/08/2004 modifiant la loi du 06/01/1978 dite « informatique et libertés »).

Employer le terme « protection » au lieu de « surveillance » n’est pas innocent, cette méthode laisse à penser que les caméras installées sur la voie publique ont pour effet de protéger la population.

Il n’en est rien car la vidéosurveillance ne protège pas, elle permet au mieux d’identifier (rarement) les auteurs de délits, notamment routiers. Par contre elle provoque le déplacement des actes de délinquance vers des zones non équipées et moins fréquentées.

Il est démontré que la vidéosurveillance a peu d’effet sur le niveau de délinquance et qu’au surplus elle a un coût certain à comparer avec sa faible efficacité.

Ainsi aux États-Unis de grandes villes telles que Miami et Atlantic City (villes de haut niveau de criminalité) ont purement et simplement abandonné l’usage systématique des caméras.

En Grande-Bretagne, une étude du ministère de l’intérieur, reprise par l’équivalent de la CNIL, a prouvé que les dispositifs évalués avaient peu d’effet sur les niveaux de criminalité.

Il s’agit de combattre « l’insécurité ressentie », objectif politique voire politicien de la majorité municipale. Or il s’agit d’une notion non quantifiable à la différence des infractions constatées.

Les mesures déjà prises par la municipalité en partenariat avec la police nationale et la RATP auraient permis une baisse de 30% de la délinquance de proximité sur les huit premiers mois de l’année. N’était-il pas plus efficace, moins onéreux et moins attentatoire aux libertés individuelles, d’approfondir ces partenariats ?

Rien ne remplace une police formée pour lutter contre la délinquance.

Car la vidéosurveillance, parce que le traitement des données recueillies est mal contrôlé, est dangereuse pour les libertés, chaque citoyen surveillé ayant peu de moyens pour faire contrôler l’usage abusif (le risque est réel) des données filmées et enregistrées.

Nous sommes pour une lutte résolue contre la délinquance, pour une politique de prévention adaptée à la réalité du terrain, mais opposés à un système de surveillance onéreux, inefficace et dangereux pour nos libertés.

Yves Tamet

www.joinville-en-mouvement.ouvaton.org

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Published by Benoit Willot - dans sécurité et justice
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Guillaume 02/12/2009 14:30


C’est la dernière ligne droite pour vous exprimer sur la France qu’on aime, à l’occasion du Tour de France du Parti Socialiste.

Echangez vos idées en ligne sur : http://lafrancequonaime.fr/
avant la dernière réunion ce soir à Rennes qui clôture cette séquence de débat.

Et retrouvez l’ensemble de vos idées en ligne sur Le baromètre des contributions !


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