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Benoit Willot

Ancien conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne)

58 ans, chargé de mission dans un organisme d'emploi et de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 10:14

L’association Osez le féminisme estime que « le traitement de l’affaire DSK [Dominique Strauss-Kahn] entretient la confusion des esprits » et s’inquiète « du traitement de cette affaire et de plusieurs prises de parole publiques qui entretiennent de nombreuses idées reçues autour des violences faites aux femmes. »

Avec d’autres mouvement, elle a donc lancé vendredi 20 mai 2011 un appel « Sexisme : ils se lâchent, les femmes trinquent », soutenu par plusieurs autres associations comme La Barbe et Paroles de Femmes. Dimanche matin, il était signé par plus de 10 000 personnes.

Parmi les premières signataires, on remarque Audrey Pulvar, Florence Foresti, Clémentine Autain, Françoise Héritier, Eric Fassin, Yvette Roudy, Christine Ockrent, Florence Monteynaud, Isabelle Alonso, Annick Coupé, Patric Jean, Marie-Françoise Colombani, Agnès Bihl, Annie Ernaux, Geneviève Fraisse, Julien Bayou, Dominique Méda, Caroline Mecary, Giulia Foïs... Il y a également Esther Benbassa, universitaire et candidate désignée par Europe écologie – Les Verts pour devenir sénatrice en septembre prochain dans le Val de Marne sur la liste de gauche. 

Pour exprimer leur ras-le-bol du sexisme, les associations initiatrices de l’appel organisent à Paris, un rassemblement contre le sexisme dimanche 22 mai 2011 à 17h

Voici le texte de l’appel :

Depuis une semaine, nous sommes abasourdies par le déferlement quotidien de propos misogynes tenus par des personnalités publiques, largement relayés sur nos écrans, postes de radios, lieux de travail comme sur les réseaux sociaux. Nous avons eu droit à un florilège de remarques sexistes, du « il n’y a pas mort d’homme » au « troussage de domestique » en passant par « c’est un tort d’aimer les femmes ? » ou les commentaires établissant un lien entre l’apparence physique des femmes, leur tenue vestimentaire et le comportement des hommes qu’elles croisent.

Nous sommes en colère, révoltées et révoltés, indignées et indignés.

Nous ne savons pas ce qui s’est passé à New York samedi dernier mais nous savons ce qui se passe en France depuis une semaine. Nous assistons à une fulgurante remontée à la surface de réflexes sexistes et réactionnaires, si prompts à surgir chez une partie des élites françaises.

Ces propos illustrent l’impunité qui règne dans notre pays quant à l’expression publique d’un sexisme décomplexé. Autant de tolérance ne serait acceptée dans nul autre cas de discrimination.

Ces propos tendent à minimiser la gravité du viol, tendent à en faire une situation aux frontières floues, plus ou moins acceptable, une sorte de dérapage. Ils envoient un message simple aux victimes présentes et futures : « ne portez pas plainte ». Nous le rappelons : le viol et la tentative de viol sont des crimes.

Ces propos prouvent à quel point la réalité des violences faites aux femmes est méconnue. De la part d’élites qui prétendent diriger notre société, c’est particulièrement inquiétant. 75 000 femmes sont violées chaque année dans notre pays, de toutes catégories sociales, de tous âges. Leur seul point commun est d’être des femmes. Le seul point commun des agresseurs, c’est d’être des hommes.

Enfin, ces propos font apparaître une confusion intolérable entre liberté sexuelle et violence faite aux femmes. Les actes violents, viol, tentative de viol, harcèlement sont la marque d’une volonté de domination des hommes sur le corps des femmes. Faire ce parallèle est dangereux et malhonnête : ils ouvrent la voie aux partisans d’un retour à l’ordre moral qui freine l’émancipation des femmes et des hommes.

Les personnalités publiques qui véhiculent des stéréotypes qu’on croyait d’un autre siècle insultent toutes les femmes ainsi que toutes celles et ceux qui tiennent à la dignité humaine et luttent au quotidien pour faire avancer l’égalité femmes – hommes.

La manifestation :

Rassemblement contre le sexisme

Dimanche 22 mai 2011 à 17h

Place Igor Stravinsky, près de Beaubourg à Paris.

 

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Published by Benoit Willot - dans vie sociale
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