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Benoit Willot

Ancien conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne)

58 ans, chargé de mission dans un organisme d'emploi et de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 00:01

Le premier socialiste à siéger dans un conseil municipal de Joinville-le-Pont a été, en 1928, Georges Roger. C’est un de ses successeurs, Léon Berthet qui sera à la Libération et jusque fin 1951 le numéro deux de la municipalité joinvillaise.

Né le 22 août 1895 dans le 19ème arrondissement à Paris, Léon Berthet est le fils d'un employé et d'une blanchisseuse (selon de Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier, de Jean Maîtron, qui publie une notice sur lui). Il exerce la profession de mécanicien et est présenté comme un industriel.

Léon Berthet est membre du Comité local de Libération de Joinville-le-Pont, où il représente la SFIO, la formation socialiste dirigée par Léon Blum. Il devient l’un des quatre vice-présidents de la délégation spéciale, mise en place le 13 octobre 1944 et qui fait fonction de municipalité, aux côtés de Robert Deloche, président (Pcf).

La délégation spéciale compte trois autres vice-présidents. François Decrombecque est membre de l’Organisation civile et militaire (OCM, un des grands réseaux de la Résistance intérieure) ; il avait élu au conseil municipal de Joinville en 1929 puis en 1935. Henri Drevet, radical-socialiste, appartient à un autre mouvement, Ceux de la Résistance et préside à la fois le Comité local de Libération et le Comité joinvillais de la renaissance française. André Malcouronne, décédé en 1989, est un syndicaliste représentant la Confédération générale du travail (Cgt) ; il est membre du Pcf.

Lors des premières élections d’après-guerre, celles qui voient les femmes participer pour la première fois à un scrutin en France, le 29 avril 1945, Léon Berthet est élu conseiller municipal. Il est désigné le 6 mai comme premier adjoint, au côté de Robert Deloche, maire.

Lors des élections municipales du 19 octobre 1947, qui se déroulent à la proportionnelle, Léon Berthet conduit les candidats socialistes, qui obtient un siège face à ses concurrents gaullistes du RPF et à la liste communiste et radicale dirigée par Robert Deloche, qui obtiennent tous les deux 13 sièges. Léon Berthet choisit de soutenir Robert Deloche pour l’élection du maire et redevient premier adjoint le 26 octobre.

Mais l’équipe municipale est en crise en 1950. Léon Berthet démissionne de son mandat d'adjoint le 2 octobre en raison de ses dissensions avec le maire. Il quitte complètement ses fonctions de conseiller municipal le 26 octobre 1951. Il est alors remplacé par un instituteur socialiste, Pierre Allaire (1894-1960).

Lors des élections municipales de 1953, Léon Berthet est élu à nouveau. La droite, dirigée par Georges Defert, reprend la municipalité qui a été dirigée provisoirement par Amélie Trayaud, ancienne résistante, suite à la démission de Robert Deloche. Georges Defert est réélu en 1959, au scrutin majoritaire et les élus de gauche quittent le conseil municipal.

Léon Berthet disparaît le 15 avril 1969 à Créteil (Val-de-Marne), à l’âge de 73 ans.

 

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