Depuis sa création en tant que commune distincte, en 1790, La Branche du Pont de Saint Maur, devenue Joinville-le-Pont en 1831, a eu une « maison commune », la mairie.
L’emplacement du premier local n’est pas connu. Il se situait vraisemblablement à proximité de l’actuelle église Saint Charles et était sans doute loué.
En 1839, la municipalité de Joinville-le-Pont réalise l’achat, pour 12 000 francs d’une maison située rue du Pont, l’actuelle rue Jean Mermoz. Il n’en existe pas de représentation conservée à ma connaissance, ni dessin, ni photographie. Le maire est alors Laurent-Nicolas Pinson (1788–1867), marchand de bois, adjoint depuis 1821 puis maire en 1830 et jusqu’en 1843. C’est le fils d’un des premiers maires de la commune, et le père d’un autre premier magistrat de Joinville.
Le bâtiment ne semble pas avoir été adapté à la fonction prévue et la création d’un édifice spécifique fait l’objet de débats au conseil municipal.
Aussi, sous la seconde République, le maire Apollon Delaherche (1805-1866) fit l’acquisition d’un terrain pour y construire la nouvelle mairie.
Devenu adjoint en 1848, il assure l’intérim du grammairien Charles-Pierre Chapsal à partir de 1849 et est élu maire en 1850.
Situé rue de Paris, à l’emplacement de l’actuel hôtel de ville, le bâtiment est construit pour 85 604 francs. Il est surmonté d’un campanile, qui accueille une cloche signée de Jean Wagner Neveu, fondeur de cloche et horloger à Paris (1800-1875).
L’inauguration du nouveau bâtiment a lieu le 31 octobre 1851.
Sont présents à cette cérémonie Charles Merruau, secrétaire général du département de la Seine et M. Reyneau, sous-préfet de Sceaux. Le premier est un des penseurs du nouveau Paris, mis en forme par le baron Haussmann. La ville de Joinville fait alors partie du département de la Seine et est rattaché à l’arrondissement de Sceaux, actuellement dans les Hauts de Seine.
La bénédiction du nouvel équipement est faite par le curé de Saint Maur, car il n’y a pas encore de paroisse à Joinville ; la première église, Saint Charles, verra le jour une dizaine d’années plus tard. À l’occasion de la cérémonie, un banquet est organisé et des livres sont distribués.
Le bâtiment restera en l’état jusqu’en 1910. il sera cependant victime de dégâts en 1871. Pendant la guerre franco-prussienne, les Joinvillais sont évacués vers Paris fin novembre 1870 et une mairie provisoire est installée 105, boulevard Voltaire dans la capitale. Elle fonctionne là-bas jusqu’au 1er avril 1871.
(à suivre)
La mairie de Joinville, début du 20ème siècle.
Conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne) liste Joinville en mouvement
53 ans, chargé de mission dans un organisme de formation
benoitwillot@joinville-le-pont.info
Joinville-le-Pont au jour le jour est compatible avec tous les téléphones portables permettant un accès à internet :
Conseil municipal de Joinville-le-Pont
Dates prévisionnelles, sous réserve de modification
Mardi 29 juin 2010,
20h30
Les élus de gauche de Joinville :
Benoit Willot, Florence Weissler-Lopez, Marc Verstraete, Marie-France Astégiani-Merrain, Yves Tamet
Le site de la liste Joinville en mouvement
L’avis publié le 6 mars 2010 par le commissaire enquêteur sur la création de la zone d’aménagement concerté (Zac) des Hauts de Joinville et la modification du plan local d’urbanisme (PLU) liée à cette opération est devenu défavorable avec le refus, par la majorité municipale, d’accéder aux réserves obligatoires formulées dans ce document.
L’enquête d’utilité publique la modification du plan local d’urbanisme concernant plusieurs zones d’activités tertiaires a lieu du 15 février au 15 avril 2010. Elle a porté principalement sur l’augmentation de la possibilité de construire sur l’actuel parking de la gare RER. Mais elle concernait aussi d'autres zones de Joinville comme la zone cinématographique Charles Pathé, le terrain de l'usine Eaux de Paris et la rue des Platanes.
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