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Joinville-le-Pont au jour le jour

Joinville-le-Pont au jour le jour

La vie locale sur les bords de Marne


Louise Rousseau et le Parangon

Publié par Benoit Willot sur 25 Février 2011, 00:09am

Catégories : #histoire

Au moment où le parc du Parangon, à Joinville-le-Pont, s’ouvre en grand au public grâce au conseil général du Val de Marne qui a accepté l’accès à sa propriété du château du Parangon, il est utile de rappeler la mémoire d’une de celles qui marqua l’histoire des lieux.

Si on ne la lit plus du tout aujourd’hui, Louise Rousseau fut pourtant un auteur prolifique. Elle était une des initiatrices de ce qu’on appelait, au tournant du vingtième siècle, le « roman pour jeunes filles », qui connaît encore quelques succès sous d’autres noms (roman de gare, etc.).

Parmi ses œuvres, on citera Amoureuses et jalouses (1894), Le Chagrin de Clélia (1894) ou Le Sacrifice de l’amour (1901). Louise Rousseau publie aussi des textes édifiants, des poèmes et du théâtre. Elle connaît un certain succès avec Histoire de chevalerie (années 1890).

Louise était née à Cherbourg en 1854 d’un père inspecteur des douanes et poète. Après avoir perdu ses parents à 13 ans, elle s’installe à Joinville-le-Pont en 1867. Elle devient professeur de lettres et épouse en 1875 Henri Rousseau, directeur de l’école d’enseignement libre du Parangon. Elle est la belle-fille de Louis-Ferdinand Rousseau (1810-1889), maire de Joinville-le-Pont de 1875 à 1878.

Henri et Louise Rousseau transforment l’établissement du Parangon en école coloniale pratique. Elle-même s’intéresse à la botanique et notamment à la sériciculture (culture de la soie). Elle installe une magnanerie (élevage de ver à soie) dans le parc.

Louise Rousseau défend également ses conceptions pédagogiques. Elle intervient ainsi lors du Congrès colonial de Marseille, en 1904, pour défendre « l’importance du rôle colonial de la femme ». Elle regrette que « l’enseignement que l’éducation féminine en France a été jusqu’ici franchement hostile à la colonisation. »

Avec la Première guerre mondiale, l’école coloniale cesse de fonctionner. Un hôpital américain s’y installera en fin de conflit. Mais, dès 1914, Louise Rousseau anime une œuvre de patronage et d'hospitalisation des enfants dont le but est « de recueillir et de soigner les pauvres petits dont le père, veuf ou divorcé, est appelé sous les drapeaux comme le rapporte le quotidien L'Humanité (20/09/1914).

Louise Rousseau est morte le 16 novembre 1924 à Joinville-le-Pont. Une voie de la commune s’appelle « villa Rousseau. »

Rousseau_Louise_1902.jpg Louise Rousseau


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