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Benoit Willot

Ancien conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne)

58 ans, chargé de mission dans un organisme d'emploi et de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 23:07

Achille Ernest Mermet a été le maire de Joinville-le-Pont pendant la première guerre mondiale.

Il est né en Bourgogne le 5 mai 1849 à Villeneuve-sur-Yonne (Yonne). Boursier d’État, il entre à l'école normale d'enseignement spécial de Cluny (Saône et Loire), d'abord comme élève puis comme préparateur (1869-1873). Il est affecté en septembre 1875 au lycée Charlemagne à Paris comme chargé de cours, puis devient professeur en 1877. Il y enseigne pendant trente-quatre ans, prenant cependant plusieurs congés de maladie car il aurait contracté la typhoïde.

En même temps que son enseignement, Achille Mermet assure un travail de recherche comme chef de laboratoire à l’École centrale. Il est auteur de quelques mémoires qui lui valent des récompenses et membre de plusieurs sociétés savantes. Il écrit par exemple plusieurs lettres à la revue La Nature, sur les creusets de nickel en 1883 ou sur l’explosion du verre trempé en 1884. L’enseignant est l’auteur d’un manuel « Manipulations de chimie – Métalloïdes », paru en 1885 chez P. Dupont.

Achille Mermet habitait Joinville-le-Pont depuis au moins 1884. Il se fait élire conseiller municipal au moment où il prend sa retraite, dans une municipalité dirigée par Eugène Voisin (1834-1914), maire depuis 1896. Il prend sa succession en 1912.

Son mandat, qui aurait dû prendre fin en 1916, est prolongé du fait de la Première Guerre mondiale jusqu’en 1919. Achille Mermet meurt en fonctions le 1er décembre 1919, à Joinville-le-Pont, juste après le premier tour des élections municipales qui se sont tenues le 30 novembre. Il avait été nommé chevalier de la Légion d’honneur.

Joinville pendant la Première Guerre mondiale

La ville comptait, au recensement de 1911, 8 349 habitants. 367 Joinvillais seront inscrits comme morts pour la France lors de l’érection, en 1926, du monument aux morts de la commune.

Les Taxis de la Marne empruntent le pont de Joinville le 7 septembre 1914 pour acheminer des troupes depuis Paris.

La zone de Gravelle, incluse dans le Bois de Vincennes, faisait alors partie du territoire municipal de Joinville-le-Pont, avant d’être transférée en 1929 à celui de Paris. Elle est affectée à l’armée à partir d’août 1914. Une partie de la population féminine joinvillaise travaille à la cartoucherie du Bois de Vincennes, où une garderie d’enfants est installée à leur intention en 1917.

La ville accueille plusieurs établissements sanitaires. Un hôpital militaire canadien sous tentes est installé sur le plateau de Gravelle en 1916. Il est remplacé en 1917 par un bâtiment en dur, construit chemin des Corbeaux.

Un autre, américain, est installé dans le château du Parangon, sans doute en 1918. L’école pratique coloniale avait fonctionné dans le parc jusqu’en 1914.

Les bombardements de Paris par l’aviation et l’artillerie allemande (qui font 22 morts et 76 blessés en banlieue parisienne, en février 1918) amènent les Joinvillais à trouver un refuge dans le tunnel du canal Marie-Thérèse (ou de Saint Maur), qui coupe la boucle de la Marne entre le pont de Joinville et celui de Maisons-Alfort. Du coup celui-ci fut éclairé à l’électricité à la fin de la guerre.

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