Joinville-le-Pont au jour le jour

Lors des élections municipales, à Joinville comme ailleurs, les candidats de droite mettaient en garde les électeurs : « si vous choisissez la gauche, vous aurez une hausse des impôts ».

Un an après, qu’en est-il alors que tous les conseils municipaux viennent de voter leurs budgets et donc de décider de l’évolution des impôts locaux (taxes d’habitation, taxes foncières, taxe professionnelle) ?

Alors qu’il y a 25 villes dirigées par la gauche contre 20 par la droite (1 centriste, 1 sans étiquette), 8 villes ont une très forte hausse des impôts avec un taux relevé de plus de 4%, s’ajoutant à la révision des bases fiscales (2,5%). Parmi elles, 7, dont Joinville-le-Pont, ont un maire de droite, dont les villes qui affichent les records d’augmentation des taux : 10% à Maisons-Alfort, 9,79% à Saint Mandé et 4,6% à Joinville. Une seule ville de gauche, Gentilly se joint à ce groupe.

Parmi les 17 villes qui ne modifient pas leurs taux, on compte 9 villes de gauche, contre 7 de droite et une centriste.

Un exemple intéressant, celui de Créteil. Le maire, le socialiste Laurent Cathala, avait proposé d’augment de 1% ses taux. Au cours du débat d’orientation budgétaire, certains opposants mettent en avant la difficulté économique que vivent les habitants. Après une suspension de séance, la majorité municipale décide d’écouter les suggestions de l’opposition. Les taux ne bougeront pas…

Comme quoi, un débat budgétaire de qualité est possible. Dommage que le maire de Joinville n’en ait pas voulu.

En conclusion, on remarquera que, sans démagogie, bien des villes de gauche réussissent à freiner la progression des impôts, tandis que la droite n’affiche pas la même rigueur.

Jeu 2 avr 2009 4 commentaires
vous ne parlez pas de PARIS ?
la région ces dernieres années ?
demagogie - le 02/04/2009 à 08h07
Mais pourquoi pas ? Comparons les grandes villes de droite, avec les records de hausse de Nice par exemple, et la sagesse de Paris pendant 6 ans.
Benoit Willot
et le département ?
léon - le 02/04/2009 à 10h49
Les départements, celui du Val de Marne comme tous les autres (quels que soient leur couleur) sont victimes de la conjoncture (baisse des droits de mutation) et de la politique du gouvernement (remboursements inférieurs aux promesses). Comparons les départements entre eux: le Val de Marne n'est pas mal placé du tout.
Benoit Willot
Les ville, Joinville comme tous les autres (quels que soient leur couleur) sont victimes de la conjoncture (baisse des droits de mutation, augmentation du prix des matières premières, etc.) et de la politique du gouvernement (remboursements inférieurs aux promesses, baisse des dotations, etc.). Comparons les ville entre elles (commune de la même strate non intercommunalisées): Joinville n'est pas mal placée du tout.

Ahhh le discours politique, si facile à retourner...Quand il n'y a pas de sens !
léon - le 03/04/2009 à 11h34
Tout le monde sait trés bien qu'en matière de hausse d'impôts, la droite n'a rien à envier à la gauche (malgré les leçons qu'elle ne cesse de donner...). 
Rappelons-nous que le taux de TVA (pas l'impôt le plus juste, au demeurant) était de 18,6% avant que Mr Juppé ne le porte à 20,6% en 1995, puis que Mr Jospin la réduise en 1997 à 19,6%.
Mais si il y des gogos pour croire ce qui relève de la pure propagande...
Il en va de la fiscalité comme de bien d'autres sujets (ah la sacro-sainte Sécurité !, autre thème bien démago également, où la droite brille tellement, par comparaison à une gauche évidemment laxiste): répétées mille fois les mensonges deviennent des vérités.
amnésiques - le 03/04/2009 à 13h56