Joinville-le-Pont au jour le jour
Curieuse réunion que la réunion publique autour de l’aménagement des rues Gille et Palissy, au cœur du quartier de la rive gauche de Joinville-le-Pont. Elle se tenait en extérieur, ce que le temps autorisait, lundi 29 juin 2009.
D’abord, il s’agissait d’informer la population d’un projet déjà lancé, sur lequel on ne demandait pas leur avis aux participants : les arbres étaient déjà coupés, les aménagements décidés.
D’ailleurs, voulaient-ils faire part de leur avis qu’on ne pouvait les entendre : le maire avait un micro, mais les intervenants dans le public (une soixantaine de personnes) n’en avaient pas. Ce qui fait que, avec les bruits de la rue, personne dans l’assistance, en dehors des voisins directs, n’entendait les remarques ou questions.
Les riverains des avenues étaient pourtant demandeurs ; l’un d’entre eux a regretté que le projet ait été « le fait du prince » et qu’il coûte fort cher, du fait du choix radical et regretté par beaucoup de couper tous les arbres – au prétexte que certains d’entre eux étaient malades.
Les participants ne critiquaient pas particulièrement vivement l’aménagement, léger, des deux rues. Mais je n’en ai pas vu qui aient compris pourquoi il était impossible d’informer le public avant le lancement des travaux plutôt qu’après.
Et les arguments sur la mauvaise santé des arbres qui seraient devenus dangereux en on choqué beaucoup.
Une nouvelle entendue cependant : le maire envisage de faire faire une copie de la statue de Bernard Palissy, déposée au Louvre, pour embellir
le square Bir-Hakeim, si le musée accorde l’autorisation.
Les branches salissaient les murs
Rien ne doit rester
Le monsieur veut garer sa voiture
Nous, on l'avait griffé
Juste pour mettre des flèches et des cœurs
Mais l'arbre va tomber
Le monde regarde ailleurs
L'arbre va tomber
Ça fera de la place au carrefour
L'homme est décidé
Et l'homme est le plus fort, toujours
C'est pas compliqué
Ça va pas lui prendre longtemps
Tout faire dégringoler
L'arbre avec les oiseaux dedans !
Y avait pourtant tellement de gens
Qui s'y abritaient
Et tellement qui s'y abritent encore
Toujours sur nous penché
Quand les averses tombaient
Une vie d'arbre à coucher dehors
L'arbre va tomber
L'homme veut mesurer sa force
Et l'homme est décidé
La lame est déjà sur l'écorce
Y avait pourtant tellement de gens
Qui s'y abritaient
Et tellement qui s'y abritent encore
Toujours sur nous penché
Quand les averses tombaient
Une vie d'arbre à coucher dehors
L'arbre va tomber
On se le partage déjà
Y a rien à regretter
C'était juste un morceau de bois
Un bout de forêt
Avancé trop près des maisons
Et pendant qu'on parlait
L'arbre est tombé pour de bon !
Y avait pourtant tellement de gens
Qui s'y abritaient
Et toutes ces nuits d'hiver
Quand les averses tombaient
T'as dû en voir passer
Des cortèges de paumés
Des orages, des météores
Et toutes ces nuits d'hiver
Quand les averses tombaient
Une vie d'arbre à coucher dehors
À perdre le nord
À coucher dehors x2
Et vous ne savez pas tout je sais de source sur qu'un micro était bien présent mais qu'on ne lui a déliberement pas donné la parole!Il est resté bien caché derriere son pupitre...Mais finalement ça ne m'étonne même plus, je plainds juste les joinvillais d'avoir élu un maire si royaliste..