Joinville-le-Pont au jour le jour

Une réunion publique sur le projet de Zone d’aménagement concerté (Zac) des Hauts de Joinville a été organisée, à ma demande, par le commissaire enquêteur, le 7 décembre 2009 en salle Prévert, dans la mairie de Joinville-le-Pont.

Prés de 200 personnes y étaient présentes pour un débat qui a donné un sentiment curieux : face à des intervenants, unanimement critiques, personne n’a réellement défendu le projet présenté.

En conclusion, le maire adjoint Jean-Jacques Gressier appelait d’ailleurs à ce qu’on lui fasse des propositions, reconnaissant que le projet pouvait être modifié.

Parmi les thèmes les plus souvent soulevés figuraient la maintien de certains immeubles de l’îlot C, en clair la pharmacie du maire et l’immeuble voisin jugés par les uns « hideux », par les autres « horribles ».

Autre point particulièrement soulevé, la démolition de l’immeuble Desprairies et de son parc d’arbres centenaires ; les explications sur le « mauvais état phytosanitaire » n’ont, c’est le moins qu’on puisse dire, pas convaincu.

Beaucoup d’intervenants ont critiqué la hauteur des immeubles sur rues, relevant l’intérêt d’un tissu urbain diversifié, préservant le patrimoine historique.

La faiblesse des équipements publics a été soulevée par plusieurs intervenants, qui remarquaient le sous-équipement actuel, avant même l’arrivée de 1100 nouveaux habitants.

L’équilibre financier de l’opération a enfin été critiquée, y compris au sujet du parking sous la place du 8 mai 1945 dont il est apparu clairement qu’il était très loin d’être financé.

Une des doyennes de l’assemblée a livré son sentiment : « vous préparez un nouveau Joinville déshumanisé qui fait table rase du passé. »

Sabine Pastré, présidente de l’association Joinvillage a eu l’heureuse initiative de demander au public de se prononcer pour savoir si le projet était d’intérêt public : une poignée de personnes ont répondu « oui », dont l’ancien maire-adjoint à l’urbanisme, aujourd’hui conseiller général, Georges Nérin. L’énorme majorité de la salle a voté « non. »

Le commissaire enquêteur, Gérard Dessier, ancien président du syndicat des architectes du Val de Marne a animé la réunion. Il a également pris note des interventions et produira un compte rendu officiel de celles-ci. Cela permettra que l’ensemble des avis exprimés soient pris en compte avant la rédaction du rapport officiel.

Rédigé par le commissaire enquêteur, le rapport aura pour objet d’apprécier l’utilité publique de l’opération.

Vous pouvez toujours lui transmettre vos remarques : M. Dessier, 37, rue des Perdrix 94210 La Varenne Saint Hilaire.

Lun 7 déc 2009 10 commentaires
Comment défendre un truc aussi flou, pas préparé et mal ficelé ?   
La brochette d'élus, sur scène, avait l'air hagard des lapins pris dans les phares.
Largués...
Incapables de répondre aux questions un tant soit peu techniques ou économiques de l'assistance.
Les coûts et sur-coûts ? on sait pas, on verra...
Franchement ça fait peur...
M. Garenne - le 08/12/2009 à 09h00
Je tiens à signaler que j'intervenais hier en tant que Sabine Pastré, Joinvillaise, et non en tant que Présidente de Joinvillage.
Cela dit, nous étions plus de 200 Joinvillais à nous prononcer hier publiquement contre ce projet qui effectivement, en l'état, n'est pas de l'intérêt général.
La plaquette de la Mairie annonçait "Ensemble, concevons ce projet!".
Comment la Mairie pourrait-elle aujourd'hui continuer à prétendre être à l'écoute des Joinvillais sans le modifier  totalement en prenant en compte les nombreuses, très pertinentes et précises interventions du public?
Sabine Pastré - le 08/12/2009 à 09h39

LES élus de la majorité Gentric, Durand, Chéry muets, incapable de défendre le projet qu'ils ont conçus. Je n'ai rarement vu des élus aussi nuls, incompétents, comment ne pas répondre sur la Zac et son bilan financier par monsieur Gentric adjoint aux finances de la ville. Pas un mot, il regardait sa montre pour que cela se termine. Incapable,déconcertant ces élus d'une rare nullité, un dossier aussi important qui va engager la ville pour des décennies. Aucune prospective. La seule ambition et le seul interêt est la pharmacie de monsieur Dosne et l'immeuble dU Conseiller municipal Barugel qui n'habite pas la commune.
Des Joinvillais hostiles à ce projet qui l'ont refusé en bloc et des élus de la majorité qui n'ont pas pipé mot de la soirée.
Plus grave, ce sont les techniciens qui défendaient le projet à leur place. Pourquoi ont-ils étaient élus?
hier, les Joinvillais se sont rendus compte à quel point les élus de la majorité ne maitrisaient pas le dossier et étaient dépassés par l'enjeu.
Les Joinvillais ont compris hier que le seul interêt de ce projet n'éatit pas d'utilité publique mais d'utilité personnel. La pharmacie de Monsieur Dosne et l'immeuble de Barugel.
C'est purement scandaleux. nous vous laisserons pas détruire Joinville.

la belle endormie - le 08/12/2009 à 11h15
...et pourtant, oui, il faut faire quelque chose de ces Hauts de Joinville, littéralement sinistrés !
25 ans plus tard, on ne s'est toujours pas remis de cet Hôtel de Ville absolument hideux (!), l'état du commerce est pitoyable, toute vie culturelle (lien social essentiel) a disparue ("trop cher"), on démolit à tour de bras aux prétextes les plus subjectifs (normes de sécurité, arbres "malades",...), les entreprise ferment les unes après les autres, bref, notre commune, malgré tant d'atouts, est une ruine.
Hier, le Maire n'était pas là, mais nous avons vu qui l'entourait.
L'angoisse.     
M Garenne - le 08/12/2009 à 12h31
Mais où étaient donc hier soir Messieurs Dosne et Barugel ?
Pas à la tribune, pas dans la salle, alors qu'ils sont concernés au premier chef, pour ne pas dir mouillés jusqu'au cou dans cette affaire.
Quelle inconséquence et quelle lâcheté venant de la part d'élus toujours prets à donner des leçons d'exemplarité.
Seul Monsieur Gressier à qui on fait porter un chapeau trop grand pour lui a essayé d'apporter quelques  arguments en faveur du projet sans jamais convaincre la salle.
Mme Durand a bien tenté de "sauver le soldat Dosne" sans beaucoup de conviction, et n'a pas plus réussi à faire accepter son point de vue.
Nous sommes face à une majorité municipale butée, convaincue de détenir la vérité, qui campe sur ses positions et qui n'écoute pas plus les représentants de l'opposition au conseil municipal que la population Joinvillaise.
Toute la salle était contre ce projet, que faut il de plus aux élus majoritaires pour qu'ils le reconnaissent et qu'ils retirent de toute urgence leur projet ?
insoumis joinvillais - le 08/12/2009 à 14h59
Pour que ce projet soit modifié, il faut que l'avis du Commissaire enquêteur soit défavorable. S'il est  favorable avec des réserves, la Mairie peut ne pas en tenir compte et elle n'hésitera sans doute pas. Le Collectif Joinvillais engage donc (si ce n'est déjà fait) chacun des (excellents) commentateurs  de ce blog à adresser une copie de leur commentaire au Commissaire enquêteur, M. Gérard Dessier, 37 av des Perdrix 94210 La Varenne-Saint-Hilaire avant le 19 Décembre.
Nous vous rappelons que vous pouvez aussi écrire ou coller une feuille sur le cahier d'enquête publique de la Mairie.
Collectivement.
le Collectif Joinvillais - le 08/12/2009 à 16h02

 

On doutait déjà de la capacité de cette majorité municipale à simplement administrer le quotidien de notre commune, après cette réunion il apparaît évident qu'elle n'est absolument pas capable de porter un projet d'urbanisme d'importance comme « Les Hauts de Joinville. »

Les élus de cette majorité ne savent pas, ne travaillent pas, et tentent
d'improviser des solutions de fortune pour faire illusion.

Le constat est sans appel, malheureusement, on les sent au bord de la rupture,

prêts à tout pour sauver les apparences.

Mais les réalités sont là, dures à entendre et à affronter, il va donc falloir
assumer ou alors laisser la place...

Robin du Bois de Vincennes - le 08/12/2009 à 16h36
Un détail m'étonne au milieu de tout ce tumulte : c'est le silence des commerçants de la rue
Tractations individuelles? peurs?
Marjo - le 10/12/2009 à 07h30
Effectivement, UN DESASTRE PERILLEUX ! La préservation de l'îlot C constitué de 6 commerces dont la pharmacie et 3 appartenant à un Conseiller Municipal, dénote dans la perspective des nouvelles constructions. Ou on démolit le tout ancien ou rien. Les arguments présentés ne nous satisfont pas, nous demandons à vérifier les vraies raisons de cette préservation ? Utilité publique ou intérêts privés ?
Il faut absolument barrer la route à cette tromperie qui va mener les joinvillais dans l'abîme vertigineux des impôts surtaxés à cause de cette spéculation IL FAUT DIRE NON ! Pourquoi des travaux démentiels côté quartier résidentiel du Maire alors que d'autres souffrent de dégradations sans espoir de réhabilitation ?
Michel LEFEBVRE - le 10/12/2009 à 16h38
Le Collectif Joinvillais a ce weekend collé sur les affichages publics de la ville des affiches reprenant son tract réactualisé après la réunion du 7 décembre.
Déjà, le Collectif a eu du mal car les affichages publics ont disparu : il n'y en a plus au RER, ni à Lecuirot, ni à Egalité.
Mais ce qui est plus grave encore, c'est que la Mairie a dès ce lundi matin systématiquement recouvert ces affiches, au déni total de la liberté d'expression démocratique et de l'information due aux Joinvillais.
Le Collectif Joinvillais - le 14/12/2009 à 13h01