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Tribunes libres de la liste Joinville en mouvement

Vous pouvez lire ci-dessous les dernières tribunes libres publiées par la liste Joinville en mouvement (5 élus) dans le magazine municipal de Joinville-le-Pont (Val de Marne). Les textes précédents peuvent également être téléchargés ci-dessous.

2009 12 La vidéosurveillance inefficace contre la délinquance

Le 13 octobre 2009 le conseil municipal a approuvé la mise en place de la « vidéo–protection » sur notre commune. Seuls les élus de notre groupe ont voté contre, ce vote mérite une explication.

Juridiquement la vidéo-protection n’existe pas, seule la vidéosurveillance fait l’objet d’un cadre légal (loi du 10/01/1995, loi du 06/08/2004 modifiant la loi du 06/01/1978 dite « informatique et libertés »).

Employer le terme « protection » au lieu de « surveillance » n’est pas innocent, cette méthode laisse à penser que les caméras installées sur la voie publique ont pour effet de protéger la population.

Il n’en est rien car la vidéosurveillance ne protège pas, elle permet au mieux d’identifier (rarement) les auteurs de délits, notamment routiers. Par contre elle provoque le déplacement des actes de délinquance vers des zones non équipées et moins fréquentées.

Il est démontré que la vidéosurveillance a peu d’effet sur le niveau de délinquance et qu’au surplus elle a un coût certain à comparer avec sa faible efficacité.

Ainsi aux États-Unis de grandes villes telles que Miami et Atlantic City (villes de haut niveau de criminalité) ont purement et simplement abandonné l’usage systématique des caméras.

En Grande-Bretagne, une étude du ministère de l’intérieur, reprise par l’équivalent de la CNIL, a prouvé que les dispositifs évalués avaient peu d’effet sur les niveaux de criminalité.

Il s’agit de combattre « l’insécurité ressentie », objectif politique voire politicien de la majorité municipale. Or il s’agit d’une notion non quantifiable à la différence des infractions constatées.

Les mesures déjà prises par la municipalité en partenariat avec la police nationale et la RATP auraient permis une baisse de 30% de la délinquance de proximité sur les huit premiers mois de l’année. N’était-il pas plus efficace, moins onéreux et moins attentatoire aux libertés individuelles, d’approfondir ces partenariats ?

Rien ne remplace une police formée pour lutter contre la délinquance.

Car la vidéosurveillance, parce que le traitement des données recueillies est mal contrôlé, est dangereuse pour les libertés, chaque citoyen surveillé ayant peu de moyens pour faire contrôler l’usage abusif (le risque est réel) des données filmées et enregistrées.

Nous sommes pour une lutte résolue contre la délinquance, pour une politique de prévention adaptée à la réalité du terrain, mais opposés à un système de surveillance onéreux, inefficace et dangereux pour nos libertés.

Yves Tamet

www.joinville-en-mouvement.ouvaton.org

Les élus de Joinville en mouvement vous souhaitent de bonnes fêtes de fin d’année.

2009 11 Urgence et solidarité

Dans les périodes de crise comme celle que vit la France aujourd’hui, la solidarité publique envers ceux qui rencontrent des difficultés devient, littéralement, une nécessité vitale.

Les collectivités locales sont au premier rang : la région, en charge de l’emploi, de la formation et des lycées, le conseil général, qui gère l’aide à l’enfance et l’aide sociale ainsi que les collèges et les communes, qui s’occupent des écoles ou du logement.

Toute une série de transferts ont déjà considérablement augmenté leurs charges. L’État leur confie des dépenses, comme le suivi des allocataires du revenu de solidarité active (RSA), mais oublie les moyens qui devraient aller avec. Le conseil général du Val de Marne a ainsi présenté au début de l’été au préfet une reconnaissance de dette de 325 millions d’euros, représentant les sommes non compensées mises au compte du département.

La suppression de la taxe professionnelle, annoncée par le gouvernement, est lourde de menaces. Elle aura pour conséquence une perte d'autonomie et risque de provoquer l’asphyxie financière. Les services publics seront les premiers à trinquer, avec le danger que disparaisse tout ce qui contribue à la solidarité.

Une importante question se pose : Qui va payer l’ardoise ? En 2010, le budget national devrait compenser à peu près la perte de recettes. Au-delà, rien n’est garanti. Villes, régions et départements n’auront pas le choix : il ne leur restera que la taxe d'habitation, cet impôt injuste, non lié aux revenus.

En 2008, la taxe professionnelle constituait 19% des recettes fiscales de Joinville. Si elle disparait totalement, il faudra augmenter les autres impôts, ce qui représenterait 592 euros pour une famille de deux enfants.

Les services publics nationaux à Joinville ont connu une hémorragie : départ de la police nationale, de la gendarmerie et même en 2009 de l’agence locale pour l’emploi, réduction de l’activité de la sécurité sociale. La ville n’a pas été en reste : fermeture du centre municipal de santé en 2003, du service de prévention et du centre d’hébergement d’urgence en 2008, du service emploi en 2009… Le centre de santé, qui était complémentaire de la médecine privée, laisse un grand vide à tous les joinvillais.

Les besoins sociaux sont en augmentation. Il faut donc se battre pour maintenir les moyens des collectivités et protéger ce qui subsiste encore du service public.

Marie-France Astégiani-Merrain

www.joinville-en-mouvement.ouvaton.org

2009 10 Loger les bébés avant qu’ils deviennent collégiens

« Vu le nombre croissant de demandes de logement, le délai minimum pour une attribution d’appartement est actuellement d’environ 7 à 10 ans ». Telle est l’information que transmet, l’Office public de l’habitat municipal aux Joinvillais qui s’adressent à lui. Le message est, d’ailleurs, au vu des faits, plutôt optimiste.

Si vous déposez un dossier pour obtenir un trois-pièces à la naissance de votre enfant, vous avez une (très petite) chance d’obtenir une réponse… quand il entre au collège.

L’explication peut se lire dans les chiffres du recensement publiés par l’Insee (Institut national des statistiques) qui viennent d’être diffusés. En 1990, il y avait 1949 logements Hlm soit 28% des 6 977 habitations de la commune. En 1999, la proportion avait diminué à 26%. Depuis cette date, la baisse s’accentue : il n’y a plus que 1936 familles logées dans le parc social (23,8%), alors que le total est monté à 8 124 habitations en 2006.

Le nombre de logements occupés à Joinville augmente de 16%, tandis que le parc social régresse de 1%.

Les immeubles les plus récents du patrimoine de l’office municipal datent du début des années 1970. Depuis cette époque, 129 logements locatifs dépendant de l’office municipal de l’habitat ont été vendus à des propriétaires privés, sans être remplacés par des constructions neuves.

Le programme des Hauts de Joinville devrait contribuer à réduire encore la part de l’offre accessible aux budgets modestes. En refusant d’y inclure plus de 10% de logements sociaux, la municipalité actuelle accentue la tension sur le marché immobilier local. À la fin de cette opération, la commune de Joinville se rapprochera dangereusement du seuil de 20% de logements sociaux, minimum légal pour toutes les communes urbaines.

On dénombre, à Joinville, plus de 800 familles en attente de logements sociaux. C’est pour elles qu’il est urgent de lancer la réalisation de petites unités contribuant à l’équilibre urbain. Pour que les enfants qui naissent aujourd’hui aient un toit.

Benoit Willot

www.joinville-le-pont.info

06 42 71 81 64

2009 09 Hauts de Joinville : plus d’habitants, moins d’équipements

Le projet d’aménagement des Hauts de Joinville adopté en décembre 2007 prévoyait qu’il y aurait dans la zone 956 habitants supplémentaires, dans 400 nouveaux logements. Le nouveau projet, voté par le conseil municipal en juin 2009, prévoit quant à lui 1200 habitants de plus et 455 logements.

Pourtant, le nouveau projet réduit considérablement les équipements publics : seule la reconstruction du gymnase qu’on va détruire reste prévue (c’est bien le moins). Mais la crèche est réduite de moitié (30 berceaux au lieu de 60), tandis que l’espace culturel, le nouveau siège du service jeunesse et la passerelle qui devait relier le centre ville au quartier de Palissy passent carrément à la trappe.

Quant aux espaces verts, le nouveau projet les diminue d’un tiers avec un jardin public de 3000 m² au lieu des 4500 m² inscrits dans le document constitutif de la Zac des Hauts de Joinville, qui reste pourtant le seul document à avoir fait l’objet d’une enquête publique jusqu’ici.

Les quelques logement sociaux sont un progrès par rapport au contrat signé, mais leur faible nombre fait que la part de l’habitat social continuera de diminuer à Joinville, alors que les besoins explosent.

Au-delà de la disparition des équipements que nous attendions tous, les enjeux financiers de l’opération constituent une grande source d’inquiétude pour les élus de gauche.

La participation de l’aménageur, la société Eiffage, au financement des nouvelles infrastructures ou de la réfection des routes a été calculée sur la base de la population prévue… par le projet de 2007. L’augmentation de plus d’un quart de l’arrivée de nouveaux habitants aurait pourtant dû amener à réévaluer sensiblement sa contribution. La ville sera ainsi privée de plusieurs centaines de milliers d’euros de recettes.

Dans le protocole qui liait la ville à l’aménageur, celui-ci s’était engagé à acheter des terrains propriétés de la commune pour 9,5 millions d’euros. Mais l’avenant adopté en juin par la majorité municipale réduit cet apport. Il n’est plus question aujourd’hui que de 5,2 millions d’euros. Ce sont donc 45% de moins qui rentreront dans les caisses de la commune pour lui permettre de financer ses investissements.

Le projet présenté par le maire, Olivier Dosne, coûtera donc beaucoup plus cher aux Joinvillais, qui en retireront bien moins d’avantages.

Benoit Willot

www.joinville-le-pont.info

06 42 71 81 64

 

 

Archives

Les Tribunes libresTribunes libres de la liste A gauche, au pluriel (2001-2008). de la liste Joinville en mouvement (2008-2009).

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Benoit Willot

Conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne) liste Joinville en mouvement

53 ans, chargé de mission dans un organisme de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

Joinville-le-Pont au jour le jour est compatible avec tous les téléphones portables permettant un accès à internet :

Présentation

Conseil municipal

Conseil municipal de Joinville-le-Pont
Dates prévisionnelles, sous réserve de modification

Mardi 30 mars 2010 (20h), vote du budget
Mardi 6 avril 2010, 20h30

Mardi 18 mai 2010, 20h30
Mardi 22 juin 2010, 20h30 
 

Les élus de gauche 

Benoit WillotFlorence Weissler-Lopez, Marc VerstraeteMarie-France Astégiani-Merrain, Yves Tamet


Le site de la liste Joinville en mouvement  


 

Hauts de Joinville

L'Enquête d’utilité publique sur la modification du plan local d’urbanisme afin de l’adapter au projet de Zone d’aménagement concerté des Hauts de Joinville a eu lieu du 19 octobre au 19 décembre 2009. 
Le rapport du commissaire enqêteur devrait être remis fin février 2010.


Une nouvellec enquête d’utilité publique sur une autre modification du plan local d’urbanisme a lieu du 15 février au 16 mars 2010. Elle concerne principalement les terrains de l'actuel parking du RER mais aussi d'autres zones de Joinville comme la zone cinématographique Charles Pathé, le terrain de l'usine Eaux de Paris et la rue des Platanes. 

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