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Benoit Willot

Ancien conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne)

58 ans, chargé de mission dans un organisme d'emploi et de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

Joinville-le-Pont au jour le jour est compatible avec tous les téléphones portables permettant un accès à internet :

23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 00:06
Le schéma de l’autoroute « pacifiée » publié par le Journal du dimanche, le 29/06/2014.
Le schéma de l’autoroute « pacifiée » publié par le Journal du dimanche, le 29/06/2014.

Ça fait des années que je me demande à quoi sert l’ACTEP (Association des collectivités territoriales de l’Est parisien), une structure qui pèse pourtant un bon poids sur le plan budgétaire (17 494 € de subventions accordées par Joinville en 2013). J’avais proposé d’ailleurs de faire comme bon nombre de communes, à savoir abandonner ce machin (voir Quitter l'ACTEP). Les écologistes joinvillais d’EE-LV semblent avoir une opinion proche de la mienne, puisque qu’ils qualifient l’ACTEP de « syndicat de lobbying de l’Est parisien qui nous sort souvent des absurdités nuisibles. »

Fin juin 2014, l’ACTEP semble être sortie d’une longue léthargie – puisque les dernières traces d’activité que nous connaissons remontaient à la nomination d’un bureau début 2013. Elle nous présente un rapport qui « propose des solutions rapides et efficaces pour transformer l'autoroute. »

S’agissant de l’autoroute A4, c’est le Xième rapport depuis 37 ans (j’ai renoncé à compter, le précédent datait de 2012). Ce qui est original, c’est la durée des travaux puisqu’il aura fallu pas moins de « 26 mois d'investigations » à un groupe d'agences d'architecture, d'urbanisme, de paysages et de bureaux d'étude conduit par l'agence François Leclercq, pour réaliser cette « étude ambitieuse » visant à la « reconquête de l'autoroute A4 ». Pour mémoire, le délai contractuel du marché était de 5 mois. Il était chiffré à 837 200 € au moment de son lancement en 2011, financé à moitié par l’ACTEP et pour le solde par les départements et la région.

Les grands mots foisonnent dans le texte : autoroute « plus efficace », « moins polluante », « au service de tous les usagers » et qui soit « support de développement urbain » de tous les territoires. Elle serait aussi « pacifiée » et « plus écologique » (on échappe de justesse au bio).

Il y a juste un petit inconvénient, ce serait avec « des vitesses légèrement diminuées » ; légèrement, qu’est-ce à dire ? Sur le tronçon entre Champigny et Paris, celui qui surplombe et traverse Joinville, on passerait de 90 à 50 km/h ; ce n’est pas encore la zone 30, mais on s’en rapproche. De plus, on supprime une voie, qui sera réservée au co-voiturage, aux taxis et à un « système de cars express » pour lesquels on créera des gares routières directement sur l’autoroute.

À ce compte-là, l’aménagement est simple (changer les panneaux, signaliser la voie réservée, implanter les gares) et donc l’investissement minimal (30 millions d’euros tout de même). Et pour demain, on pourra faire évoluer les abords de l'autoroute, c’est-à-dire en clair y construire des équipements et des logements.

On s’amusera du fait qu’une étude, commandée par la même ACTEP, datée du 22 juin 2010 et intitulée « Un axe à reconquérir: l’autoroute A4 » proposait déjà les mêmes conclusions.

Et qu’est-il dit sur la protection phonique des riverains ou le traitement des eaux de ruissellement des viaducs qui surplombent Polangis ? Rien, ce n’est pas leur sujet – c’est juste le nôtre, depuis 1971. Le consensus issu de la concertation de 2006 sur des aménagements pour protéger l’environnement semble bel et bien jeté aux orties.

Ce rapport rejoindra-t-il les douzaines d’autres qui l’ont précédé, et dont le coût cumulé doit désormais dépasser la centaine de millions d’euros ? Ce n’est pas certain, juste très probable.

Le schéma de l’autoroute « pacifiée » publié par le Journal du dimanche, le 29/06/2014.

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 00:02
Joinville particulièrement touchée par le bruit routier

Le site Val-de-Marne Citoyens publie un intéressant article sur l’impact sonore des routes départementales par ville, à partir des données diffusées par le conseil général du Val-de-Marne.

L’analyse est évidemment partielle car, en particulier à Joinville, une grande partie de la pollution sonore vient d’autres sources : les autoroutes (ce sont des voies nationales, pas départementales) et le réseau ferré (RER), voire certains bateaux à moteur.

Mais on constate combien notre commune est exposée à ce type de nuisances. Ainsi, elle se trouve au cinquième rang des 47 villes valdemarnaises pour le bruit sur la totalité de la journée, et encore au septième pour le bruit nocturne.

Le niveau sonore considéré comme gênant est de de 68 décibels en journée et de 62 la nuit. Ce sont 28,7% des joinvillais qui sont concernés par le premier critère et 13,8% par le second, soit beaucoup plus que les moyennes départementales.

Le conseil général souhaite limiter le bruit des routes dont il a la charge. Il lance pour ce faire une enquête publique, dans laquelle il présente ce qu’il estime être 43 axes prioritaires pour réduire le bruit.

Cette enquête se situe dans le cadre du projet de « Plan de prévention du bruit dans l’environnement du réseau routier départemental ». Elle se déroule du 16 juin au 18 août 2014.

Source : BruitParif et conseil général

Joinville

Val-de-Marne

Population totale (recensement de 1999)

17 392

1 229 645

Population en dépassement de seuil sur 24 h (Lden > 68dB(A))

4 992 (28,7%)

198 514 (16,1%)

Population en dépassement de seuil la nuit (Ln > 62 dB(A))

2 402 (13,8%)

107 299 (8,7%)

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 20:16

Le Comité de défense de l’environnement du tronc commun A4 - A86, qui regroupe des associations de défense de l’environnement des communes riveraines (Nogent, Champigny et Joinville-le-Pont), a interrogé les candidats aux élections législatives dans les deux circonscriptions concernées, la 5ème (Bry, Nogent, Le Perreux et l’essentiel de Champigny) ainsi que la 8ème (Charenton, Maisons-Alfort, Saint-Maurice, Joinville).

Le président du comité, l’ancien député-maire de Joinville, Pierre Aubry, a rappelé, le 31 mai, à tous les candidats que, depuis 1988, le comité se bat « contre les nuisances sonores, les eaux de ruissellement rejetées dans la Marne et la pollution liée à l’éclairage public » que provoque les autoroutes traversant les trois villes. Il a rappelé que, « à l’issue d’une concertation d’envergure, l’État s’est engagé officiellement à résoudre définitivement ces problèmes » mais que nous « ne pouvons que constater et déplorer qu’il n’en est rien. »

Six candidats ont répondu, trois dans chaque circonscription.

Pour la 5ème, les réponses sont les suivantes :

Gilles Carrez (Ump), député-maire du Perreux, écrit : « Je peux assurer votre association de mon soutien car je me bats également contre les nuisances générées dans ce secteur. Je suis également attentif au problème de circulation sur le pont de Nogent depuis de nombreuses années. »

Caroline Adomo (Ps) assure : « Je soutiens totalement les préconisations faites par le comité : il me paraît indispensable de prendre position en faveur du respect des engagements pris par l’État en 2006. »

Quant au candidat indépendant, Marc Arazi, conseiller municipal de Nogent, il rappelle qu’il avait, en tant que responsable d’une association, « participé activement et co-signé l'ensemble des préconisations qui avaient émergé de la concertation publique » de 2006.

En ce qui concerne la 8e, voici les trois réponses :

Le député-maire de Maisons-Alfort, Michel Herbillon, se souvient que sa commune est « membre depuis l’origine du comité de défense ». Il assure vouloir mener « ce combat » ; pour le respect des engagements de 2007, « en lien avec le maire de Joinville » mais aussi avec le « comité et toutes les associations de riverains ». M. Herbillon indique qu’il a rencontré Jean-Paul Huchon en mai 2011 pour lui demander le financement de protections phoniques et que « la a finalement entendu cette demande » en ajoutant le secteur A4-A86 aux 10 zones de bruit critique définies en février 2012.

La candidate socialiste, Patricia Richard, conseillère municipale de Saint-Maurice, souligne que malgré le consensus de 2006 entre l’État, les associations et les collectivités, « ni les députés sortants Michel Herbillon et Olivier Dosne, ni l’État n’ont réellement porté ce projet ». Elle relève que c’est l’action des élus de gauche au conseil régional qui a permis que, à Saint-Maurice, des protections phoniques soient installées. Affirmant que « l’accord trouvé en 2007 est bon », Patricia Richard assure qu’elle se battra aux côtés des habitants et de leurs associations « pour que l’État respecte enfin les engagements pris. »

Enfin, Fatima Sénéchal-Hamami, candidate du Front de gauche, s’inquiète de ce que « les nuisances subies sont très sérieuses et inacceptables : pollution de la Marne, bruits, gaz d’échappement dangereux pour la santé ». Face à cela, elle considère que « l’État a jusqu’ici volontairement cherché à gagner du temps par des mesures limitées, voire inefficaces et par de fausses concertations avec les usagers ». La candidate soutenue par les communistes veut demander à l’État « de mettre en place de manière transparente une mission d’étude associant les riverains » pour « présenter dans un délai de 6 à 8 mois ses premières conclusions sur les solutions, leur échéancier et leur coût ».

Les autres candidats n’ont pas transmis de réponse aux demandes du comité.

 

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 23:22

Début 2007, rappelle le Comité de défense de l'environnement du tronc commun des autoroutes A4-A86, les maires des communes riveraines, les associations et le préfet du Val-de-Marne ont signé un accord. Celui-ci était l'aboutissement de plusieurs mois d’une concertation publique qui avait réuni des milliers d’habitants de Joinville, Nogent et Champigny.

L’État s'était engagé à installer des écrans antibruit enfin efficaces, à supprimer tous les rejets des eaux polluées de l'autoroute qui se déversent directement dans la Marne et le Petit Bras de Polangis ainsi qu’à arrêter la pollution lumineuse de lampadaires surdimensionnés.

Et depuis… plus rien.

Le comité rassemble l’Association des Nogentais, l’Association syndicale autorisée des riverains du canal de Polangis, l’Association pour la sauvegarde de l'environnement de Polangis et du quai de la Marne (Asep), le Comité Fanac, le Groupement des riverains du quartier du Tremblay, Joinville écologie et Joinville Rive Droite ainsi que des élus et des riverains. Il a « célébré » en février 2012 « les 5 ans d'inaction de l’État » en formulant un vœu : « respectez enfin vos engagements. »

Depuis 1977, les élus de gauche sont engagés sans discontinuer dans le combat contre les nuisances des ouvrages autoroutiers. Ils soutiennent l’action du comité.

 

Joinville-le-Pont-20111023-00302.jpg

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 17:18

Les premières études sur le bruit engendré par l’autoroute qui traverse la Marne entre Nogent et Joinville en viaduc datent de juin 1977 ; elles ont été financées par l’Association pour la sauvegarde de l’environnement de Polangis (ASEP), et montraient, déjà, que le tronçon provoquait un bruit considérable, dans un secteur encore très tranquille l’année passée, puisque l’autoroute de l’Est venait d’être inaugurée. Le préfet, saisi par les élus des Bords de Marne, lançait lui-même à la fin de la même année ses propres études pour constater la même chose : l’A4 est bruyante.
Et depuis 35 ans, de nouvelles études se succèdent, régulièrement. Toutes ont les mêmes conclusions : çà fait un sacré bruit, ces autoroutes ! Entre-temps, l’A86 s’est en effet ajoutée à l’A4 sur un tronc commun entre le tunnel de Nogent et le viaduc de Saint-Maurice.
Il y a eu les études liées aux deux enquêtes d’utilité publique, non mises en œuvre, et puis celles pour la grande concertation de 2006. Elles concluaient : « Pendant la période de jour (6h-22h), des niveaux de bruit supérieurs à 60 dB(A) se trouvent en façade des habitations directement exposées et situées à moins de 250 m de l’axe du tronc commun A4-A86. En certains points, la gêne sonore est même supérieure à 65 dB(A). » Depuis, les mini-protections anti-bruit en place se détériorent de plus en plus : ébréchées, taggées, cassées et jamais réparées ; elles étaient très peu efficaces, mais elles sont en train de disparaître.
La fameuse concertation s’est terminée début 2007 par un consensus entre les services de l’État, les collectivités territoriales et les associations, sur le scénario le moins cher, préconisant le traitement des pollutions de l’eau, la protection contre le bruit, la diminution de la gêne lumineuse et l’aménagement des terrains expropriés et inutilisés depuis.
Et depuis, plus rien… Si ce n’est, à intervalle régulier, de nouvelles vagues promesses : ainsi, le 27 septembre 2007, Jean-Louis Borloo, alors ministre, annonce qu’il se prononcera « prochainement » sur le dossier. Le 12 décembre de la même année, c’est le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui indique que « ces projets [l’aménagement du tronc commun et le métro Orbival] bénéficieront d’une ambition et d’une priorité nouvelles. » 
Aussi, quand les députés-maires de Maisons-Alfort et de Joinville-le-Pont, Michel Herbillon et Olivier Dosne (tous deux Ump) ont été voir le 13 décembre dernier la ministre de l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, on était un peu sceptique. Mais tout de même, on espérait un petit quelque chose en se disant que l’État allait bien finir par respecter sa parole.
La ministre s’est effectivement engagée « sur la conduite d'une nouvelle campagne de mesures acoustiques ». Et sur quoi déboucheraient ces études ? Sur des travaux ? Vous n’y êtes pas : « Les résultats de ces études permettront de réexaminer le caractère prioritaire du traitement phonique sur le tronc commun A4/A86. »
C’était prioritaire en 1977, en 1985, en 1998, en 2006… et çà pourrait le redevenir, peut-être, en 2012. Le quotidien régional Le Parisien rendait compte de la réponse de la ministre dans un article le 12 janvier (à retrouver ci-joint). Il relevait une « incrédulité dans les rangs des associations ». Ainsi, Michel Riousset, vice-président du Comité de défense de l'environnement du tronc commun A4-A86, « Il n'y a rien de concret, pas de décret, pas de déclaration d'utilité publique, on ne parle pas également d'argent ! On va une énième fois réaliser des mesures de bruit alors qu'il y en a déjà eu plein. » Revenant au fond du sujet, le président de l’ASEP rappelait : « L'État s'était engagé à installer des écrans antibruit, a supprimer tous les rejets des eaux polluées de l'autoroute qui se déversent dans la Marne... Depuis, rien n'a bougé. C’est scandaleux !»
Pour réagir à ces annonces, les sept associations de Joinville, Nogent et Champigny et les autres membres du Comité (dont moi-même) ont fait paraître une publicité dans le même journal le lendemain souhaitant une « bonne année aux responsables d’un État qui ne respecte pas ses engagements » et émettant le vœu qu’en 2012, il en soit autrement.
 

 

2012 01 comite A4 pub

 

Le Comité de défense de l’environnement du tronc commun A4 - A86, relancé en septembre 2009, regroupe des associations de défense de l’environnement des communes riveraines : l’Association pour la sauvegarde de l’environnement de Polangis, l’Association des Nogentais (Nogent sur Marne), le Groupement de riverains du Quartier du Tremblay (Champigny), Joinville Rive Droite, Joinville écologie, l’Association syndicale autorisée des riverains du canal de Polangis (ASA) et le Comité de l’île Fanac. Il comprend également des membres individuels et des élus. Il est présidé par Pierre Aubry, ancien député-maire de Joinville.

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 21:11

Le maire de Joinville-le-Pont, Olivier Dosne (Ump), ne s’est guère intéressé au dossier de la protection de l’environnement des riverains du tronc commun aux autoroutes A4 et A86, en s’abstenant de participer à la concertation de 2006, puis en refusant de siéger au comité de défense de l’environnement. Mais, devenu député, il a décidé de se préoccuper du sujet. Tant mieux !

Il a donc posé une question écrite, publiée le 1er février 2011 au Journal officiel. C’est par le même canal qu’il vient donc de recevoir, le 12 avril, une réponse de Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement.

Olivier Dosne demandait à la ministre « de bien vouloir lui indiquer quand et avec quels financements sera mis en œuvre le "projet environnemental" validé par l'État en 2007 » et qui visait à traiter les rejets de ruissellement en Marne ainsi que le bruit.

La réponse de Nathalie Kosciusko-Morizet est une nouvelle preuve de cet étrange mépris dans lequel certains responsables peuvent tenir les décisions prises pourtant après une concertation exemplaire.

En ce qui concerne les rejets de l’autoroute en Marne, on annonce « des études plus approfondies » en 2011, avant « une procédure de déclaration d'utilité publique » en 2012. Les travaux, éventuels, ne sont même pas annoncés. Et les riverains de l’autoroute sont bien placés pour savoir que déclaration d'utilité publique ne veut absolument pas dire réalisation.

Pour le bruit, le résultat est encore plus assourdissant. Les nogentais, saint-mauriciens, campinois et joinvillais qui le subissent tous les jours se réjouiront de lire que « le projet (…) étudié ultérieurement. »

Au cours des années précédentes, on a compté des montagnes d’études toutes plus approfondies les unes que les autres, sans oublier deux déclarations d’utilité publique sans suite.

Pendant ce temps, l’autoroute déverse sans discontinuer ses rejets dans la rivière. Quant aux protections contre le bruit, les vitrages actuels aux effets bien maigres se brisent l’un après l’autre, sans être remplacés. Huit d’entre eux manquent côté amont, cinq côté aval.

N’oublions pas non plus que la voie auxiliaire, censée améliorer les problèmes de circulation, est hors service depuis le 5 juillet 2010, après de nombreux mois de non fonctionnement antérieurs.

Je reproduis ci-dessous le texte de la question du député et de la réponse du ministre. Et je joins également le dernier bulletin du comité de défense des riverains qui permet de faire le point sur le sujet.

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Question écrite n° 99315 - 13ème législature posée par M. Dosne Olivier (Val-de-Marne - Union pour un Mouvement Populaire)

publiée au JO le 01/02/2011

M. Olivier Dosne attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur les nuisances environnementales engendrées à Joinville-le-Pont par le tronc commun aux autoroutes A4/A86. 250 000 véhicules empruntent chaque jour cette portion d'autoroute, générant le plus grand bouchon autoroutier d'Europe et de graves pollutions dans la Marne voisine. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer quand et avec quels financements sera mis en oeuvre le "projet environnemental" validé par l'État en 2007, qui visait à traiter ces nuisances environnementales à savoir: le bruit, par la mise en place de protections phoniques identiques à celles déjà réalisées le long de l'autoroute dans les communes de Saint-Maurice, Maisons-Alfort, Créteil et Champigny; les eaux sales de ruissellement, par un traitement ayant pour objectif de supprimer les pollutions vers la Marne, le ru de Polangis ou le bras de Gravelle, inexistant aujourd'hui alors que les enjeux de loisirs et de prise d'eau potable sont forts et que des études ont recensé trois zones de rejets potentiels qui pourraient être équipées d'une station de traitement; les pollutions lumineuses; les pollutions atmosphériques. Il lui rappelle que le projet visait également à réhabiliter et à mettre à la disposition de la ville les terrains d'emprise, propriété de l'État, et lui demande que soient mises en place les conventions d'occupation précaire promises sur ces terrains.

Réponse du ministère : Écologie, développement durable, transports et logement

parue au JO le 12/04/2011

Le projet d'assainissement du tronc commun A4-A86 est en cours d'études. Il prévoit, d'une part, de séparer les eaux pluviales des eaux de chaussée en réalisant un collecteur pour récupérer les eaux usées et, d'autre part, de remédier au rejet direct des polluants vers la Marne en réalisant trois stations de traitement. Les travaux permettant la séparation des eaux devraient débuter dans le courant de l'année 2011. Quant à la réalisation des stations de traitement, elle nécessite des études plus approfondies et une procédure de déclaration d'utilité publique. Celles-ci devraient respectivement être réalisées en 2011 et en 2012. Concernant la protection contre le bruit, la priorité a été donnée à la poursuite du projet d'écrans acoustiques sur l'A4 et l'A86 à Saint-Maurice, Maisons-Alfort et Créteil. Le projet de protections phoniques visant à limiter les nuisances sonores et à aménager le tronc commun A4-A86 sera étudié ultérieurement. Enfin, la procédure de réhabilitation et de rétrocession des emprises de l'État aux communes, dont la gestion a été confiée à l'Agence foncière et technique de la région parisienne (AFTRP), est en cours. Les conventions d'occupation précaire concernant la commune de Joinville-le-Pont seront établies prochainement.

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 11:27

Le 10 janvier 2011 voit l’inauguration du tronçon de l'autoroute A86 reliant par un tunnel de 10 kilomètres Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) à Vélizy (Yvelines). Baptisé Duplex, l’ouvrage est exploité par la société privée Cofiroute (filiale du groupe de BTP Vinci) et a coûté 2,3 milliards d’euros ; il est donc payant. Il permet aux utilisateurs de gagner 45 minutes selon l’exploitant.

Lancée en 1960, l’A86 est le second périphérique d’Île de France d’une longueur de près de 80 km, sa première section ayant été ouverte en mai 1968. Mais si elle est bouclée à l’ouest, l’autoroute ne l’est pas à l’est. Elle comporte deux « troncs communs », l’un avec l’autoroute A3 à hauteur de Rosny-sous-Bois et Bobigny, l’autre avec l’A4, entre Nogent sur Marne et Maisons-Alfort. C’est ce dernier passage, qui comporte un viaduc au dessus de Joinville-le-Pont, qui pose le plus de problèmes. Pour le quotidien économique Les Échos, c’est « la question du « tronc commun » des autoroutes A4 et A86 [est] l'un des principaux points noirs du réseau. »

La direction des routes d’Île de France indique que pour son réseau, les priorités sont la mise aux normes des tunnels, la protection contre le bruit, le traitement des eaux de ruissellement et la lutte contre la pollution atmosphérique.

On remarquera que la protection contre le bruit et le traitement des eaux de ruissellement sont précisément les priorités fixées lors de la concertation de 2006. Celle-ci a défini des travaux d’aménagement environnementaux qui ont fait l’objet d’un consensus. Seul problème : près de cinq ans après, aucun début de mise en œuvre…

A86_trace_2011_3-xl.jpg  Le plan de l’A86

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 22:54

On se souvient que  les voies auxiliaires sur les bandes d’arrêt d’urgence du tronc commun aux autoroutes A4 et A86, fermées en décembre 2009, avaient été le 4 juin 2010. C’étaient, selon la direction des routes d’Île de France (DIRIF), deux accidents qui auraient endommagé les glissières mobiles automatiques. Ces dernières permettent, normalement, d’ouvrir ces voies selon le trafic.

Mais la réouverture aura été de très courte durée puisque les voies sont à nouveau condamnées depuis le 10 juillet. La même DIRIF, le service de l’État chargé de la gestion de ce tronçon, s’en explique dans un communiqué daté du 7 septembre 2010 : « Suite à une succession d'actes de vandalisme au cours du mois de juillet 2010, sur des câbles du tronc commun A4/A86, et malgré des premières réparations, les voies auxiliaires sont fermées. Au total, ce sont près de 1000 mètres de câbles qui ont été dérobés, entraînant notamment la perte de la surveillance de la zone par les caméras vidéo. »

Avant leur remise en service, il faudra « plusieurs mois » car il s’agirait de « câbles très complexes nécessitent une fabrication particulière. »

Dans l’attente du remplacement des câbles « les glissières mobiles permettant l'ouverture des voies auxiliaires ne seront donc pas opérationnelles avant le début du mois de novembre. »

La DIRIF ne dit rien, par contre, de la réparation des (nombreuses) protections anti-bruit cassées, ni de la réalisation des travaux d’aménagement environnementaux prévus par suite à la concertation de 2006.

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 23:01

Tribune libre des élus de gauche de la liste Joinville en mouvement, parue dans « Joinville-le-Pont magazine » (septembre 2010).

Retrouvez les anciennes tribunes libres sur la page : Tribunes libres de la liste Joinville en mouvement.

 

La concertation pour l’aménagement du tronc commun aux autoroutes A4 et A86 s’est terminée en décembre 2006. Le rapport officiel indiquait : « loin de procéder par surenchères, de nombreux intervenants ont cherché à élaborer des compromis raisonnables. (…) [ils] ont fait un pari : celui d’être ainsi mieux entendus par ceux qui décideront dans les prochaines semaines. »

Les éléments du consensus étaient décrits : « La convergencede ces acteurs s’est opérée sur les points suivants : la réalisation d’un projet d’amélioration de l’environnement est opportune et urgente (…) ; Un projet, permettant de garantir les objectifs de réduction des nuisances sonores et de limiter les impacts visuels et écologiques sur le territoire, a été esquissé pendant la concertation. Sa finalisation semble à portée de main (…) ; Les décisions concernant le lancement officiel du projet sont attendues avec une réelle impatience. »

Il avait fallu des centaines d’heures de travail de fonctionnaires, élus, responsables associatifs ou citoyens des communes des Bords de Marne pour arriver à une proposition simple : ne pas toucher aux voies et réaliser des travaux pour réduire le bruit, les reversements d’eaux usées dans la Marne et la pollution lumineuse.

En février 2007, le conseil régional donnait son feu vert pour inscrire le projet dans le Schéma directeur de l’Île de France.

En septembre de la même année, Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie, indiquait : « Je me prononcerai prochainement sur ce dossier complexe et sensible en tenant compte des positions exprimées par les élus du secteur et par les riverains lors de la concertation ».

Enfin, le 12 décembre 2007, Nicolas Sarkozy, président de la République, écrivait que le projet d’aménagement du tronc commun bénéficiera « d’une ambition et d’une priorité nouvelles. »

À l’automne 2010, malgré les démarches en tout sens conduites par les membres du Comité de défense de l’environnement du tronc commun A4-A86, rien n’a été mis en œuvre. S’il se murmure que des travaux sont toujours envisagés, rien de concret n’est fait.

Pendant ce temps-là, la Marne et le ru de Polangis continuent de recueillir le ruissellement des eaux sales, les oreilles des riverains souffrent, le gaspillage lumineux continue…

Il est plus que temps que l’État tienne sa parole. Pour cela, il faut que tous les élus se mobilisent. Ceux de gauche seront, comme toujours, au premier rang de la défense des riverains.

viadu_2006_11.jpg

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 23:08

 

Les voies auxiliaires qui fonctionnent sur les bandes d’arrêt d’urgence du tronc commun aux autoroutes A4 et A86 rouvre vendredi 4 juin 2010, si l’on en croit la direction des routes d’Île de France (DIRIF), le service de l’État chargée de la gestion de ce tronçon. La fermeture en décembre 2009 serait due, selon la DIRIF, à deux accidents ayant endommagé les glissières mobiles automatiques qui permettent, en principe, d’ouvrir ces voies selon le trafic.

Elles permettent également de fermer l’accès aux voies, quand un incident se produit (panne ou accident notamment). En réalité, les voies ne fonctionnaient guère depuis plusieurs mois. C’est pourquoi il se murmure que c’est plus un défaut d’entretien que des dommages directs aux glissières qui seraient cause de l’arrêt pendant un semestre.

La remise en service, annoncée « mi-mai » en février, aura donc eu trois semaines de retard supplémentaires.

Déployé à titre expérimental en 2005, le dispositif reste à ce jour unique en France, ce système a été. Pour la Dirif, l’ouverture d’une voie supplémentaire réduit le temps de parcours de dix à quinze minutes le matin dans le sens Paris-Province, et de sept à huit minutes le soir pour le trajet contraire. Le tronçon entre Maisons-Alfort et Champigny-sur-Marne est un point noir de la circulation en Île de France. Il voit passer 244 000 véhicules chaque jour.

Les travaux de réparation ont été chiffrés à 138 000 € selon le quotidien régional Le Parisien (28/04/2010).

Par contre, aucune avancée n’a été annoncée en ce qui concerne les aménagements environnementaux de cette même portion d’autoroute, qui pourtant fait l’objet d’annonces précises en 2006.

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Published by Benoit Willot - dans autoroute
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