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Benoit Willot

Ancien conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne)

58 ans, chargé de mission dans un organisme d'emploi et de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

Joinville-le-Pont au jour le jour est compatible avec tous les téléphones portables permettant un accès à internet :

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 23:04

Pour Jérôme Seydoux, président de Pathé « La seule garantie dont nous disposons quand on parle de la conservation des films, c’est la pellicule. »

C’est sur ce créneau que la société Digimage a voulu se placer en créant à Joinville-le-Pont « Le Lab » dans les locaux de l’ancienne société GTC. Ce pourrait être, selon la Lettre de l'AFC de janvier 2011, « le dernier laboratoire photochimique à être créé en France. »

Pour le PDG de Digimage Cinéma, Denis Auboyer, si le numérique est incontournable, il est malgré tout indispensable de proposer un retour sur film en 35 mm à partir de fichiers numériques, notamment pour l’archivage.

Dans un journal du groupe Kodak (Le Mag, 34-35 2011), Denis Auboyer remarquait que « la photochimie, ça fait 100 ans qu’elle existe et 100 ans qu’un négatif bien conservé peut ressortir pour être utilisé ». Il pensait créer un laboratoire dans ses locaux de Montrouge, mais craignait que les autorisations nécessaires durent plus de deux ans à obtenir. Connaissant le dossier de GTC « depuis 40 ans » et constatant que « personne ne s’y est intéressé » il a sollicité l’autorisation de reprendre l’activité.

En mars 2010, Digimage a d’abord racheté le matériel de l’ex-laboratoire GTC, liquidé fin 2009 avec pour ambition de demeurer, à terme, « les ultimes artisans de l’argentique. » Puis la société a récupéré également les locaux de GTC, y rénovant la partie technique (tirage, développement), le transformant en « atelier périphérique » de la production numérique. En 2011, Denis Auboyer, en tirait « un bilan très positif » avec cinq longs métrages en production et une vingtaine d’autres réclamant des copies de série. Et les tirages, supposés devoir être petits, on parfois dépassé 300 copies, comme pour Titeuf.

Le site Charles Pathé, quai Gabriel Péri à Joinville, semble donc avoir encore un certain avenir.

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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 23:04

La fin de l’année 2010 avait été marquée par la disparition des Auditoriums de Joinville, après la fermeture en 2009 de GTC, marquant une étape majeure dans la quasi-disparition de l’activité cinématographique à Joinville-le-Pont.

Si la filière était déjà menacée depuis très longtemps, un des espoirs était venu dans l’élargissement du champ d’action à d’autres activités proches, comme celle du jeu vidéo.

Ainsi, la société White Birds Productions créée en 2003 et dirigée par Michel Bams était elle emblématique de ces nouvelles entreprises du site Charles Pathé, quai Gabriel Péri.

White Birds Productions s’était imposée dans le monde du jeu d'aventure sur ordinateur, sur console et même sur smartphone. Elle disposait d’un studio de production, dans les anciennes usines cinématographiques des Bords de Marne, où elle avait notamment développé des jeux issus des dessins de Benoît Sokal. Plusieurs de ses productions ont eu un certain succès, comme Nikopol, Paradise, L'île Noyée ou Criminology, Babel Rising et Cardboard Castle. Les jeux restent diffusés par leurs éditeurs.

En 2009, l’entreprise qui comptait une vingtaine de salariés (dont la moitié à plein temps) a été victime selon Michel Bams d’un « important impayé » (Gamekult, 7/01/2011). Placée en redressement judiciaire le 22 septembre 2010, la liquidation de l’entreprise a été décidée le 9 décembre et la société a définitivement fermé ses portes en janvier 2011.

Toute activité n’a cependant pas disparu. Une partie des locaux ont été repris par une nouvelle société, fondée en novembre 2010 à Boulogne-Billancourt par Jean Noseda et qui s’est installée cette année à Joinville. Mando productions a repris le développement des deux derniers jeux préparés par White Birds Productions. Mando a donc en portefeuille Babel Rising et Cardboard Castle, mais également son propre produit, le jeu d’action et stratégie « Hills of Glory ».

Mando productions apparaît donc comme une sorte de phénix, prenant son envol après la disparition des oiseaux de White Birds.

 

Babel

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 21:27

Après une première édition en 2010 au cinéma l'Arlequin à Paris, la deuxième année du festival de l’Audiovision, organisé par l’association Valentin Haüy, se tient au cinéma UGC de Créteil du 4 au 10 mai 2011.

L’Audiovision est un procédé d’autodescription qui permet de rendre accessibles des films, des spectacles ou des expositions aux personnes non-voyantes ou malvoyantes. Il y en aurait 1,2 millions en France. Un texte en voix-off, placé entre les dialogues ou les éléments sonores importants, décrit les éléments visuels de l'œuvre.

Pendant la projection d’un film dans une salle de cinéma ou au théâtre, la personne aveugle ou malvoyante est équipée d’un casque sans fil lui permettant de suivre, en toute autonomie, la représentation en compagnie de spectateurs voyants. L’Audiovision est également, parcimonieusement, utilisée à la télévision.

Cependant, les associations de malvoyants regrettent que la technique soit trop peu répandue en France avec une dizaine de salles uniquement qui proposent, ponctuellement, des séances en audiovision. Le Conseil supérieur ce l’audiovisuel (CSA), a adopté une recommandation pour promouvoir, depuis 2010, son utilisation sur les chaînes de télévision.

Les promoteurs de l’Audiovision soulignent qu’elle ne coûte pas cher, un budget de 6000€ suffisant pour un long métrage.

Le festival de Créteil permet de proposer, aux voyants comme aux non-voyants, dix films récents aux tarifs habituels. C’est aussi le moyen de soutenir la diffusion de la technique.

Au programme :

La fille du Puisatier de Daniel Auteuil

Le discours d’un Roi de Tom Hooper

Chez Gino de Samuel Benchetrit

La Permission de Minuit de Delphine Gleize

Titeuf, le film de Zep

Je n’ai rien oublié de Bruno Chiche

Le Marquis de Dominique Farrugia

Rien à déclarer de Dany Boon

Des Hommes et des Dieux de Xavier Beauvois

Moi Moche et Méchant de Pierre Coffin et Chris Renaud

 

Du mercredi 4 au mardi 10 mai 2011

UGC Ciné Cité Créteil

Centre commercial Créteil Soleil

Accès : métro Créteil préfecture ou bus 281 depuis Joinville.

Télécharger les horaires des séances (format Word, 48 Ko)

Télécharger le programme détaillée avec résumé des films (format Word, 66 Ko)

Télécharger le CP Festival Audiovision Valentin Haüy 2011 (format Pdf, 330 Ko)

Tarifs :

Moins de 18 ans, Carte Imagine’R – Bon Plans : 5,90 €

Cartes UGC et UGC Illimité acceptées

Normal : 9,90 €

Etudiants / Apprentis : 6.80 € Du dimanche 19h au vendredi 19h, sauf jours fériés

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 00:09

Tribune libre des élus de gauche de la liste Joinville en mouvement, parue dans « Joinville-le-Pont magazine » (janvier 2011).

Retrouvez les anciennes tribunes libres sur la page : Tribunes libres de la liste Joinville en mouvement.

 

Fin décembre 2010 a vu le départ de la plus importante entreprise de la filière du cinéma encore à Joinville. Les Auditoriums de Joinville, en difficultés économiques depuis cinq ans, ont quitté les lieux. Une autre société technique du secteur, Polyson, a également plié bagage tandis que le restaurant du site Pathé fermait définitivement. La fermeture des activités liées à l’image sur le site du quai Gabriel Péri fait disparaître une cinquantaine d’emplois supplémentaires de la commune.

Joinville qui, après guerre, comptait 1 300 personnes travaillant dans le secteur du cinéma, ne dispose plus en 2011 que d’un établissement de la société Digimage, avec 15 salariés. Il y en avait encore 300 il y a moins de dix ans.

Pourtant le secteur audiovisuel n’est pas condamné, loin de là. Trois pôles en Île de France voient un véritable développement de l’activité et de l’emploi : Boulogne, Saint Denis et Montreuil. Dans ces trois lieux, il y a une véritable politique locale d’encouragement de la filière. Les communes et les intercommunalités sont mobilisées pour créer les conditions d’attractivité du territoire.

À Joinville, c’est semble-t-il le fatalisme.

Les élus de gauche ont été les seuls à manifester leur inquiétude et à évoquer la question au cours des conseils municipaux. Le 28 septembre 2008, en réponse à notre demande, le maire, déclarait avoir « lancé avec le sous-préfet [de Nogent sur Marne], Olivier Ducray, l’organisation d'une table ronde sur l’avenir du site avec l’ensemble des interlocuteurs concernés ».

Le 13 octobre 2009, Olivier Dosne nous disait « j’ai relancé Monsieur le sous-préfet (…) afin de lui demander d’organiser au plus vite la table-ronde qu’il s’était engagé à réunir. »

Et le 1er décembre 2009, le même nous répondait : « j’ai travaillé à l’organisation de la table ronde que vous évoquez. »

Mais, plus de deux ans après notre alerte, force est de constater que rien n’a été fait – pas même la fameuse table-ronde – et qu’au contraire, la municipalité assiste, impuissante et passive, à la disparition de ce qui est historiquement, non seulement l’image même de la ville, mais ce qui fut son activité principale et qui restait une importante source d’emplois et de recettes fiscales.

 

Audis 2007 04

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 00:02

Avec 25 salariés, Les Auditoriums de Joinville constituaient une filiale du groupe Quinta de Tarak Ben Ammar. Ils quittent le quai Gabriel Péri à Joinville-le-Pont le 31 décembre 2010 définitivement. Avec eux, c’est tout ce qui reste de la post-production cinématographique sur les Bords de Marne qui disparaît : Polyson (5 salariés), le restaurant de l’ex-Cité du cinéma…

Les Auditoriums de Joinville ont encore figuré cette année au générique de plusieurs films importants, comme Une exécution ordinaire de Marc Dugain avec André Dussollier ou Marina Hands ainsi que Vénus noire d’Abdellatif Kechiche avec Yahima Torres et André Jacobs.

Les Auditoriums de Joinville ont connu d’importantes difficultés financières. La société accumule les pertes, au moins depuis 2004. Ainsi, au 31/12/2009 ses capitaux propres étaient négatifs (-5,14 millions d’euros) et la perte nette était de 940 000 € (-1 140 000 € en 2008). Les locaux Joinvillais n’étaient semble-t-il plus payés depuis deux ans.

Les « Audis » avaient une superficie de 4500m².

Tout le personnel doit être transféré sur le site de Boulogne, plus petit, où il rejoindra l’équipe déjà en place. La situation économique de l’entreprise et le déménagement renforcent les craintes des salariés quant à leur avenir.

Le patron du groupe Quinta, Tarak Ben Ammar semble s’éloigner du cinéma pour s’intéresser de plus en plus à la finance. Administrateur de la société italienne Médiobanca, il a annoncé en décembre 2010 qu’il s’associe à elle pour monter une banque d’affaires en Tunisie. En août, il avait cédé une partie du capital de Quinta communication à une société libyenne, Lafico (10%).

Quinta communication avait déjà pris une participation, via le groupe Éclair, dans l’autre fleuron des industries techniques du cinéma, la société GTC. Elle a été mise en liquidation en septembre 2008 avec une autre filiale du groupe, Centrimage.

L’inquiétude que les élus de gauche avaient manifesté à de nombreuses reprises pour le secteur du cinéma à Joinville relève maintenant presque de la nostalgie. Nous y reviendrons dans les jours à venir : il ne reste plus qu’une seule société liée à la filière, aujourd’hui. Digimage (tirage de films) compte 15 salariés. En 1946, les studios de Joinville employaient 800 salariés de tandis que l’usine Pathé faisait travailler 500 personnes juste avant-guerre.

À ma demande, lors du conseil municipal du 28 septembre 2008, le maire de Joinville, Olivier Dosne (Ump) avait indiqué avoir « lancé avec le sous-préfet [de Nogent sur Marne], Olivier Ducray, l’organisation d'une table ronde sur l’avenir du site avec l’ensemble des interlocuteurs concernés ». Deux ans plus tard, et malgré mes relances, ladite table-ronde n’a toujours pas été organisée.

 cantine audis 2007 La cantine des entreprises du cinéma de Joinville-le-Pont

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 23:08

Digimage Cinéma Le Lab a démarré son activité sur le site de Joinville-le-Pont (quai Gabriel Péri) pendant l’été 2010.

La société, filiale du groupe CMC, reprend une partie du matériel, de l’activité et du personnel de l’ancienne GTC, qui a été liquidée en novembre 2009.

Digimage, dirigée par Denis Auboyer, est dédiée à la post-production numérique est son siège est à Boulogne (Hauts de Seine). L’entreprise, qui a participé à 7 films sélectionnés lors de la 63ème édition du festival du film Cannes, contrôle deux établissements autonomes : Digimage Cinéma (Montrouge) et Digimage Cinéma Le Lab, à Joinville.

Ce dernier est le site photochimique du groupe, assurant le développement des négatifs de prise de vue, internégatifs interpositifs et le tirage des premières copies positives.

Le directeur du site, directeur général adjoint de Digimage, est Bruno Despas, ingénieur chimiste, ancien du Laboratoire Éclair. Il fut ensuite directeur général de Centrimage, ex-filiale de GTC, elle aussi liquidée. Il a été un des initiateurs de la restauration numérique et de la sauvegarde d’archives audiovisuelles, supervisant par exemple la restauration du film de Fritz Lang, Metropolis.

 Bruno Despas, Digimage

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 23:08

Le festival Courts dans l'herbe qui se tenait chaque année au Parc de l'Abbaye à Saint Maur des Fossés brassait énormément de monde, et notamment des jeunes.

Depuis juin 2005, plus d’une centaine de bénévoles organisaient cette curieuse manifestation, où tous les arts étaient représentés : cinéma d’abord, mais aussi musique, théâtre, peinture, sculpture, arts du cirque et de la rue…

Le festival gratuit se déroulait au sein des ruines de l’abbaye Saint-Pierre du Fossé, un bâtiment du VIIe siècle qui accueillit en particulier Rabelais. Des artistes contemporains redonnaient ainsi couleur et vie aux Bords de Marne.

Mais à la fin de l’année 2009, la municipalité de Saint-Maur-des-Fossés n’a pas souhaité reconduire le festival au Parc de l’abbaye. Elle a proposé aux organisateurs de l’expatrier sur un stade à Sucy-en-Brie. C’est citant François Rabelais que l’association a fait connaître sa réponse : « Tirez le rideau, la farce est jouée. »

Mais les jeunes qui, chaque année, se consacraient à organiser ce festival ne l’entendent pas de cette oreille. Quatre d’entre eux, lycéens ou étudiants, ont monté un évènement sur le réseau social Facebook « Les jeunes existent, on réclame Courts dans l'herbe. Mobilisons-nous ! » que plus de 650 personnes ont soutenu.

Et ils ont organisé une manifestation, samedi 5 juin 2010, devant la mairie de Saint Maur. Ils étaient plus d’une centaine pour ce happening peu ordinaire.

Pour les promoteurs de manifestation, « Les personnes âgées prennent toute la place à Saint-Maur car pour Plagnol (le maire) nous n'existons pas. Courts dans l'herbe était la seule fête qui réunissait les jeunes de Saint-Maur et ses environs comme Joinville le pont (vous remarquerez le jeu de mot) ! En effet, les artistes peu connus pouvaient partager leurs passions que ce soit de la musique ou des courts-métrages ! Les concerts, le thé à la menthe du marocain et ses pâtisseries, la marche dans les buissons très bizarres, l'ambiance, les retrouvailles, les bonnes binouz, et ce fabuleux concept qui rendent Saint-Maur plus festif ! »

Pour les « binouz », je ne suis pas sûr, mais je pense qu’il s’agit d’une bière…

Le député-maire de Saint Maur, Henri Plagnol (Ump) n’a pas apprécié et a publié, le 2 juin 2010 un communiqué de presse où elle estime ne pas être responsable de la non-réalisation du festival. Pour la municipalité, « un changement de lieu était rendu inéluctable dès cette année » car « le Parc de l’Abbaye est par nature peu compatible avec l’organisation d’un festival de masse. »

Il aura fallu cinq ans pour s’en rendre compte. Mais peut-être est simplement la réussite de ce rassemblement culturel annuel qui dérangeait.

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 14:09

J’ai rendu compte dans un article du 13 mars 2010 (Relance de l’activité de tirage de films à Joinville ) de l’analyse que faisait Bernard Chaussegros, économiste et vice-président de la Société Française de Production (SFP, groupe Bolloré), du marché de la pellicule en France. Dans cet article, il décrivait les conditions dans lesquelles pouvait reprendre une activité sur le site de Joinville-le-Pont (quai Gabriel Péri), là où l’usine GTC a fermé en novembre 2009.

Pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté sur le sujet, il est important de noter que ni Bernard Chaussegros ni son groupe ne sont associés à la reprise de l’activité sur le site, qui est actuellement mise en œuvre.

C’est le groupe CMC dirigé par Denis Auboyer qui est à l’origine de la reprise de l’activité qui devrait, dans un premier temps, concerner une quinzaine de salariés, selon le quotidien Le Parisien (17/03/2010). Ils seront recrutés parmi les anciens de GTC. C’est Digimage, filiale du groupe basée à Boulogne-Billancourt, qui porte le projet.

CMC est un groupe indépendant, qui dispose de compétences en matière de post-production pour le cinéma ou a télévision, avec notamment des laboratoires vidéo numériques. Il est principalement implanté à l’ouest de l’Île de France (Boulogne, Malakoff, Montrouge) mais aussi à New-York, au Mexique et en Pologne.

Le site Charles Pathé devrait également, à terme, accueillir des activités de la fondation Schneider.

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 00:06

La fermeture de l’usine GTC quai Gabriel Péri à Joinville-le-Pont en novembre 2009 n’aura donc pas marqué la fin de l’activité cinématographique sur ce site. Si l’entreprise, héritière de Pathé, a cessé toute activité, un projet de reprise vient de voir le jour.

Bernard Chaussegros, économiste et vice-président de la Société Française de Production (SFP, groupe Bolloré) a présenté un projet qui part de son analyse du marché de la pellicule en France.

Pour Bernard Chaussegros, qui est également engagé dans le pôle de compétitivité Cap Digital, « le développement du numérique condamne irrémédiablement à terme le marché de la pellicule dans sa forme actuelle. Cependant, ce dernier peut encore représenter une activité attractive pour un nombre très restreint d’acteurs » au nombre desquels figure le site de Joinville.

Le parc de salles de cinéma en Europe passe au numérique à raison de 8 à 12 % par an. On a cependant constaté une stagnation en 2009, du fait probablement de la crise économique, mais on peut estimer (selon M. Chaussegros) que le flux de migration des salles vers le numérique passe rapidement à 20 % l’an.

Bien que fortement concurrencé par le numérique, la pellicule négative devrait se maintenir encore quelques années pour des raisons notamment de pérennité du support. Il garderait même un certain attrait, l’économiste estimant que « le déclin du marché devrait être moins fort que prévu. »

Un des grands arguments de l’évolution, la diffusion de films en 3D, est devenu moins important, Technicolor commercialisant depuis septembre 2009 une solution 3D pour les films argentiques en 33 mm.

Un autre argument plaide en faveur d’un maintien des films physiques : en cas de panne, les projeteurs ne peuvent plus procéder seuls comme aujourd’hui (on coupe un peu de bande et on repart), et risquent de devoir annuler la projection… en provoquant le mécontentement des clients.

Enfin, B. Chaussegros considère que « l’argentique est un support bien plus pérenne que le numérique » et note qu’on envisage de transférer des données numériques sur support argentique pour assurer leur conservation.

Tout ceci lui permet de conclure qu’un marché conséquent serait ainsi maintenu, correspondant à la copie argentique de chaque film produit sous format numérique.

Le dirigeant de la SFP assure donc que l’« industrie photochimique française n’est pas vouée à une mort proche, à la condition impérative d’opérer une rapide et profonde réforme. »

Il propose la création d’un seul et unique groupe dont les conditions sont à déterminer sachant que le groupe Eclair est en plan de sauvegarde de l’emploi. Il veut regrouper sur un seul site (Saint-Cloud ou Épinay) la totalité des tirages de série  pour la France. Il propose d’installer à Paris intra muros ou en très proche banlieue, un centre de post production numérique, avec des salles d’étalonnage, auditoriums, et laboratoires pour les effets spéciaux.

Enfin, B. Chaussegros veut faire sur le site de Joinville-le-Pont « un centre de post production mixte assurant les travaux de développement, de transfert, de finition, de restauration, remise en état et de numérisation pour le cinéma, la télévision et l’audiovisuel. Ce doit être un atelier et non pas une usine. Cet atelier doit être composé d’une équipe de 30 à 40 personnes. C’est un personnel qualifié, passionné et polyvalent. »

L’économiste suggère que « toutes ces entités doivent porter le même nom de marque auquel on rajoute, série, numérique. Chaque entité, bien que faisant partie d’un même groupe doit être dirigée de manière autonome, en privilégiant bien sûr l’esprit groupe pour maintenir l’esprit artisanal, règle d’or de ces métiers. »

La mise en œuvre du plan présenté ici est déjà en œuvre, et le redémarrage de l’activité est imminent.

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 00:06

Il y a cent jours les entreprises GTC et Centrimage, héritières des usines Pathé, fermaient et clôturaient un plus d’un siècle d’histoire de Joinville-le-Pont dans les industries techniques du cinéma.

Depuis, on attend toujours la tenue de la table-ronde sur le cinéma, promise par le maire de Joinville, Olivier Dosne en septembre 2008.

Une modification du plan local d’urbanisme (PLU) de Joinville-le-Pont est actuellement soumise dans le cadre d’une enquête publique. Il prévoit une reconstruction de plusieurs bâtiments, mais pas des usines historiques, toujours inoccupées.

Je reproduis ci-dessous un article intéressant d’Eric Petit (11/11/2009) intitulé « Les ruines s'effondrent ». Il faut surtout aller voir sa vidéo, visite poétique et nostalgique des lieux.

« A l’heure où nous commémorons les chutes de mur, un pan de ruines du vieux cinéma vient de s’effondrer. Le laboratoire GTC de Joinville a définitivement fermé ses portes le 4 novembre dernier.

Il y a fort longtemps …. au temps des charrettes à bras et des becs de gaz, juste après la disparition des derniers dinosaures , Joinville fut une  fourmillante cité de cinéma: studios, auditorium, laboratoires et autres composants de la joyeuse industrie cinématographique.  De ces lieux magiques sortirent grand nombre de films mythiques. Carné y tourna Les Enfants du paradis, Les Portes de la nuit, Quai des brumes, Les Visiteurs du soir. Clouzot y accueilli son Corbeau et ses Diaboliques et Cocteau y présenta la Bête à la Belle. Entre autres...  Il me semble que le dernier film tourné dans les studios de Joinville fut La révolution française de Robert Enrico en 1989. Souvenir moins impérissable,  il est vrai.

Le laboratoire GTC était le dernier vestige de ce petit monde de l’illusion.

J’ai eu la chance d’y traîner mes guêtres (ou plutôt mes Doc Marteen de l’époque) au début des années 80. Les laboratoires étaient  encore des endroits très actifs et j’y ai tourné un documentaire sur les techniques de laboratoire. J’ai découvert ce maillon indispensable à la fabrication d’un film. Une armée de techniciens de l’ombre, à la fois chimistes savants et artistes passionnés, travaillaient consciencieusement  en collaboration avec l’équipe image des films, pour rendre nos actrices encore plus belles et créer la meilleure atmosphère possible .  Je me souviens d’une discussion avec un des étalonneurs qui avaient travaillé sur le Danton d’Andrzej Wajda. Le réalisateur polonais voulait une sorte de rendu sépia sans que cela en soit vraiment un. La pellicule avait eu un traitement chimique tout à fait spécial, ce qui avait rendu le travail d’étalonnage très compliqué. Quelque mois auparavant j’avais suivi quelques jours du tournage du film pour les besoins d’une émission de radio que nous faisions avec mes amis de Chantilly. Vivre ensuite cette autre étape primordiale du processus de fabrication du film m’a ouvert les yeux. Après la fureur et les gesticulations du tournage, le cinéma c’était aussi ça: des hommes en blouse blanche discutant posément de formules chimiques et regardant à la loupe des images négatives dans une odeur âcre et nauséabonde.

Disparu, ce vieux monde désuet. Remplacé par une technologie froide, efficace et implacable. Les techniciens d’aujourd’hui  sont toujours de grands magiciens mais ils ont les mêmes outils que les comptables,  les géomètres, les écrivains, les contrôleurs des impôts, les… enfin… que tout le monde.

Débarrassons-nous vite de cette nostalgie morbide et regardons une dernière fois derrière nous.

Le 4 novembre les derniers employés de GTC ont déroulé et fait pendre des kilomètres de pellicules des fenêtres du labo... de magnifiques gerbes pour  un triste enterrement.

Le cinéma meurt, trouvons-lui vite un nouveau nom. »


 


Fermeture du laboratoire cinématographique GTC à Joinville-le-pont

 

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Articles Récents

Urbanisme

L’avis publié le 6 mars 2010 par le commissaire enquêteur sur la création de la zone d’aménagement concerté (Zac) des Hauts de Joinville et la modification du plan local d’urbanisme (PLU) liée à cette opération est devenu défavorable avec le refus, par la majorité municipale, d’accéder aux réserves obligatoires formulées dans ce document.

L’enquête d’utilité publique la modification du plan local d’urbanisme concernant plusieurs zones d’activités tertiaires a lieu du 15 février au 15 avril 2010. Elle a porté principalement sur l’augmentation de la possibilité de construire sur l’actuel parking de la gare RER. Mais elle concernait aussi d'autres zones de Joinville comme la zone cinématographique Charles Pathé, le terrain de l'usine Eaux de Paris et la rue des Platanes.

Elections européennes