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Benoit Willot

Ancien conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne)

58 ans, chargé de mission dans un organisme d'emploi et de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

Joinville-le-Pont au jour le jour est compatible avec tous les téléphones portables permettant un accès à internet :

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 18:00
SRCI 2015 IdF
SRCI 2015 IdF

Un arrêté du préfet d’Île-de-France du 4 mars 2015 approuve le Schéma régional de coopération intercommunale. Comme prévu depuis longtemps, toutes les 123 communes des trois départements de la petite couronne et la ville de Paris sont incluses dans la Métropole du Grand Paris (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne). Deux communes des départements de la seconde couronne s’y ajoutent Argenteuil (Val-d’Oise) et Paray-Vieille-Poste (Essonne).

Par contre, Chelles (Seine-et-Marne), Athis-Mons et Vigneux-sur-Seine (Essonne) sont rattachées à des intercommunalités de la grande couronne, malgré leurs souhaits de se rapprocher de la ville-centre.

Au total, la nouvelle métropole (MGP) rassemble, selon les chiffres de l’Insee pour 2011, 6 806 700 habitants. Les parisiens stricto sensu pèsent pour un peu moins du tiers du total (33,1%), les deux villes de grande couronne comptent pour 1,6%, la banlieue proche représente donc 65,6% des néo-métropolitains. Le Val-de-Marne à lui seul regroupe moins d’un cinquième de l’ensemble (19,6%). Rappelons que les trois départements sont appelés à disparaître.

La commune de Joinville et ses 18 000 habitants représentent 0,3% de la MGP.

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 23:05

Avec six intercommunalités couvrant seulement 44,6% de la population départementale, le Val de Marne est, d’assez loin, le territoire le moins bien couvert par les structures de regroupement des villes. La France tout entière compte aujourd’hui 2 611 communautés, qui rassemblent 95% des communes et 89% de la population. Ces structures permettent de mettre en commun des moyens techniques et humains, de mutualiser les équipements et de développer les services. Sans limiter la démocratie, les intercommunalités sont une voie moderne pour la gestion locale.

Une seule collectivité se classe après le Val de Marne : c’est la Guadeloupe, où 43,9% des habitants appartiennent à une structure de coopération. Tous les autres départements ont plus de la moitié de leur population incluse dans des groupements intercommunaux, et sept d’entre eux sont déjà totalement couverts en 2011. Ce sera d’ailleurs obligatoire en 2013, sauf en petite couronne parisienne, où la loi accorde un délai supplémentaire.

On compte dans le Val de Marne deux communautés de communes Charenton Saint-Maurice (créée en 2003) et Plateau Briard (2002) ainsi que 4 communautés d'agglomération Haut Val-de-Marne (2000), Plaine Centrale du Val-de-Marne (2000), Val de Bièvre (1999) et Vallée de la Marne (1999).

21 communes ne sont membres d’aucune intercommunalité mais Ablon vient de décider de rejoindre la communauté Portes de l’Essonne, faute de pouvoir s’unir avec ses voisins du Val de Marne qui restent en retrait.

Joinville-le-Pont est entourée de deux intercommunalités : Saint-Maurice est lié à Charenton, et Nogent au Perreux. La commune avait, du temps de Pierre Aubry (maire, Ump), lancé un projet avec Saint Maur des Fossés, qui n’a pas eu de suite. Son successeur, Olivier Dosne (Ump) se méfie manifestement de la coopération et n’a évoqué aucun projet.

Je plaide pour une grande structure, à l’image de ce qui vient de se faire autour de Montreuil, qui regrouperait l’ensemble des riverains du Bois de Vincennes et de la Vallée de la Marne. Elle permettrait une plus grande efficacité économique, une maîtrise des dépenses et un renforcement des services proposés aux habitants.

EPCI 94 2011


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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 00:01

Tribune libre des élus de gauche de la liste Joinville en mouvement, parue dans « Joinville-le-Pont magazine » (février).

Retrouvez les anciennes tribunes libres sur la page : Tribunes libres de la liste Joinville en mouvement

 

Des habitants d’un quartier de Joinville, celui des Canadiens, n’ont pas hésité à réclamer en janvier 2011 un rattachement à une autre commune. Une association envisage d’y lancer une pétition, tant certains responsables d’immeubles de ce quartier se sentent abandonnés, trahis même par des promesses non tenues – car le maire s’était engagé pendant la campagne électorale des municipales à y réaliser des travaux de rénovation « en 2008. »

Mais la sécession n’est pas forcément la bonne solution. Beaucoup de choses, qui sont manifestement difficiles à faire dans une commune isolée seraient sans doute plus commodes si plusieurs villes pouvaient s’entendre pour agir ensemble. C’est nécessaire, c’est même indispensable – et ce sera d’ici peu obligatoire sur le plan légal.

D’ici fin 2013, Joinville, en application de la loi sur la réforme des territoires adoptée fin 2010, devra rejoindre une structure de coopération intercommunale, c’est-à-dire une communauté urbaine ou une communauté d’agglomération.

Travailler avec d’autres est passionnant, mais compliqué. Le grand philosophe Alain (qui fut un militant du parti radical) écrivait : « Le plus grand plaisir humain est sans doute dans un travail difficile et libre fait en coopération. »

Si Joinville avait rejoint l’une des structures intercommunales qui l’entoure (la communauté de la Vallée de la Marne, qui regroupe Nogent et Le Perreux, ou celle qui unit Saint Maurice et Charenton), la ville aurait pu bénéficier d’un budget d’investissement augmenté de 5 à 10%, du fait des participations de l’État.

Alors que des entreprises quittent notre ville, comme les plus importantes sociétés de cinéma ou d’autres dans la lunetterie, la mise en commun de moyens aurait permis d’assurer plus de services et d’attirer les forces économiques.

En matière culturelle, l’incapacité de notre commune à répondre aux demandes des citoyens aurait pu laisser la place à la réalisation de d’équipements ambitieux car partagés à une échelle plus grande.

Mais ce n’est pas parce que nous serons obligés de rejoindre une intercommunalité qu’il faut se laisser dicter des choix par défaut. Joinville, à la lisière de deux structures, proches de deux autres peut agir en faveur d’un projet large, une communauté de tout l’Est parisien avec un fonctionnement démocratique.

Lorsque l’idée aura avancé, nous devrons consulter la population en lui demandant de se prononcer au cours d’un référendum local.

Verstraete_M_3143.jpg

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 23:05

En septembre 2009, la ville de Noisy-le-Grand décide de quitter l’Actep (l’Association des collectivités territoriales de l’Est parisien). Cette association est née en 2000, à l’initiative de quatre Maires (Montreuil, Vincennes, Noisy-le-Grand et Le Perreux), suite à l’insuffisante prise en compte, selon eux, de l’Est Francilien dans les négociations du SDRIF (schéma directeur de la région Île de France) et du contrat de plan État / Région.

Le choix fut d’engager une réflexion en termes de « bassin de vie » et de « pôle de développement » de manière à dépasser les concurrences entre villes voisines, de privilégier la solidarité, la complémentarité et la synergie, de favoriser la valorisation d’un territoire commun autour de projets partagés et de constituer ainsi une nouvelle forme de décision et d’initiative. L’ACTEP est devenue ainsi, dans le cadre d’une association, une véritable intercommunalité de projets. Elle fut rapidement rejointe par de nombreuses autres cités, puisqu’elle comptait 21 villes en 2008 sans oublier les deux conseils généraux de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne.

En ce début d’année 2009, l’ACTEP a traversé une période de turbulence puisque 7 communes de Seine-Saint-Denis se sont retirées : Bagnolet, Romainville, Noisy-le-Sec, Montreuil-sous-Bois, Bondy, Gournay-sur-Marne et Noisy-le-Grand. Les cinq premières communes n’abandonnent d’ailleurs aucunement leur collaboration : elles ont décidé de lancer une communauté d’agglomération, Est ensemble, qui fonctionne depuis le début de l’année.

Pour Gilbert Roger, maire de Bondy (Ps), l’ACTEP est aujourd’hui un peu dépassée et rester en association est un non choix (Le Parisien, 13/02/2010).

Le départ de Noisy-le-Grand est beaucoup plus surprenant. La ville était la seule à avoir véritablement bénéficié de l’ACTEP, puisqu’elle a obtenu la création d’un lycée international (qui reste à ce jour un projet). Mais il n’est pas illogique. Ce qui aurait fâché Michel Pajon, maire (Ps) de Noisy-le-Grand, c’est le lancement d’une démarche de projet urbain autour de l’A 86, de l’ancienne N 186 et du RER E pour la valorisation des espaces fonciers libres ou mutables.

L’étude a été confiée à l’architecte David Mangin (Le Moniteur, 5/03/2010) qui devrait présenter ses propositions d’actions fin juin 2010. La valorisation des terrains délaissés par l’État le long des autoroutes ou encore de ceux non utilisés par la SNCF concerne prioritairement l’axe Val de Fontenay - Noisy-le-Grand, mais l’extension à d’autres zones (comme Joinville-le-Pont, Nogent et Champigny) est prévue.

Selon Jean-Pierre Spilbauer, délégué général de l’Actep et maire UMP de Bry-sur-Marne, il s’agit de transformer l’A 4, entre la porte de Bercy et Noisy-le-Grand, en «avenue métropolitaine » : réduire la vitesse à 70 km/h, réserver une voie pour les transports en commun, favoriser l’implantation d’entreprises sur les terrains disponibles le long de l’autoroute.

 

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 00:00

Daniel Béhar, un universitaire Joinvillais, enseignant à Paris 12 Val de Marne (Créteil) a publié, avec son collègue de la coopérative Acadie, Philippe Estèbe, un point de vue sur le Grand Paris dans Le Monde (23/11/2009), qui apporte un éclairage important sur cette question et que je reproduis ci-dessous.

« Le projet du Grand Paris n’est pas métropolitain

 La discussion autour du projet de loi relatif au Grand Paris tend à mettre en cause son rabattement sur  un schéma de transports, pour peser les vertus respectives d’un parcours aérien ou souterrain ou à incriminer son manque de vision globale pour l’Ile de France. Là n’est pas la question : au sein d’une « République décentralisée », il n’est pas de la légitimité de l’Etat de définir cette vision. En revanche, il lui revient bien d’énoncer une stratégie de développement de la région-capitale, c’est-à-dire définir les conditions de sa contribution optimale à la performance de la France dans le contexte de la mondialisation.

Sur ce plan, ce projet  propose comme préalable implicite une rupture doctrinale tout à fait justifiée avec un des dogmes fondateurs de « l’aménagement du territoire à la française », celui du rééquilibrage entre Paris et la province. Avec l’attractivité renouvelée des grandes villes et du tissu rural, cette posture n’était plus de mise. Mais comment alors affirmer la place de la première métropole française dans le monde ?  Pour relever ce défi, le projet de loi formule une hypothèse stratégique : la globalisation constitue une échelle inédite dans la concurrence internationale, à laquelle il faut répondre en « ajoutant » des facteurs de compétitivité à la métropole, soit « à côté » (c’est la proposition séduisante de l’extension de Paris jusqu’au Havre), soit « au-dessus », et c’est la couche supplémentaire des « clusters », de la recherche et de l’innovation,  de La Défense à Saclay en passant par Le Bourget, desservis par le fameux « grand huit ». Or cette hypothèse est tout à fait discutable.

Il n’est d’abord pas certain que la question de l’ouverture au monde au XXIè siècle se joue sur le plan des échanges marchands maritimes. Et peut-on décréter ainsi la rupture avec la permanence d’une histoire longue davantage continentale que maritime ? Mais surtout la mondialisation ne constitue pas un niveau en plus, à l’extérieur, mais un processus qui  produit une nouvelle figure de la ville – la métropole après l’agglomération - où les liens en réseau désorganisent la continuité des lieux.et génèrent de multiples contradictions entre le global et le local. Autrement dit, la mondialisation n’est pas un défi du dehors, mais du dedans de la métropole.

Sur le plan économique, se mettre à sa hauteur ne consiste pas à ajouter quelques « clusters », en espérant un effet –locomotive qui n’est nullement garanti. C’est  plutôt sur l’ensemble du territoire métropolitain qu’il faudrait miser. Les affaires et la finance ne sont pas l’exclusivité du pôle de La Défense mais l’attribut de tout l’ouest parisien. L’excellence scientifique ne se joue pas sur Saclay mais à l’échelle d’un cône Sud de l’innovation, entre la Montagne Ste Geneviève, Evry et Saclay. Le tourisme et la culture – au-delà de la puissance de Paris intra-muros – s’étendent aujourd’hui vers le Nord et l’Est, sur des registres davantage contemporains que patrimoniaux. Enfin et surtout, la performance de ces activités d’excellence dépendra de l’étroitesse de leurs relations à la métropole ordinaire, celle de la logistique, du BTP ou des services.

Sur le plan social, l’enjeu n’est pas de minimiser le risque d’émeutes sociales et d’atteinte à l’image internationale de Paris, au travers d’un « détour » du grand huit par Clichy-Montfermeil mais de développer résolument un cosmopolitisme métropolitain. A Paris, comme dans les autres métropoles du monde, la métropolisation s’accompagne d’un développement des migrations internationales. Ailleurs considéré comme une ressource essentielle de l’attractivité métropolitaine, cet enjeu est totalement passé sous silence dans le projet du Grand Paris. Sont tout autant occultés le potentiel créatif induit par ce nouveau cosmopolitisme que les nouvelles figures de la pauvreté qu’il engendre.

En initiant le projet du Grand Paris, l’Etat a bien perçu le défi pour la France que constitue  la question métropolitaine. Mais en décalquant les recettes des années soixante à l’époque de l’agglomération parisienne, mises au goût du jour, selon une géographie dilatée (un métro automatique succédant au RER, et des clusters aux villes nouvelles), sa réponse n’est pas à la hauteur. C’est à « faire métropole » qui faudrait collectivement s’attacher. »

Daniel Behar,  est professeur associé à l’Institut d’Urbanisme de Paris, Philippe Estèbe à Sciences Po Paris. Tous les deux sont consultants à la coopérative Acadie.

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 00:04

Dans la religion chrétienne, il y a toujours un saint personnage à invoquer pour soutenir sa cause ; c’est d’ailleurs la même chose dans nombreuses autres religions. Il doit donc exister quelque patron que l’on puisse solliciter quand on veut prendre une décision infondée.

Le prétexte tout choisi est la sécurité : il est imparable (qui peut être contre ?), il est en général invérifiable (seuls les experts « savent »), il est indiscutable (ceux qui contestent sont des irresponsables), il dure autant qu’on veut (il suffit de ne rien faire pour régler le pseudo-problème).

Ainsi a-t-on utilisé ce prétexte pour fermer le centre municipal de santé (réhabilité sans problème quelques mois plus tard, quand on y a installé la police). C’est pour des raisons de « sécurité » que l’on a fermé le centre d’hébergement d’urgence. C’est toujours pour le même motif qu’il a fallu abattre les arbres de l’avenue Gille (ils étaient vieux et malades, risquaient de tomber) et qu’on nous explique qu’il est impossible de garder les arbres de la maison Desprairies (centenaire, donc dangereux).

Le Bon-Prétexte vient donc de resservir, cette fois pour le parking du RER. Il est fermé depuis lundi 14 décembre, et seuls les utilisateurs qui se sont présentés le samedi 12 auront eu l’information à l’avance. Et quelle information : « Fermeture parking RER. Pour des raisons techniques et de sécurité, nous sommes tenus de fermer le parking du dimanche 14 décembre 2009 au lundi 4 janvier. Veuillez nous excusez pour la gêne occasionnée. Nous vous remercions de votre compréhension. »

On remarquera que dans ce texte très court préparé par la municipalité mais non signé, diffusé sur les voitures et également sur le site de la mairie, il y a une erreur de date (le dimanche était le 13 décembre, pas le 14) et une faute d’orthographe.

Quand à la compréhension, il a fallu attendre le 17 décembre pour avoir une explication. Lors de la réunion publique organisée en mairie à la demande du président du conseil général, Christian Favier, un usager du parking a évoqué la question. C’est le maire adjoint, Jean-Jacques Gressier qui a été chargé de répondre. En fait, c’est pour des raisons juridiques que la mairie a décidé de fermer le parking. Selon le représentant de la municipalité, pour vendre le terrain au promoteur il fallait qu’il soit « abandonné. »

Il n’y avait donc aucune raison touchant à la technique, ni à la sécurité. Sauf que, bien sûr, une question légale tout à fait prévisible ne justifie en aucun cas la précipitation d’un arrêt sans préavis.

Bref, on s’est moqué des usagers du parking et de la population en général. Notre-Dame du Bon-Prétexte, priez pour nous.

FERMETURE_parking_RERA-f1117.jpg  Le texte diffusé par la mairie

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 00:07

Créée le 10 décembre 2008, l’Association des maires du Val de Marne est depuis présidée par Pierre Gosnat, député-maire d’Ivry-sur-Seine. Elle rassemble la plupart les élus du département (et à terme, sans doute tous). La commune de Joinville-le-Pont a voté son adhésion lors du conseil municipal du 13 octobre 2009.

C’est la 101ème organisation de ce type, puisqu’aujourd’hui il en existe dans tous les départements, sauf en Seine Saint-Denis… et à Paris, où Bertrand Delanoë aurait quelque mal à fonder une association à lui tout seul. Elle a tenu sa première assemblée générale le 17 juin 2009.

Depuis, elle a commencé à fonctionner. En septembre, les maires du Val-de-Marne avaient indiqué qu’ils comptaient « sur l’engagement de l’Etat dans la mise en œuvre du schéma départemental de vaccination » contre la grippe A.

En octobre, l’Association des maires du Val de Marne a publié en octobre 2009 un communiqué à propos des impôts locaux, intitulé : « La suppression de la taxe professionnelle, une plaie ouverte dans les budgets communaux. »

La suppression de ladite taxe, inscrite au projet de loi de finances 2010, préoccupe les municipalités qui craignent que cette réforme mette en péril l’autonomie financière des collectivités. et plus encore, celle des villes et EPCI.

Selon le communiqué, les maires déclarent : « nous sommes favorables à une réforme de la Taxe Professionnelle, mais nous souhaitons qu’elle soit inscrite dans une véritable réforme des finances locales. »

Les élus des communes du Val-de-Marne se sont accordés pour dire que cette réforme devra assurer « Le maintien d’un lien économique fort entre les entreprises et l’ensemble des territoires ; la disposition, pour chaque échelon, d’un panier de ressources fiscales diversifiées, issues à la fois des ménages et des entreprises ; la préservation de l’autonomie fiscale de toutes les collectivités. »

  Pierre Gosnat, député-maire d'Ivry

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 18:09

J’ai proposé un vœu, qui sera examiné lors du conseil municipal de Joinville-le-Pont le 13 octobre 2009, demandant « qu’une véritable consultation soit organisée sur l’ensemble du projet avec les assemblées locales concernées et qu’elles puissent formuler un avis. »

Lors de sa réunion du 7 octobre 2009, la Commission nationale du débat public (CNDP) a exprimé l’avis suivant concernant le projet de loi relatif au Grand Paris.

Se référant à l’article L 121-1 du code de l’environnement, la CNDP « considère devoir s’exprimer sur les dispositions du projet de loi qui dérogent au code de l’environnement » bien qu’elle n’ait pas été saisie officiellement.

Rappelant que le projet de loi en cours de discussion du Grenelle II renforce le rôle de la CNDP, elle « s’étonne que, pour un projet d’aménagement particulièrement important, la participation du public au processus décisionnel soit limitée à une simple consultation sans la garantie d’une autorité indépendante. »

La commission « regrette qu’un tel projet qui concerne tous les citoyens de la région capitale ne fasse par l’objet d’un débat public organisé selon les règles de droit commun » et rappelle que « ces règles sont suffisamment souples quant aux délais pour être adaptées à l’urgence. »

Enfin, la CNDP « s’inquiète » que l’exposé des motifs du projet de loi « présente ces dérogations comme ayant vocation à s’appliquer plus largement. »

La CNDP, qui est présidée par Philippe Deslandes, ancien préfet, a été crée par la loi Barnier du 2 février 1995 sur la protection de l’environnement. C’est une autorité administrative indépendante.

Projet de vœu présenté au conseil municipal de Joinville-le-Pont, 13/10/2009

« Les membres du conseil municipal de Joinville-le-Pont ont été informés de ce qu’un projet de loi concernant la création de la Société du Grand Paris a été adressé à un certain nombre de collectivités locales.

« Ce projet risque d’avoir d’importantes conséquences pour Joinville-le-Pont, en transférant la maîtrise de ses opérations d’urbanisme à une instance dans laquelle la ville ne sera pas représentée.

« C’est pourquoi, les membres du conseil municipal de Joinville-le-Pont souhaitent qu’une véritable consultation soit organisée sur l’ensemble du projet avec les assemblées locales concernées et qu’elles puissent formuler un avis.

« Dans l’intervalle, les membres du conseil municipal de Joinville-le-Pont demandent au président de la République et au gouvernement de ne pas présenter en l’état le projet de loi devant le parlement et expriment leurs plus expresses réserves quant à son contenu. »

Lire :

Voir les sites suivants :

 

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 18:19

La version transmise au Conseil d’État du projet de loi sur le Grand Paris est diffusée par l’Association Grand Paris (3/10/2009) et Paris métropole fédérée, le blog de Pierre Mansat, adjoint (Pcf) au maire de Paris (4/10/2009).

L’Association Grand Paris précise qu’il s’agit du texte qui est contesté par le secrétaire d’État à la région capitale, Christian Blanc, qui a publiquement exprimé son désaccord. Cette version a été amendée par le cabinet du premier ministre François Fillon et envoyée au Conseil d’État, qui émettra un avis juridique, avant que le texte ne soit soumis à une réunion interministérielle. Il devrait ensuite être mis à l’ordre du jour d’un conseil des ministres et déposé devant l’une des assemblées.

L’Association Grand Paris estime que cette version « fera probablement l’objet de correctifs. »

Le texte prévoit la création d’un établissement public ad-hoc, dans lequel le rôle des collectivités territoriales sera minime, et précise que « La Société du Grand Paris peut conduire des opérations d’aménagement ou de construction dans le périmètre sur lequel elle dispose d’un droit de préemption ». Sans que cela soit précisé dans le texte, il est envisagé que ce périmètre soit de 500m autour des gares du futur réseau de transport (« le grand 8 ») que la Société du Grand Paris est chargée de construire.

Une très grande partie de Joinville-le-Pont serait donc concernée, si des gares étaient créées comme prévu à Saint Maur Créteil et / ou à la fourchette de Champigny.

Le président du conseil régional, Jean-Paul Huchon, a vivement critiqué ce projet samedi 3 octobre à Alfortville.

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 23:01

Pour l’information de tous, j’ai décidé de reprendre, dans le courant de l’été, les questions posées par des élus du groupe de gauche au conseil municipal de Joinville-le-Pont, Joinville en mouvement, et les réponses qui ont été apportées par le maire. Le texte reproduit ci-dessous est intégralement celui du compte-rendu officiel du conseil municipal

Voici la réponse du maire à une question posée lors du conseil municipal du 26 mai 2009.

J’y ajoute, après la réponse du maire, un commentaire personnel.

Question Du groupe des Elus Joinville en Mouvement         

La Ville de Joinville reste une des rares communes d’Ile-de-France à ne pas être engagé dans un groupement intercommunal. De ce fait, notre Ville a moins de rentrés d’argent et ne peut pas mutualiser des services ou des équipements. Alors que les communes de l’ACTEP (Association des Collectivités Territoriales de l’Est Parisien) en Seine Saint-Denis quittent le groupement pour fonder une grande communauté d’agglomération, n’est-il pas temps pour Joinville de prendre des initiatives dans ce domaine.

Réponse M. le MAIRE        

Tout d’abord laissez moi rétablir les vérités qui sont toujours à géométrie variable dans vos questions.

Vous dites, Monsieur Willot, que la situation de Joinville est rare en Ile-de-France. C’est inexact.

La Région Ile-de-France accuse un retard important en matière d’intercommunalité. Ainsi 69% des communes de la Région appartiennent à une intercommunalité et seulement 26% des communes appartiennent à un Etablissement Public de Coopération Intercommunale à fiscalité propre en 2008. C’est donc moins de la moitié de la population francilienne qui vit dans une intercommunalité.

C’est particulièrement prégnant en petite couronne. Les spécialistes estiment en effet que plusieurs facteurs expliquent ce retard : la densité de population, des différences fortes de fiscalités, la politisation forte des structures et la forte spécialisation des communes.

Joinville, comme 393 autres communes, n’est donc pas regroupée avec une autre ville.

Vous en tirez une conclusion que je ne partage qu’en partie seulement. Vous affirmez que Joinville n’étant pas encore intercommunalisée, elle perd des recettes fiscales incitatives liées aux EPCI et ne mutualise pas certains moyens. C’est exact, mais je reste tout de même circonspect sur ces conclusions trop hâtives qui ne se basent sur aucune prospective : Joinville appartient à de multiples syndicats qui lui permettent déjà de mutualiser des moyens et, avec le recul, il est désormais prouvé que la création d’EPCI augmente généralement les charge des fonctionnement plutôt qu’elle ne les diminuent.

Vous évoquez ensuite le départ de certaines collectivités de l’ACTEP pour créer une communauté d’agglomération. Je me félicite que les villes de Montreuil, Bagnolet, Les Lilas, Le Pré Saint Gervais, Romainville, Pantin, Noisy-le-Sec, Bondy et Bobigny souhaitent se regrouper. Leur départ de l’ACTEP n’était pourtant pas nécessaire. Reste à savoir également quand ce grand projet verra le jour !

Vous concluez en demandant s’il n’est pas temps pour Joinville de prendre des initiatives en matière d’intercommunalité. Je ne vous ai pas attendu pour agir mais avouez qu’en matière d’intercommunalité Joinville n’est pas une débutante. Après avoir tenté l’aventure Nogentaise, puis St Maurienne et échoué à rejoindre Saint-Maurice, nous devons gagner maintenant en cohérence et en crédibilité.

J’ai rencontré mes homologues de la Communauté de Communes de la Vallée de la Marne, ceux de la Communauté de Communes de Charenton-Saint-Maurice et j’ai rencontré la Ville de Saint-Maur-des-Fossés.

J’ai posé très clairement le débat : il ne s’agit pas pour Joinville d’adhérer ou de créer un EPCI de circonstance. L’enjeu de l’intercommunalité c’est le projet territorial commun et soyez convaincus que mon équipe et moi-même y travaillons.

Commentaire personnel de Benoit Willot

Le maire me donne acte de ce que Joinville perd des recettes fiscales. Un projet de loi gouvernemental entend rendre obligatoire l’organisation intercommunale ; mais Joinville, plutôt que de s’y préparer, se plaît à constater qu’elle n’est pas la seule à traîner les pieds.

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Articles Récents

Urbanisme

L’avis publié le 6 mars 2010 par le commissaire enquêteur sur la création de la zone d’aménagement concerté (Zac) des Hauts de Joinville et la modification du plan local d’urbanisme (PLU) liée à cette opération est devenu défavorable avec le refus, par la majorité municipale, d’accéder aux réserves obligatoires formulées dans ce document.

L’enquête d’utilité publique la modification du plan local d’urbanisme concernant plusieurs zones d’activités tertiaires a lieu du 15 février au 15 avril 2010. Elle a porté principalement sur l’augmentation de la possibilité de construire sur l’actuel parking de la gare RER. Mais elle concernait aussi d'autres zones de Joinville comme la zone cinématographique Charles Pathé, le terrain de l'usine Eaux de Paris et la rue des Platanes.

Elections européennes