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Benoit Willot

Ancien conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne)

58 ans, chargé de mission dans un organisme d'emploi et de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

Joinville-le-Pont au jour le jour est compatible avec tous les téléphones portables permettant un accès à internet :

5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 00:07

La démographie est une chose sérieuse. Et l’Insee un institut respectable et fiable. Les nouvelles règles des recensements ont été conçues par des scientifiques, qui ont mis au point des méthodes éprouvées, certifiées. Bref, c’est du solide.

Et pourtant… l’Insee arrive, sans produire la moindre explication, à fournir des données dont le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elles sont fantaisistes.

J’ai déjà eu l’occasion de dire ici tout le mal que je pensais de la dénomination des quartiers de Joinville-le-Pont adoptée par la base Iris, utilisée par l’Insee (inversion de noms, erreurs d’orthographe…). Mais on peut admettre que ces noms sont arbitraires, tout en espérant que la réalité statistique soit réelle.

Voici donc la comparaison des chiffres de la population des quartiers de Joinville-le-Pont à deux années d’intervalle, tels que les publie l’Insee. Précisons, évidemment, que l’Insee indique qu’il n’y a pas eu de modification du découpage des quartiers.

 

N° Iris

Nom Insee

Quartier réel

2006

2008

Évolution

101

Platanes

Centre

2 542

2 383

-6%

102

Jaurès

Quai de la Marne

2 118

1 716

-19%

103

Vautier

Vautier

2 422

2 118

-13%

104

Leclerc

Europe / Bagaudes

752

1 729

+130%

105

Moutier

Palissy Est

1 908

2 046

+7%

106

Péri

Palissy Ouest

3 375

3 247

-4%

107

Ouginot

Polangis Est

1 907

1 964

+3%

108

Mocquet

Polangis Ouest et Fanac

2 153

2 164

+1%

 

Ainsi, selon l’institut de la statistique, en deux ans, le quartier qu’il nomme « Leclerc » et qui comprend en fait les cités Barbusse, Sévigné et Viaduc ainsi que le quartier des Bagaudes, aurait gagné plus de 1 000 habitants, faisant plus que doubler en passant de 752 à 1 729 habitants. Il faut savoir que, pendant cette période, il n’y a pas eu de construction significative dans cette zone.

Par contre, le quai de la Marne (où on a inauguré des logements dans ces années) a perdu 400 habitants et 19% de sa population. C’est de la désertification accélérée.

Bref, rien de tout ceci compréhensible. Mon hypothèse est que les chiffres 2006 étaient inexacts, car la cité Barbusse, à elle seule, compte près d’un millier de résidents. Mais pourquoi ne pas l’indiquer ? Et qu’est-ce qui explique l’évolution, tout à fait anormale, des autres zones des Hauts de Joinville ?

C’est toute la crédibilité des données de l’Insee qui est sujette à caution. La vérité des faits est pourtant indispensable pour conduire une politique publique et l’analyser. Le bidouillage et l’approximation ne peuvent être admis de la part d’un organisme investi d’un service public.

 

P1040565.JPG Immeubles du quai de la Marne, livrés en 2008

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 09:08

Après une forte baisse entre 2006 et 2008 (-23,3%), le nombre de naissances de personnes domiciliées à Joinville-le-Pont en 2009 a retrouvé un niveau comparable aux années antérieures. Avec 251 bébés (+19,5%) dans la commune et 21 022 dans l’ensemble du département, le sud-est de l’agglomération parisienne confirme son dynamisme démographique, malgré la persistance de la crise.

Contrairement aux années précédentes, l’Insee, qui publie ces données, n’a pas encore diffusé leur répartition par quartier.

Le nombre de décès étant pratiquement stable (116), accroissant donc le solde naturel de la population ; entre 1999 et 2007, il est de 0,6% en moyenne annuelle, sensiblement en dessous des chiffres départementaux (+0,9%). Par contre, le nombre de départs pour d’autres communes mesuré par l’institut de la statistique est élevé, avec 0,5% des Joinvillais quittant chaque année le territoire (-0,1% pour le Val de Marne).

Le revenu médian des Joinvillais dépassait en 2008 de 17% celui de l’ensemble des foyers du 94, à 2 003 € par mois contre 1 709 €. L’importance du nombre de départs traduit bien les tensions persistantes en matière d’accès à un logement.

L’importance du nombre de naissances de 2009 accroîtra, à partir de la demande de places dans les écoles de la commune. La quarantaine d’enfants supplémentaires équivaut à une classe et demie de plus en maternelle pour l’ensemble de la commune.

Joinville-le-Pont

naissances

variation

1982-1989

220

 

1990-1998

246

+12%

1999-2004

236

-3,3%

2005

263

+10,5%

2006

274

+4,2%

2007

224

-18,2%

2008

210

-6,3%

2009

251

+19,5%

 

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 23:02

Le nombre de naissances à Joinville-le-Pont en 2008 vient de faire l’objet d’une publication par l’Insee. L’organisme statistique recense les enfants domiciliés à Joinville-le-Pont, puisque personne ou presque ne naît dans la commune.

La très forte baisse, constatée en 2007, se prolonge par une nouvelle diminution l’année suivante. Ce chiffre est le plus bas depuis dix ans ; il est inférieur de près d’un quart au maximum de cette dernière décennie, enregistré en 2006.

Il est également en net retrait sur la moyenne des naissances qu’enregistre la ville depuis 1982 (236).

L’évolution entre les quartiers est intéressante à examiner. En 2005, la majorité des nouveaux nés résidaient dans les quartiers des Hauts de Joinville (140 naissances, soit 53%). En 2008, il y a une nette prépondérance des quartiers de la rive gauche (Polangis et Palissy), qui restent stables sur quatre années et représentent désormais 57% des berceaux (120 en 2008, contre 90 pour les Hauts).

La baisse la plus accentuée vient du territoire regroupant les cités Viaduc et Henri Barbusse ou Sévigné avec la zone pavillonnaire des Bagaudes. Il y avait 34 bébés en 2006, il n’y en a plus que 11 en 2008.

En ce qui concerne les villes de plus de 10 000 habitants du Val de Marne, on constate une très légère diminution sur la période 2005-2006 (-3,4%). Cependant, plusieurs villes des Bords de Marne ou du pourtour du Bois de Vincennes connaissent également une réduction très significative de leurs nouveaux-nés sur ces années : Maisons-Alfort, -18% ; Joinville, -20% ; Charenton et Saint Maur, -25% ou Nogent, -26%. Le record est détenu par Saint Maurice : -43%. Champigny est par contre presque stable (-1,2%).

 

Joinville-le-Pont

naissances

variation

1982-1989

220

 

1990-1998

246

+12%

1999-2004

236

-3,3%

2005

263

+10,5%

2006

274

+4,2%

2007

224

-18,2%

2008

210

-6,3%

 

berceau

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 00:04

Les données par quartier du recensement de la population ont été diffusées par l’Insee. Les chiffres sont ceux estimés au 1er janvier 2006.

Pour ce qui concerne Joinville-le-Pont, on regrettera à nouveau le très curieux découpage (base IRIS) qui ne permet plus guère de faire des comparaisons par quartier, les sept quartiers historiques ayant cédé la place à sept nouvelles zones. Il n’est plus possible ainsi d’avoir (dans les chiffres publiés pour le public) de données à l’échelle des quartiers de Polangis ou de Palissy, puisqu’un des secteurs est à cheval sur ces deux zones.

On se contentera donc de faire des comparaisons historiques entre les quartiers de la rive droite (Hauts de Joinville, Vautier, quai de la Marne, Europe et Bagaudes) et ceux de la rive gauche (Polangis, Palissy) auxquels est rattachée l’île Fanac.

La population des deux parties de la ville était à peu près équilibrée en 1926. Les quartiers de Polangis et Palissy ont ensuite nettement pris le dessus, jusqu’aux années 1970. Les importantes constructions de groupes de logements locatifs dans les quartiers de la rive droite ont alors conduit à une prédominance des quartiers du Haut. Mais, au tournant du siècle, la balance est repartie en sens inverse.

Entre 1990 et 2006, les quartiers du Haut de Joinville ont perdu 960 habitants (-10,9%) tandis que ceux du Bas en gagnaient 1227 (+15,1%). En 2006, la rive droite compte 7 833 résidants soit 45,6% de la population municipale. Les quartiers de Polangis et Palissy (ainsi que l’île Fanac) en ont 9 344 (54,4%).

  popu quartiers

Le zonage Insee comporte des erreurs de nom particulièrement dommageables : un secteur s’appelle « Ouginot » (sans doute pour Oudinot). Le quartier « Platanes » n’inclut nullement la rue du même nom (qui est dans le secteur de Palissy) mais correspond au centre-ville ; le quartier « Moutier » ne recouvre pas non plus la rue éponyme (dans les Hauts de Joinville) mais correspond à une partie de Palissy. Il y a aussi un quartier « Leclerc » qui évite le boulevard du maréchal Leclerc (rattaché au quartier « Vautier »).

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 00:02

Depuis la mise en place, fin 2008, du nouveau système de recensement de la population, l’Insee est désormais en mesure de donner chaque année une estimation de la population de chaque ville, du moins pour les communes de plus de 10 000 habitants. Les données publiées portent sur les chiffres au 1er janvier 2007.

Les comparaisons avec les chiffres antérieurs ne sont pas tout à fait simples, car la notion actuelle de « population municipale » n’est pas exactement la même que la « population sans double compte » mentionnée auparavant, mais l’actualisation des données permet de suivre l’évolution de manière intéressante.

Les chiffres publiés fin décembre 2009 portent la population de Joinville-le-Pont pour l’année 2007 à 17 303, en hausse de 0,7% sur ceux de 2006 (17 177). La commune retrouve ainsi le niveau de population qu’elle connaissait à la fin des années 1950, mais reste en dessous de son maximum, enregistré lors du recensement de 1962 (17 797).

Le département du Val de Marne franchit la barre des 1 300 000 habitants (1 302 889 exactement) pour la première fois, avec une hausse de 0,4%. Deux communes accusent une baisse sensible (l’Haÿ-les-Roses à -3,5% et Villiers-sur-Marne, -4,1%). Les plus fortes hausses se constatent au Plessis-Trévise (+3%) et encore à Alfortville, décidément championne du dynamisme démographique (+3,2%).

Dans les Boucles de la Marne, Champigny est à peu près stable (+0,1% à 74 909 h) tandis que Nogent et Saint Maur connaissent des croissances soutenues avec respectivement 30 912 h (+0,9%) et 75 748 h (+0,7%). Saint Maurice et Charenton augmentent leur population plus doucement, la première à 14 596 (+0,3%) et la seconde à 28 414 (+0,1%). Par contre Maisons-Alfort perd quelques habitants à 53 085 h (-0,3%).

Les deux plus grandes communes du département continuent de gagner des résidents, Créteil à 89 410 (+0,5%) et Vitry à 83 650 (+0,9%).

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 00:03

Après les élus de gauche et les autres opposants du conseil municipal, un grand nombre d’associations et de formations politiques ont réagi sur le dossier des Hauts de Joinville.

L’association Joinville écologie a lancé une pétition « pour tenter d'infléchir le résultat de l'enquête publique en cours sur la ZAC » des Hauts de Joinville. Le texte a été diffusé lors de la réunion publique du 7 décembre 2009, où je l’ai signé, et peut également être signé en ligne. Je vous encourage vivement à le faire.

Une organisation de quartier, l’Association Palissy Petit Parc (A3P) a également diffusé sont point de vue sur l’opération. Parlant de la réunion du 7 décembre, où elle attendait un « projet abouti, bien mis en scène, alléchant et novateur » l’association raconte : « nous y étions et il nous en est resté une impression de gâchis. »

La forme, autant que le fond, a déçu A3P : « était-ce nécessaire d’avoir autant de monde sur scène pour constater que l’architecte mis à part, personne ne semblait vouloir défendre ce projet ou le faisait si mal ? Certains semblaient même se demander ce qu’ils faisaient là… »

L’association rappelle la position qu’elle avait prise à propos de la ZAC des Studios : « nous avions regretté la hauteur des bâtiments sur l’avenue Gallièni et l’absence d’un espace-jeux pour les enfants des résidents ». Elle explique qu’il lui semble « important de créer en Ville un bâti à taille humaine où l’individu peut s’épanouir et non des structures anonymes où l’insécurité peut s’installer durablement ». Pour A3P, il ne faut « pas d’immeubles à plus de R+4, espaces-jeux systématiques, équipements publics reconsidérés ». L’organisation présidée par Michel Castel constate que « le bétonnage de la ville a visiblement agacé les Joinvillais lors des dernières élections municipales et il vaut mieux toujours tenir compte du passé. »

De son côté, le MoDem critique, sur son blog local « un nouveau quartier déshumanisé… » Les centristes estiment que les 200 personnes qui souhaitaient donner leur avis lors de la réunion du 7 décembre « ont été médusées par l'incompétence des personnes présentes sur l'estrade et par l'incohérence, des propos, mais plus encore du projet. »

Les militants bayroutistes attribuent le silence de la plupart des élus de la majorité municipale à leur incapacité de « défendre l'indéfendable ». Le débat « n'en était pas un » car, selon le MoDem, le public était « à l'exception d'une poignée de personnes dont Georges Nérin, conseiller général, unanimement opposé à ce "projet", notamment contre la décision de conserver les "verrues" de Joinville constituées par l'ilot C (comprenant notamment la pharmacie du maire). »

Le quotidien régional Le Parisien (9/12/2009) a évoqué une « réunion publique houleuse ». Soulignant que la réunion avait eu lieu à ma demande, le journal rapporte les propos de Jean-Jacques Gressier, adjoint au maire (UMP), pour lequel on aurait assisté à un véritable « guet-apens » : « Le clan anti-ZAC s’est mobilisé en masse. Ça a détruit l’esprit de la réunion qui était organisée pour présenter la révision du plan local d’urbanisme (PLU) et la déclaration d’utilité publique (DUP). »

Quant au Collectif Joinvillais, qui a diffusé un tract « Hauts de Joinville, à quoi çà sert, à qui çà sert », il s’inquiète de l’impossibilité dans laquelle il est mis de diffuser ses affichettes. Dans un article intitulé « notre mairie et la liberté d'expression » il remarque que les services municipaux ont « systématiquement recouvert ces affiches, au déni total de la liberté d'expression démocratique et de l'information due aux Joinvillais. »

  • On peut déposer des remarques et avis sur le cahier officiel au second étage de la mairie ou les transmettre au commissaire enquêteur : M. Dessier, 37, rue des Perdrix 94210 La Varenne-Saint-Hilaire.
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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 23:05

Pour l’information de tous, j’ai décidé de reprendre, dans le courant de l’été, les questions posées par des élus du groupe de gauche au conseil municipal de Joinville-le-Pont, Joinville en mouvement, et les réponses qui ont été apportées par le maire. Le texte reproduit ci-dessous est intégralement celui du compte-rendu officiel du conseil municipal

Voici la réponse du maire à une question posée lors du conseil municipal du 26 mai 2009.

J’y ajoute, après la réponse du maire, un commentaire personnel.

Question Du groupe des Elus Joinville en Mouvement         

Pouvez-vous nous informer sur le nombre de Pactes civils de solidarité (PACS) signés et sur le nombre de mariages célébrés en mairie au cours des dix dernières années.

Réponse M. le MAIRE        

Les statistiques sont les suivantes en matière de mariages :

1999

63

2000

78

2001

97

2002

70

2003

74

2004

59

2005

82

2006

67

2007

69

2008

59

 

Comme vous le savez par ailleurs, la commune n’a pas de compétence en matière de PACS. Je vous renvoie donc sur le Tribunal d’Instance, qui est en charge de conclure ces contrats.

Commentaire personnel de Benoit Willot

De nombreuses municipalités organisent, pour les personnes qui le souhaitent, une cérémonie autour de la signature des PACS. Il est dommage que Joinville ne le fasse pas.

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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 23:09

L’Insee a publié des chiffres sur les naissances à Joinville-le-Pont en 2007, ventilées selon les différents quartiers, comparées aux données de 2005 et de 2006. Il s’agit des enfants domiciliés à Joinville-le-Pont, pratiquement personne ne naissant dans la commune.

Ces données apportent une surprise importante : la très forte baisse du nombre de bébés dans les familles de Joinville.

En 2006, on relevait 274 nouveaux occupants des berceaux, après une croissance ininterrompue depuis 2001. En 2007, ils ne sont plus que 224 (-18%). Dans l’ensemble du département du Val de Marne, on constate une diminution, bien moins importante cependant (-7,3%).

En 2007, il y a presque un équilibre entre les quartiers du Haut de Joinville (110 naissances) et ceux du Bas (114) ; en 2006, il y avait une forte différence (129 contre 145). La baisse du nombre de nouveau-nés est particulièrement forte sur la rive droite de la Marne (-21%) et singulièrement dans le quartier de Palissy (-36%). A contrario, le dynamisme de Polangis se confirme (+11%).

 

Joinville-le-Pont

naissances

variation an

1999

233

 

2000

242

3,9%

2001

217

-10,3%

2002

235

8,3%

2003

247

5,1%

2004

255

3,2%

2005

263

3,1%

2006

274

4,2%

2007

224

-18,2%

 

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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 00:03

Fin décembre 2008, l’Insee a notifié au maire de Joinville le Pont la population légale de la commune, ce qui a été confirmé par un décret publié au Journal Officiel en fin d’année. Joinville compte donc désormais 17 177 habitants, plus 108 « comptés à part ». Il y avait donc 17 285 Joinvillais au 1er janvier 2007, date de référence retenue par l’Institut de la statistique.

Par rapport aux Joinvillais recensés en 1999, la baisse est de 0,36%. Un chiffre qui est d’autant plus significatif que les municipalités alentour gagnent, quant à elles, des habitants parfois de manière importante. Dans le Val de Marne, seules trois villes perdent quelques habitants : Joinville, Chennevières et Marolles en Brie ; les 44 autres en gagnent.

La diminution constatée aura des conséquences pour la commune. Une grande partie des dotations de l’État sont calculées sur la base de la population. Il en est de même de plusieurs subventions du conseil général ou d’autres autorités.

À contrario, quelques cotisations de la ville à des structures intercommunales, calculées sur le nombre d’habitants, vont diminuer. Cependant, la balance n’est pas égale et la commune verra ses moyens financiers diminuer.

On ne connaîtra que fin 2009 les chiffres détaillés, mais la perte de plus de 60 habitants chaque année par Joinville est un symptôme supplémentaire de la difficulté que trouvent les Joinvillais à se loger sur place. Le parc de logements sociaux vieillit, et les jeunes qui ont grandi dans la commune ne trouvent pas d’offre pour eux.

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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 00:05

Fin 2008, l’Insee publie la population des communes, arrêtée à la date du 1er janvier 2006. Ce chiffre devient la nouvelle population légale, ce qui a de nombreuses conséquences pour l’organisation administrative et les dotations budgétaires de l’ensemble des entités administratives du territoire français.

Un décret officialise ce chiffre, qui procède d’un nouveau système de recensement. Au lieu des recensements généraux anciens (le dernier date de 1999), l’Insee procède désormais à des enquêtes par sondage chaque année. Elle en publie les résultats en se fondant sur la moyenne d’un cycle de 5 années. À partir des derniers jours de 2008, on aura donc une statistique portant sur janvier 2006. Ensuite, en principe, chaque année il y aura une actualisation. On devrait donc avoir fin 2009 les éléments se référant à 2007, etc.

Mais comment est calculé concrètement la population d’une ville de plus de 10 000 habitants, comme l’est Joinville-le-Pont ?

Au cours de cinq enquêtes de recensement entre 2005 et 2009, portant sur un échantillon d’adresses représentant environ 8 % de la population chaque année (et donc 40% au total), l’Insee détermine d’abord un nombre moyen de personnes par logement.

Pour arriver à ce chiffre, les statisticiens de l’Insee font la moyenne des cinq échantillons, déterminent un taux de résidences principales et un nombre moyen de personnes par résidence principale.

Le nombre moyen de personnes par logement est ensuite multiplié par le nombre de logements de la commune au 1er janvier 2006, obtenu grâce au RIL (répertoire d’immeubles localisés), qui contient tous les immeubles de la commune.

On obtient ainsi la population des ménages.

L’Insee ajoute ensuite la population des communautés (religieux, etc.), des personnes dont la résidence principale est à l’hôtel, des personnes sans abri et des habitations mobiles (y compris des bateaux).

On recueille alors la population municipale.

L’institut de la statistique additionne enfin la population comptée à part (qui comprend des personnes recensées sur une autre commune mais qui ont conservé une résidence avec la commune (par exemple des étudiants qui rentrent en fin de semaine chez leurs parents) ainsi que des « rattachés administratifs ».

On dispose donc de la population totale. C’est ce dernier chiffre qui est également qualifié de population légale.

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Articles Récents

Urbanisme

L’avis publié le 6 mars 2010 par le commissaire enquêteur sur la création de la zone d’aménagement concerté (Zac) des Hauts de Joinville et la modification du plan local d’urbanisme (PLU) liée à cette opération est devenu défavorable avec le refus, par la majorité municipale, d’accéder aux réserves obligatoires formulées dans ce document.

L’enquête d’utilité publique la modification du plan local d’urbanisme concernant plusieurs zones d’activités tertiaires a lieu du 15 février au 15 avril 2010. Elle a porté principalement sur l’augmentation de la possibilité de construire sur l’actuel parking de la gare RER. Mais elle concernait aussi d'autres zones de Joinville comme la zone cinématographique Charles Pathé, le terrain de l'usine Eaux de Paris et la rue des Platanes.

Elections européennes