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Benoit Willot

Ancien conseiller municipal de Joinville le Pont (France, Val de Marne)

58 ans, chargé de mission dans un organisme d'emploi et de formation

benoitwillot@joinville-le-pont.info

 

Joinville-le-Pont au jour le jour est compatible avec tous les téléphones portables permettant un accès à internet :

19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 00:01

Au moment où est en cours la fusion de géants de la lunetterie (l’italien Luxottica et le français Essilor), il n’est pas inutile de rappeler la curieuse origine du second, et son ancrage avec l’histoire politique et sociale locale, et notamment le Val-de-Marne, le groupe mondial ayant d’ailleurs annoncé qu’il maintenait son siège social à Charenton-le-Pont.

Au départ, nous avons treize ouvriers parisiens qui, en 1849 constituent l'Association fraternelle des ouvriers lunetiers qui rachètent, à crédit, le matériel de deux artisans et s’installent rue Saint-Martin à Paris (3e arr.). Ils affichent un emblème (un niveau) et une devise : « Solidarité entre les travailleurs. »

Au commencement de 1848, l'industrie de la lunetterie était peu importante à Paris : la plus grosse entreprise avait moins de 15 salariés ; les salaires étaient plutôt meilleurs que dans les autres branches économiques. Cependant, les nouveaux coalisés vont renoncer, pendant quelques années, à une grande partie de leurs revenus parce qu’ils ont été nourris par les écrits de Saint-Simon, de Fourier, de Proudhon, et surtout ceux du journal l'Atelier, et qu’ils veulent acquérir leur indépendance. En 1848, la République ayant voté des fonds pour faciliter la création de sociétés ouvrières de production.

On en vit surgir en peu de mois environ 200, qui vont disparaître pour a plupart dès que le régime impérial, en 1852, s’attaque à toutes les formes d’organisation républicaine. Cependant, à l’image de ce qui se fait en Angleterre ou en Allemagne, les associations subsistantes vont retrouver de la vigueur dans les années 1860.

Parmi elles, la Société des Lunetiers, transformation sous forme coopérative de l'Association fraternelle, va connaître une évolution unique. Diversification de son catalogue, nombreuses innovations techniques, acquisition de plusieurs usines, notamment dans l'Est de la France, ouverture d’une filiale à Londres : le groupe a déjà 1 200 salariés en 1900, un chiffre qui va sans cesse croitre. Le nom Société des Lunetiers ou SL deviendra ensuite Essel puis Essilor après sa fusion avec une autre société d’optique, Silor. Le statut coopératif abandonné, le groupe reste cependant avec une politique sociale qui reste marquée par la tradition de participation des salariés.

Trois Joinvillais sont liés aux débuts de l'Association fraternelle et de la Société des lunetiers. François Blaize (1824-1900), un des 13 fondateurs de la coopérative fut conseiller municipal de Joinville (1878-1896) et un philanthrope. Charles Eugène Videpied (1834-1900), en est le gérant pendant une vingtaine d’années à la fin du second empire, fut un militant radical-socialiste particulièrement actif à Joinville. Pierre Jules Tireau (1829-1900), libre-penseur fut également un des piliers du radical-socialisme naissant à Joinville. Tous trois furent, dès 1848, d’ardents républicains à une époque où beaucoup payèrent de leur vie ou de leur liberté un tel engagement. Ils étaient également liés à une autre figure de Joinville, Jules Ferdinand Baulard, Au moment où est en cours la fusion de géants de la lunetterie (l’italien Luxottica et le français Essilor), il n’est pas inutile de rappeler la curieuse origine du second, et son ancrage avec l’histoire politique et sociale locale, et notamment le Val-de-Marne, le groupe mondial ayant d’ailleurs annoncé qu’il maintenait son siège social à Charenton-le-Pont.

Au départ, nous avons treize ouvriers parisiens qui, en 1849 constituent l'Association fraternelle des ouvriers lunetiers qui rachètent, à crédit, le matériel de deux artisans et s’installent rue Saint-Martin à Paris (3e arr.). Ils affichent un emblème (un niveau) et une devise : « Solidarité entre les travailleurs. »

Au commencement de 1848, l'industrie de la lunetterie était peu importante à Paris : la plus grosse entreprise avait moins de 15 salariés ; les salaires étaient plutôt meilleurs que dans les autres branches économiques. Cependant, les nouveaux coalisés vont renoncer, pendant quelques années, à une grande partie de leurs revenus parce qu’ils ont été nourris par les écrits de Saint-Simon, de Fourier, de Proudhon, et surtout ceux du journal l'Atelier, et qu’ils veulent acquérir leur indépendance. En 1848, la République ayant voté des fonds pour faciliter la création de sociétés ouvrières de production.

On en vit surgir en peu de mois environ 200, qui vont disparaître pour a plupart dès que le régime impérial, en 1852, s’attaque à toutes les formes d’organisation républicaine. Cependant, à l’image de ce qui se fait en Angleterre ou en Allemagne, les associations subsistantes vont retrouver de la vigueur dans les années 1860.

Parmi elles, la Société des Lunetiers, transformation sous forme coopérative de l'Association fraternelle, va connaître une évolution unique. Diversification de son catalogue, nombreuses innovations techniques, acquisition de plusieurs usines, notamment dans l'Est de la France, ouverture d’une filiale à Londres : le groupe a déjà 1 200 salariés en 1900, un chiffre qui va sans cesse croitre. Le nom Société des Lunetiers ou SL deviendra ensuite Essel puis Essilor après sa fusion avec une autre société d’optique, Silor. Le statut coopératif abandonné, le groupe reste cependant avec une politique sociale qui reste marquée par la tradition de participation des salariés.

Trois Joinvillais sont liés aux débuts de l'Association fraternelle et de la Société des lunetiers. François Blaize (1824-1900), un des 13 fondateurs de la coopérative fut conseiller municipal de Joinville (1878-1896) et un philanthrope. Charles Eugène Videpied (1834-1900), en est le gérant pendant une vingtaine d’années à la fin du second empire, fut un militant radical-socialiste particulièrement actif à Joinville. Pierre Jules Tireau (1829-1900), libre-penseur fut également un des piliers du radical-socialisme naissant à Joinville. Tous trois furent, dès 1848, d’ardents républicains à une époque où beaucoup payèrent de leur vie ou de leur liberté un tel engagement. Ils étaient également liés à une autre figure de Joinville, Jules Ferdinand Baulard, qui fut conseiller municipal de la commune, conseiller général du canton de Charenton et, pendant trois mandats à la fin du 19e siècle, député du département de la Seine.

Avec plus ou moins de vigueur, on les retrouve tous quatre dans ce qui était alors l’extrême-gauche parlementaire, le radicalisme naissant ; ils sont également francs-maçons et libres-penseurs. Ils vont, avec quelques alliés comme l’artisan Alphonse Demeestère et le journaliste Henry Vaudémont, transformer le canton de Charenton (plus de la moitié de l’actuel Val-de-Marne) et singulièrement la ville de Joinville en un fief de cette gauche laïque et ancrée dans le mouvement ouvrier, notamment dans l’émergence de ce qu’on n’appelait pas encore alors l’économie sociale et solidaire, mais qui en est l’ancêtre. Le fils de Tireau, Stéphane Albert, lui aussi joinvillais, travailla également avec la Société des lunetiers et fut aussi, avant sa mort à 41 ans, un propagandiste actif des mêmes idées.

Les liens de Joinville avec l’actuelle Essilor ne s’arrêtent pas là. La société Télégic, qui deviendra Silor après sa fusion avec Lissac, en implantée dans la commune ; pendant les années 1930, c’est un des foyers du communisme local avec Henri Gaillon et Henri Tabouret.

L’ingénieur Bernard Maitenaz, né en 1926 à Joinville, fut l’inventeur en 1959 du verre Varilux, qui a fait depuis le succès d’Essilor.

Enfin, les terrains de l’avenue du maréchal Leclerc accueillaient une usine de monture, vendue ensuite à Luxury Eyewear puis à Cartier, et démolis en 2016.

Avec plus ou moins de vigueur, on les retrouve tous quatre dans ce qui était alors l’extrême-gauche parlementaire, le radicalisme naissant ; ils sont également francs-maçons et libres-penseurs. Ils vont, avec quelques alliés comme l’artisan Alphonse Demeestère et le journaliste Henry Vaudémont, transformer le canton de Charenton (plus de la moitié de l’actuel Val-de-Marne) et singulièrement la ville de Joinville en un fief de cette gauche laïque et ancrée dans le mouvement ouvrier, notamment dans l’émergence de ce qu’on n’appelait pas encore alors l’économie sociale et solidaire, mais qui en est l’ancêtre. Le fils de Tireau, Stéphane Albert, lui aussi joinvillais, travailla également avec la Société des lunetiers et fut aussi, avant sa mort à 41 ans, un propagandiste actif des mêmes idées.

Les liens de Joinville avec l’actuelle Essilor ne s’arrêtent pas là. La société Télégic, qui deviendra Silor après sa fusion avec Lissac, en implantée dans la commune ; pendant les années 1930, c’est un des foyers du communisme local avec Henri Gaillon et Henri Tabouret.

L’ingénieur Bernard Maitenaz, né en 1926 à Joinville, fut l’inventeur en 1959 du verre Varilux, qui a fait depuis le succès d’Essilor.

Enfin, les terrains de l’avenue du maréchal Leclerc accueillaient une usine de monture, vendue ensuite à Luxury Eyewear puis à Cartier, et démolis en 2016.

Telegic Essilor

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 00:09

Le fonds financement solidaire départemental Val de Marne actif pour l'initiative (VMAPI) a expertisé 236 projets en 2014 et financé 153 entreprises, contribuant ainsi à la création ou à la consolidation de 526 emplois.

Avec 2,5 M€ de prêts solidaires décaissés, 1,8 M€ de garanties bancaires mises en place, 53 000 € de primes ou subventions et 14 M€ de prêts bancaires complémentaires, l’association VMAPI (présidée par Patrice Simounet) est l'un des principaux acteurs de l'appui au développement de l'esprit d'entreprendre sur le Val-de-Marne.

En 2014, VMAPI a fusionné avec le FIDEP, fonds dédié à la reprise et au développement des entreprises à potentiel, dans le souci de faciliter l'accès à l'ensemble des financements existants aux créateurs et repreneurs d'entreprise. Ainsi, les cinq anciens fonds locaux sont regroupés dans un organisme unique, affilié aux deux réseaux Initiative France et France Active.

VMAPI compte 12 salariés et plus de 100 bénévoles, dont une quarantaine de parrains, qui ont consacré près de 2 800 heures au développement du tissu des TPE et PME du département.

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 00:04

Sur les 9 premiers mois de l'année 2014, Val de Marne actif pour l'initiative (VMAPI), a expertisé 171 projets de création d’entreprises et en a financé 118, contribuant à 401 emplois.

Ce chiffre comprend 99 nouvelles TPE, 10 reprises d’entreprise et 9 projets relevant de l’économie sociale et solidaire, l’activité enregistrant une légère progression par rapport à la même période de l’année 2013.

Un nouveau produit vient s’ajouter aux financements déjà proposés : le « Prêt d'honneur croissance ». VMAPI a désormais la possibilité d'aider les petites et moyennes entreprises âgées de 3 à 6 ans à financer leur développement. Le dispositif associe un prêt d'honneur (jusqu'à 75 000 €) et l'accompagnement gratuit par un expert-bénévole de l'association.

Pour la 4e année consécutive, l'ensemble des fonds territoriaux France Active d'Ile-de-France, dont VMAPI, se mobilisent pour promouvoir l'entrepreneuriat féminin à travers le concours Créatrices d'Avenir. Le concours, soutenu par la Région Ile-de-France, le préfet de Région, la Caisse des Dépôts, la Caisse d'Épargne et la fondation Raja est doté de 6 prix de 5 000 € chacun. Ils récompensent des cheffes d'entreprise d'Ile-de-France ayant mené des projets d'entreprise remarquables dans les domaines ou secteurs suivants : innovation, quartiers, TPE, ESS, métiers non traditionnellement féminins. Les candidatures sont ouvertes jusqu'au 2 novembre et la remise des prix aura lieu le 9 décembre 2014.

Enfin, les deux associations membres du réseau Initiative France dans le Val-de-Marne, Initiative FIDEP Val-de-Marne et VMAPI, ont décidé le 17 octobre 2014 lors d'une réunion commune à la chambre de commerce du Val-de-Marne de fusionner. Ce sera chose faite le 16 décembre, à l'occasion des assemblées générales extraordinaires des deux structures.

VMAPI assure des permanences les lundis et vendredis dans le tout nouveau Centre de l'entrepreneuriat, qui a été inauguré le 2 octobre dernier au 137, avenue Anatole France à Choisy-le-Roi. D’autres partenaires de la création et de la reprise d'entreprise y sont également, notamment l'association Espace pour entreprendre, l'URSCOP, l'Adie, des cabinets d'expertise comptable... et on peut en profiter pour se restaurer grâce au traiteur Dumay & Co, une entreprise soutenue par VMAPI.

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 10:02
Joinville : conférence JCE innovation et financement participatif

La Jeune chambre économique de Joinville et du Val-de-Marne réunira différents experts et acteurs économiques, mercredi 8 octobre 2014, à 19h30 à l’hôtel de ville de Joinville-le-Pont lors d’une conférence – débat sur le thème de l’Innovation : un levier de développement pour l’économie locale?

Trois thèmes sont proposés :

  • Le numérique : une opportunité pour le commerce de proximité ?
  • Quels usages et services pour les citoyens d’aujourd’hui et de demain ?
  • Vers de nouveaux modèles économiques ?

La conférence abordera notamment la question du financement participatif, ou crowdfunding. La page Facebook de la JCE Joinville Val-de-Marne diffuse d’ailleurs une interview d’Adrien Aumont, cofondateur de KissKissBankBank, un des principaux acteurs de ce nouveau moyen d’apport de fonds pour des projets économiques, artistiques ou humanitaires.

Des « food-trucks » seront présents face à la mairie.

La JCE Joinville Val-de-Marne est animée par Solenne Duthoit. Elle fait partie d’un mouvement national d’entrepreneurs, partie prenante d’un réseau international de jeunes citoyens actifs.

À Joinville, elle propose notamment des réunions d’échange ou des formations. Une rencontre a lieu les 1er jeudi de chaque mois à 20h. Inscription au 06 19 23 11 36.

Jeune Chambre Économique de Joinville et Val-de-Marne. Conférence-débat animée par différents experts et acteurs économiques. Mercredi 8 octobre 19h30 - Hôtel de Ville-23, rue de Paris-Tél.06 25 53 41 10

Internet : https://www.facebook.com/JCEBoucleDeLaMarne

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 00:09
Une ressourcerie transgressive

Le réseau France Active finance à la fois de très petites entreprises et des entrepreneurs sociaux. Il compte huit structures départementales, dont, dans le 94, l’association Val de Marne Actif pour l’initiative (VMAPI). Elles comptent 70 salariés et 400 bénévoles.

En 2013, avec 1066 entreprises financées, 8770 emplois créés ou consolidés et 78 millions d’euros mobilisés l’action du réseau a été en hausse de 18% comparé à 2012.

L’année 2013 a été marquée par le déploiement d’un nouveau dispositif de financement et d’accompagnement à destination des jeunes entrepreneurs de moins de 26 ans Cap’Jeunes. Le concours Créatrices d’avenir a vécu sa troisième édition.

C’est le président de VMAPI, Patrice Simounet, qui assure également la présidence du réseau régional.

Parmi les entreprises financées en 2013, une « ressourcerie » val-de-marnaise a été particulièrement remarquée : « Chic ! On ressource » a été fondée par Stéphanie Lacombe, Co-fondatrice, accompagnée par Val de Marne Actif pour l’initiative.

Stéphanie Lacombe, a conçu son projet après sa rencontre avec des personnes investies dans le milieu associatif et souhaitant mettre en commun leurs compétences acquises dans des Amap, Sel...

Tous partagent la même envie qu’elle de « créer une activité autour de l’art et du recyclage et qui serve aux habitants ». Pour la jeune femme qui a travaillé tour à tour dans le commerce, l’immobilier ou l’art avant de se retrouver au chômage, lancer cette ressourcerie « était une évidence ».

Après l’obtention de subventions, d’un prêt par Val-de-Marne Actif pour l’Initiative et d’un local gracieusement prêté par la mairie de Villejuif, la ressourcerie ouvre ses portes à l’automne 2013. Aujourd’hui, le projet s’articule autour de la collecte d’objets et de meubles puis de leur revente à moindre coût dans leur boutique solidaire.

«Notre première braderie a attiré 200 personnes », se félicitent Stéphanie Lacombe et Michel Thomas, les deux dirigeants. Mais ce n’est qu’un début, car ils espèrent pouvoir monter prochainement un atelier de transformation d’objets et de meubles, proposer des ateliers de sensibilisation au développement durable et travailler avec les associations locales.

Au-delà de l’aspect développement durable autour des déchets, la ressourcerie s’inscrit dans une démarche humaine et sociale. « Le but de la ressourcerie est de créer de l’emploi d’insertion », explique Stéphanie Lacombe. Premier pas atteint au printemps 2014 avec l’intégration d’un premier salarié en contrat aidé.

Mais la ressourcerie n’hésite pas à aller sur des terrains non traditionnels. Ainsi, elle accueille en ce moment la « sex-position » de l’artiste X. Leroux qui se veut « inédite, immersive et transgressive. »

La page Facebook de Chic ! On ressource

La ressourcerie de Villejuif Chic on ressource : 123, avenue du colonel Fabien 94800 Villejuif - Tél : 07 60 12 52 30 – messagerie ressourcerievillejuif@hotmail.fr

Stéphanie Lacombe, Chic ! On ressource

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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 00:03
15 ans de financement solidaire

Créée en 1999, l’association Val de Marne Actif pour l’initiative (VMAPI), a désormais 15 ans de mobilisation en faveur de la création d’entreprise, de l’emploi et du développement économique dans le Val-de-Marne.

En fait, VMAPI est issue du regroupement en 2011 de quatre structures dont la plus ancienne est Seine Amont initiative (Vitry), rejointe par Initiative Sud Val-de-Marne (Fresnes), Est Val de Marne Initiative (Nogent sur Marne) et Centre Est Val de Marne Initiative (Créteil). La commune de Joinville-le-Pont, qui est une des fondatrices d’Est Val de Marne Initiative, est aujourd’hui adhérente à VMAPI.

Une des particularités de VMAPI, qui adhère à deux réseaux nationaux, Initiative France et France Active, ce sont les nombreux bénévoles qui ont participé au succès de l’association et qui ont donné leur temps et leurs compétences dans le cadre des comités d’engagement ou à l’occasion du parrainage de jeunes entrepreneurs. Au total, 450 bénévoles, ont consacré 13 000 heures de bénévolat au cours de ces 15 ans.

À l’occasion de l’anniversaire, le 6 juin 2014, le président Patrice Simounet, ancien dirigeant d’Air France KLM, et ses partenaires ont distingué deux entrepreneurs : ID Froid qui a reçu le « prix de la 1000ème entreprise » financée par VMAPI et Emmaüs La Friperie Solidaire, qui s’est vu attribuer le « prix de l’entreprise sociale remarquable » pour ses 47 emplois créés.

15 ans avec VMAPI en chiffres

1 104 entrepreneurs financés, dont 1028 très petites entreprises (TPE) et 76 structures de l’économie sociale et solidaire (ESS).

2 959 emplois créés ou maintenus grâce aux moyens mis à disposition par l’association.

11 560 738 € de prêts aidés qui ont permis de lever 49 554 455 € de prêts bancaires avec un effet de levier de 4,29 (un euro prêté par VMAPI permet de mobiliser 4,29 € auprès de banques).

Sur les 1104 entreprises financées depuis 15 ans, 873 sont toujours en activité dont 808 TPE et 65 structures sociales et solidaires, avec une pérennité de plus de 80% après cinq ans d’existence.

Site internet : www.vmapi.org

Philadent, entreprise financée par VMAPI

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 23:06

Les 17, 18 et 19 juin 2011 à Paris se tiennent des états généraux de l'économie sociale et solidaire, une manifestation qui marie l’économie, la musique, le cinéma et même un peu de politique.EtatsGenerauxESS-copie-1.jpg

Les états généraux s’appuient sur le manifeste « Pour une autre économie », lancé à l’automne 2010 par des acteurs de l’économie sociale et le Mouvement pour une économe solidaire, comme Claude Alphandéry, président d’honneur de France Active, Gérard Andreck, président de la CEGES, Yannick Barbançon, président du CN-CRES, Christiane Bouchart, présidente du RTES, Jean-Claude Detilleux, président du GNC, Jacques Henrard, président de la CPCA, Bruno Lasnier, président MES, Alain Philippe, président de la fondation MACIF, Christian Sautter, président de France Active, Hugues Sibille, président d’Avise, François Soulage, président du Secours Catholique, Jean-Pierre Worms, vice – président de la FONDA.

La manifestation investit le Palais Brogniart, ancienne Bourse de Paris, désormais gérée par des acteurs de l’économie sociale.

Vous pouvez prendre connaissance des les conférences et débats et réserver vos places en un clic ici.

En préparation de la manifestation, il y a la chaine des porteurs d’espoir. Les volontaires sont invités à se photographier autour d’un geste commun et à déposer leur photo sur le site internet des états généraux pour marquer leur soutien cette « autre économie ». Le 9 juin, la chaîne faisait 339 mètres de long.  

États généraux de l'économie sociale et solidaire, Palais Brongniart (anciennement Palais de la Bourse), Paris, métro : Bourse (17, 18 et 19 juin 2011).

 


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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 23:07

Tribune libre des élus de gauche de la liste Joinville en mouvement, parue dans « Joinville-le-Pont magazine » (DATE).

Retrouvez les anciennes tribunes libres sur la page : Tribunes libres de la liste Joinville en mouvement.

 

 

Dans toutes les périodes difficiles sur le plan économique, les citoyens ont su inventer des formes nouvelles pour créer de l’activité, promouvoir l’emploi et défendre leur pouvoir d’achat.

À la fin dix-neuvième siècle, quand Joinville était un bourg mi-industriel, mi-agricole, un élu socialiste, Henry Vaudémont, avait mis sur pied une coopérative baptisée La Populaire. Elle offrait la possibilité de s’alimenter à bon compte, et soutenait le travail des producteurs agricoles, participant à un réseau de Marmites assurant une nourriture correcte à des personnes à faibles ressources.

Au cours du vingtième siècle, les associations et entreprises d’insertion ont pris le relais. Joinville compte notamment un établissement d’aide par le travail, les Ateliers de Polangis, qui permet à des personnes handicapées de gagner leur vie en produisant. Grâce au soutien de la région et du département, tous deux dirigés par des élus de gauche, plusieurs associations ou collectivités ont pu bénéficier d’aides à l’embauche, notamment sous la forme d’emplois tremplin. C’était le cas, par exemple, de l’Athletic club de Joinville.

Or, ces postes de travail, destinés à des jeunes ou à des personnes en difficulté ne sont pas seulement un moyen de résoudre un problème social : c’est aussi une façon de soutenir, la création culturelle, voire l’épanouissement sportif.

L’économie solidaire a également un volet particulièrement fécond : l’appui à la création d’entreprises et à l’innovation avec notamment le microcrédit et l’appui aux entrepreneurs.

Bref, il est temps que Joinville prenne toute sa place dans ce mouvement. La commune peut soutenir les efforts d’insertion par l’activité économique des personnes en difficulté en instaurant des clauses sociales dans ses achats, comme le permet le code des marchés publics. Elle peut également rejoindre le Réseau des territoires pour l’économie solidaire qui regroupe déjà dans le Val de Marne six communes et le département.

Ce serait une bonne action en faveur de l’emploi, et surtout ce serait une façon de s’engager dans une voie prometteuse. L’avenir économique au vingt-et-unième siècle, ce n’est pas le capitalisme sauvage, c’est l’économie solidaire et les entreprises responsables.

 

 Photo0084.jpg Les Ateliers de Polangis

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 10:37

La vie à Paris est faite de ces petites choses que l’on voit au quotidien. Claude Alphandéry, 87 ans, fut d’abord, tout jeune, un résistant, avant d’être un banquier, sans cesser d’être un militant, au parti communiste d’abord, au parti socialiste ensuite, dans des associations d’insertion dorénavant. Il vient de publier un passionnant livre biographique Une si vive résistance (Rue de l'échiquier en janvier 2011).

Claude Alphandéry est désormais président honoraire de France active et a assumé, jusqu’en avril 2009 la présidence du Conseil national de l’insertion par l’activité économique (CNIAE). Comme il continue de travailler très régulièrement, il se rend souvent à son bureau, boulevard Saint Germain, à Paris.

À l’entrée de l’immeuble, un magasin de chaussures, qui pratique les prix du quartier : entre 950 et 1180 euros (la paire).

Face au magasin, il y a également un banc. Depuis dix-huit mois, il est occupé par un sans domicile fixe. Claude Alphandéry, le salue, lui parle, lui donne un euro.

L’économiste, initiateur d’un « manifeste pour une économie solidaire », a toujours envie d’apprendre. De ses dialogues avec le clochard, il retient cette phrase : « combien de fois faudra-t-il que vous veniez me voir pour que je puisse me payer une paire de pompes comme celles d’en face ? »

Claude Alphandéry avait écrit L'Amérique est-elle trop riche ? (Paris, Calmann-Lévy, 1960). Avec le Labo de l’économie sociale et solidaire il prépare les États généraux de l’économie sociale et solidaire pour les 17, 18 et 19 juin 2011 au Palais Brongniart (ancienne Bourse de Paris) et s’efforce de recueillir des « Cahiers d’espérances », afin d’illustrer des initiatives de terrain dans « une vision globale conceptuelle et poétique d’espérance. »  

Ø      Une si vive résistance entretien, préface d'Edgar Morin, Rue de l’échiquier, 2011, 9,90 euros

095034_claude_alphandery.jpg


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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 23:06

Il y avait la movida madrilène, le Mouv’ (antenne « djeun’ » de Radio France). Le mouvementisme accouche d’un nouvel objet, avec la naissance du Mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves).

La nouvelle structure est présidée par Jean-Marc Borello, délégué général du Groupe SOS, un ensemble d’entreprises d’insertion et autres organismes de commerce équitable, très engagé également dans les soins et le l’hébergement.

L’idée avait été lancée en 2007 par Claude Alphandéry, président d'honneur de France active et ancien responsable du Conseil national de l’insertion par l’activité économique (Cniae). En février 2008, un Livre Blanc pour développer l'entrepreneuriat social était présenté au Salon des entrepreneurs de Paris.

Un Collectif pour développer l'entrepreneuriat social, créé sur cette base, a abouti, fin 2009, à la nouvelle association. Le Mouves rassemble des dirigeants de coopératives, associations d’insertion, organismes d’appui et fondations.

S’il s’inscrit dans la tradition de l’économie sociale et solidaire française, il s'inspire aussi de réussites étrangères, comme les entreprises sociales anglaises. Le Royaume-Uni compte aujourd’hui 10 000 SEC (Social Enterprise Coalition), un modèle lancé en 2000 qui a fortement contribué à la mise en place d'un écosystème plus favorable à l'entrepreneuriat social outre-manche.

Le Mouves tient son premier Congrès le 14 octobre 2010 au siège d’une mutuelle, la MACIF (17-21, place Etienne Pernet, 75015 Paris).

Parmi ses membres, on compte Jean-Guy Henckel, directeur du Réseau Cocagne, Hugues Sibille, président de l'Avise et de l'Ides, Rémi Roux, gérant de la Scop Ethiquable, Barbara Barrois, fondatrice de la Scic Ôkhra ou Christian Valadou, directeur de L'Autre entreprise.

Malgré la grande sympathie que j’éprouve à l’égard d’une telle initiative, je ne peux m’empêcher de remarquer cependant que sur les 19 membres du conseil d’administration, il n’y a que trois femmes. Les « entrepreneurs sociaux », comme les autres, sont encore bien peu feminisés.

 Jean-Marc Borello, président du Mouves

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Articles Récents

Urbanisme

L’avis publié le 6 mars 2010 par le commissaire enquêteur sur la création de la zone d’aménagement concerté (Zac) des Hauts de Joinville et la modification du plan local d’urbanisme (PLU) liée à cette opération est devenu défavorable avec le refus, par la majorité municipale, d’accéder aux réserves obligatoires formulées dans ce document.

L’enquête d’utilité publique la modification du plan local d’urbanisme concernant plusieurs zones d’activités tertiaires a lieu du 15 février au 15 avril 2010. Elle a porté principalement sur l’augmentation de la possibilité de construire sur l’actuel parking de la gare RER. Mais elle concernait aussi d'autres zones de Joinville comme la zone cinématographique Charles Pathé, le terrain de l'usine Eaux de Paris et la rue des Platanes.

Elections européennes